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Entête31.01.2010

 

 

 

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Des papillons

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Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 21:46

 

Emmanuel Giboulot est viticulteur bio en biodynamie.

Depuis 43 ans, il a choisi de restaurer la vie qui fourmille dans la terre, cette vie que tue les produits chimiques en agriculture industrielle ou chimique. Cette vie, gage de respiration des plantes qui s'y développent, confère à la terre sa qualité et sa fertilité naturelle Le sol des forêts, cet humus noir qui fleure bon, nourri des feuilles des arbres qui se décomposent lentement chaque automne, est le plus fertile qui soit, fourmillant de bactéries, champignons, vers et multiples organismes microscopiques.

Emmanuel Giboulot a passé alliance avec la faune naturelle (insectes, oiseaux, hérissons, ...) alliée de l'homme parce qu'il l'aide à protéger les cultures en se nourrissant de leurs prédateurs. C'est ainsi que les larves de coccinelles se nourrissent de pucerons, le hérissons se délectent de limaces et les mésanges dévorent les chenilles...

Il utilise une pharmacopée à base de plantes macérées selon des recettes précises pour soigner ses plantes.

Les produits chimiques de synthèse dont les effets secondaires sont meurtriers n'ont pas de place sur son terroir. Il est également vigileants à refuser l'utilisation de produits naturels s'ils sont toxiques pour la petite faune.
Il veille à l'équilibre et à la santé du petit coin de terre dont il a la responsabilité depuis 43 ans et produit un vin de qualité reconnue.

 

Lundi 4, il est passé en procès à Dijon pour avoir refusé d'intoxiquer sa terre et la petite faune à laquelle il s'est allié. Il est jugé aux côté des délinquants parce qu'il tente au quotidien de protéger notre santé.

Vous pouvez écouter, en cliquant sur ce lien, ce qui guide son choix et son chemin. Il témoigne de son engagement pour la vie et pour la terre.

 

Le procès d'Emmanuel Giboulot nous interpelle sur notre choix face à la vie. Menacée de façon grave par les activités humaines depuis la montée de l'ère industrielle, la vie sous sa forme actuelle pourrait majoritairement disparaitre si des décisions politiques radicales ne sont pas prises.
La survie de pieds de vignes par des méthodes stérilisantes semblent plus importantes aux représentants de l’État que la sauvegarde des insectes qui assurent la croissance de nos légumes et de nos fruits, notre nutrition quotidienne.

Nos dirigeants renient notre dépendance à la nature et à son équilibre alors que le mythe d'une nourriture par pilules des années 1980 a vécu.


L'être humain pense s'être élevé au-dessus de son appartenance au système vivant de la planète. Il croit être sorti de la solidarité qui lie chaque élément vivant de la planète aux autres éléments vivants.
Il se considère comme un être de technologie, un être de consommation, un être de pouvoir et d'argent, un être de savoir. Mais il a perdu la co- naissance. Il oublie qu'il est fait d'une matière qui se nourrit de matière vivante. Que si cette matière vivante est malade, chimiquement perturbée par des produits toxiques comme les engrais ou la pollution, il en deviendra lui-même malade. Que si cette matière vivante est en voie d'extinction, il créera les conditions de sa famine.

Quand l'être humain de pouvoir s'attaque aux agriculteurs biologiques et biodynamiques, ce sont les infirmiers de la terre qu'il tue.

La terre arable, aujourd'hui, est morte. Les produits chimiques (insecticides, pesticides, engrais) ont exterminé la vie qui l'animait et faisait sa fertilité et sa qualité, comme ils tuent chaque année des agriculteurs. Il faut des quantités de plus en plus grandes de produits chimiques pour obtenir des résultats de production en régression.
Si le gouvernement est en train de reconnaitre timidement les maladies et décès chez les travailleurs de la terre, il est loin d'en reconnaitre les conséquences sur la faune, la flore et par conséquent sur chacun de nous.


L'être humain a perdu le contact avec l'instinct de conservation et travaille à sa propre extinction.

 

Une amende de 1 000 euros, assortie pour moitié du sursis, a été requise à l'encontre de M. Giboulot. La décision a été mise en délibéré pour le 7 avril.



Emmanuel Giboulot a reçu le soutien :

  • d'un Institut bruxellois qui a fait connaître son combat :

La pétition

 

  • D'une députée européenne, juriste environnementale de formation

 Sandrine Bélier

 

 

  Et de  481 746 personnes qui ont signé la lettre de soutien

 

Peut-être voulez-vous aussi choisir la vie et signer la lettre de soutien ?



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Published by l'oeil qui court - dans Questions humaines et sociales
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