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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 01:00

 

 

 

 

 

 

 

La toute petite fille qui était venue me chercher jusque dans mon jardin

m'introduisait dans un monde d'enfants étonnants.

Je pris à une cérémonie d'intronisation en un lieu inconnu

quelque part sous terre. 

 

 

 

Début

 

 

 

 

 

 

 

En un instant,

suivant le mystérieux procédé en œuvre

lors de mon entrée dans la grotte,

je me retrouvai assise à une table avec Lilule et Mouni.

 

Les assiettes étaient servies.

Le chant devenu doux se poursuivait.

Il créait une proximité entre nous.

Le chœur discordant prenait sa place dans l’ensemble.

Il ne cessait de rappeler son existence.

 

A la fin du repas,

Lilule m’emmena dans une pièce contigüe,

grande chambre à coucher collective.

 

 

Au fond, des rideaux créaient une alcôve.

Elle m’y installa.

  Elle me dit qu’elle m’expliquerait

la raison de mon invitation dans la communauté

le lendemain.

 

Je m’endormis très vite.

 

 

 

 

 


 

*


 

 

      

                    *

                               


                                    *

 

 

 

L’air époussetant mes traits rosis m’éveilla.

J’étais allongée dans la forêt.

L’indigo de la nuit était traversé de lampées claires.


La cime des arbres découpée en une dentelle

de fines branches marbrait l’horizon.

Quelques breloques de glace déchiraient l’obscurité.


J’étais couchée à même le sol,

emmitouflée dans mon anorak blanc.

Des lambeaux de neige gelée dessinaient

l’ébauche d’un tableau abstrait.

 

 


Je m’assis.

 

Le fond de l’air me semblait froid. Pourtant, je n’étais pas gelée.

Je ne reconnaissais pas le lieu.

Une belle forêt de feuillus.

Quelques conifères, rares, parsemaient le tapis des arbres,

lui donnant des points d’ancrage.

 

Le sol était dur et luisant.

Quelques feuilles frigorifiées dressaient leur tête

dans un effort désordonné

quêtant une caresse solaire qui arriverait dans quelques heures. 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Je-suivais-mes-jambes.jpg

Je me levai.

Une faim tenace me prit le ventre.

Je n’y pr êtai pas attention.


Je suivis du regard le chemin proche

pour bientôt m ’y engager d’un pas déterminé.

L’idée de rentrer chez moi ne m’effleura qu’un instant.

 

J’avais l’impression que mes pensées personnelles passaient en moi pour disparaître aussitôt,

presque devenues inaccessibles.

Tandis que le doute et le questionnement se dissipaient.

 

 

C’était comme si

je suivais mes jambes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite

 


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commentaires

P
<br /> Une caresse solaire<br /> Un soupir pendant la messe<br /> Oh!le joli garçon...<br /> <br /> Loop<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Saut à le perche<br /> <br /> <br /> Bonnet rouge flottant au vent<br /> <br /> <br /> Le petit caillou sautille sur le chamin<br /> <br /> <br /> <br />
Q
<br /> Tu étais en train de te regarder marcher...<br /> <br /> J'aime bien l'idée de ce moi qui regarde cet autre moi avancer.<br /> <br /> Passe une belle journée.<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Pour moi, le crayon est malhabile à traduire les images ou plutôt les idées...<br /> <br /> <br /> <br />