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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:10

 

  Chapitre 1

 

 

Il était une fois un grand-père.

 

On l’appelait grand-père Muller. Quand il était petit, c'était plutôt Roger. Il habitait une drôle de petite maison haute comme cinq pommes. Elle était sertie de crayons de couleur qui faisaient des dessins sur sa façade et constituaient son armature.

 

 

 

 

maisonalsacienne

     Joël Lintz -  Image 3D - Photographie

 


 

Son grand-père et son père, comme tous les hommes de la famille depuis, oh ! bien longtemps,  tenaient le moulin du canton.

Un jour, plus personne n'apporta de blé au moulin. Le maïs, que les paysans avaient été très nombreux à planter, avait transformé la campagne en épi géant.

Elle avait pris une teinte jaunâtre et rien n'arrivait plus

au vieux moulin.

 

 


Quand le grand-père et le père de Roger partaient au moulin le matin, ils le voyaient construire de drôles de petites maisons hautes comme cinq pommes à l'aide de boites d'allumettes. On retrouvait, aux endroits les plus insolites, des petits tas d'allumettes. Roger avait besoin de boites pour ses constructions. Il oubliait les petits tas d’allumettes de-ci de-là.


Son grand père et son père, quand ils rentraient le soir du moulin, le trouvaient invariablement un crayon à la main.

Il dessinait la petite maison qu'il avait construite mais aussi les chaussures du dimanche juchées au milieu de la table sur une feuille de journal ou encore la bassine à vaisselle verte posée à l’envers ou à l’endroit. Il y avait juché la lampe du bureau orné d'un ruban déniché dans la corbeille à couture. De ces éléments reproduits avec soin, il était ensuite passé à l'invention d'un monde fantastique.


"Que font mes chaussures sur la table !" disait le grand-père décontenancé mi courroucé mi-amusé.


Il n’ajoutait rien. Grand-mère Muller était passée par là.


« Mets un journal sous les chaussures, petit, si tu ne veux pas te faire gronder.


Le père ajoutait

 "Heureusement qu'il y a le moulin ! C'est un rêveur que celui-ci ! On n'en aurait rien fait."

Alors que Roger avait déjà un peu grandi  arriva un Monsieur qui demanda à parler au grand-père. Roger tendait son oreille curieuse. Mais les deux Messieurs s'étaient enfermés dans le salon. Roger n'entendait que le bruit de leur voix.

Cependant, au bout d’un long moment, il entendit :
"Roger ! Viens !"

 

 

 

Joël m'a envoyé son dessin en 3 D.

 

J'ai reçu dans ma boite mail cette drôle de petite maison

poussée comme une asperge au milieu de nulle part

avec ses colombages alsaciens et son grand-père.


J'ai senti le mouvement des mes roues dentées s'emballer

et m'enjoindre de me saisir de mon clavier d'ordinateur

qui alignait sous mes yeux sa page blanche.


Joël est photographe. Il est à la recherche de techniques de photographie anciennes et naturelles.

Il explore actuellement les possibilités du développement avec du jus de plantes écrasées telle l'herbe de son gazon.

Il crée aussi une autre photographie, oeuvre d'art originale. Univers qui porte au rêve.

 

Allez à la découverte de ses mondes vaporeux :   Joël Lintz

 

 

 

Le monde au bout du crayon se déroule en quatre épisodes.

J'en propose un chaque jour.

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Je pars environ pour une semaine. Je n'aurai peut-être pas facilement l'occasion de vous écrire.


Je vous souhaite un bon voyage au bout du crayon.


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Published by l'oeil qui court - dans Histoire Au bout du crayon
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commentaires

Snow 27/02/2011 00:07


Une première page et déjà, je déguste. Alors, arrivera le temps où tu bougeras les herbes et que le serpent sortira. J'observe. Une belle pause! Nos allons veiller.. Tourlou!


Joël 26/02/2011 13:51


Mille et un MERCI pour ce premier châpitre.
Et vraiment ravi que cette petite maison alsacienne en 3D a éveillé en toi cette petite histoire !
Il faut peu de chose pour voyager : un texte, une image, ...
A bientôt sur le rêve, ici, dans les mondes vaporeux, ou ailleurs ...


Dan Rodgerson 26/02/2011 12:47


Das Wandern ist die Müllers Lust.
Se promener est le plaisir de Muller.
Ici je me promène dans votre imaginaire. Quel ravissement. A quand (Caen) la suite ?
Dan


Antoine Mack 26/02/2011 11:04


On attend la suite avec impatience! Suspense amené joliment avec peu de mots légers. J'aime les contes alsaciens.


Armide+Pistol 26/02/2011 09:12


Qui n'a pas rêvé enfant de façonner une maison à la mesure de ses rêves !