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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 22:10

 

 

 

 

 

Peu farouches, les mésanges charbonnières nous laissent les approcher d’assez prêt. Acrobates, elles sont les reines du trapèze. En hiver, elles aiment à s’agripper de leurs pattes aux gros lampadaires des tournesols et, la tête en bas, venir y chercher les graines serrées qui les attendent.  C’est un plaisir, après avoir semé cette plante spectaculaire au printemps, de voir fleurir, en fin d’été, les hautes fleurs rayonnantes. Puis de pouvoir observer les mésanges en goûter les graines dans leur numéro de virtuoses du cirque.

Si le jardin est situé en ville, les mésanges sont plus familières de l’homme et s’en effarouchent encore moins.

 

 

Mesanges.jpg

 

 

 

 

Elles constituent l’un des oiseaux les plus fréquents de nos jardins. Compagnes fidèles de nos mangeoires, elles nichent dans les cavités des vieux arbres ou volontiers dans les nichoirs que nous leur installons.

 

Les mâles veillent sur le nid. Ils accompagnent le passant de leurs cris d’alerte répétitifs. Ils cherchent à attirer l’attention sur eux. Postés à l’écart, ils tentent d’éloigner le prédateur potentiel de la nichée. Dans certains pays, les oiseaux sont un met apprécié. Les cris d’alerte varient selon la nature du danger.

L’hiver dernier, un papa m’a accompagné de son signal de sentinelle pendant quelques semaines alors que je venais approvisionner la mangeoire. Puis il me regarda aller et venir, remplir l’écuelle d’eau et mettre en place les graines et les boules de graisses en silence. Il semblait rassuré sur mes intentions.

Quand ma chatte m’accompagnait, les cris d’alerte se faisaient présents et très vifs. La mésange se montrait peu confiante dans les intentions de ma chatte à son égard.

Avec raison.

Au printemps, un nichoir, placé à 4 mètres au-dessus du sol dans un vieux prunier, a accueilli une famille de mésanges huppées. Un jour, ma chatte s’est assise à son pied. Elle s’est mise à miauler devant l’impossibilité d’aller goûter la chair convoitée, implorant les mésanges de son chant de gorge modulé.

 J’avais tissé une barrière faite de branches mortes entrelacées de ficelle passée dans les branches basses du prunier pour empêcher le passage de tous les prédateurs des oiseaux.

Une autre fois, alors que je m’occupais de plantes, le dos tourné au prunier, j’entendis un heurt sourd derrière moi. Je me retournai vivement. Je vis ma chatte, un peu sonnée, par terre. Elle venait de tenter de sauter dans l’arbre et s’était pris une des « branches-bouclier »  sur la tête se retrouvant projetée au sol. Ma barrière fonctionnait efficacement.

 

Novembre est généralement le mois propice au démarrage du nourrissage des oiseaux.  En France, les ornithologues et les associations de protection des oiseaux préconisent de les laisser se sustenter par eux-mêmes tant qu’ils trouvent encore aisément leur nourriture. Il s’agit de favoriser le maintien de leurs capacités d’autonomie. Mais aussi de favoriser leur rôle de régulateurs écologiques. Ils se nourrissent des limaces, insectes, vers,… baies dont ils essaiment les graines,… Ils sont nécessaires, ont une place déterminée et une fonction précise dans l’équilibre de la chaine alimentaire.

 

 

 

Photos-Janvier-2013-146.jpg

 

 

 

 

Plusieurs espèces d’oiseaux sont en très forte diminution. Le bocage, barrière d’arbustes sauvages autochtones, a été supprimé pour favoriser les rendements agricoles. Il ne serait guère possible d’utiliser les énormes machines agricoles d’aujourd’hui dans des paysages aux petites parcelles morcelées. Ces haies denses porteuses de fleurs et de fruits variés étaient le refuge d’une faune nombreuse, qui a désormais perdu ses lieux de nidification et de restauration.

Le besoin de l’humain de dompter la nature et de la rendre confortablement « propre » fait disparaitre les tas de pierres et de cailloux, les trous dans les vieux murs, les mares dans les chemins de terre, les vieux arbres morts aux cavités profondes… Ces lieux accueillaient nombre de petites bêtes diverses, des insectes aux orvets, des crapauds aux lézards, des oiseaux aux carabes qui disparaissent faute d’un habitat adapté.

Le site de la Ligue de protection des oiseaux renseigne efficacement sur les précautions à prendre pour inviter les oiseaux et autres petites bêtes chez soi, que l’on dispose d’un bord de fenêtre, d’un balcon ou d’un parc à demi sauvage.  On y trouve des menus d’hiver, la forme des mangeoires adaptée selon les espèces, l’emplacement des nichoirs, mais aussi les indications pour constituer une hutte de hérissons, gros mangeur de limaces et toutes sortes d’autres informations nécessaires quand on souhaite aider la vie à se développer.

 

 

 

 

 

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L’hiver dernier, j’avais installé plusieurs mangeoires, les unes avec des graines dites « pour oiseaux du ciel », des graines de tournesol, des morceaux de pomme, des cacahuètes non salées, les autres avec des boules que je réalisais avec du saindoux ou de la graisse de canard dans lesquelles j’insérais des noisettes broyées et des raisins secs. J’accrochais également aux  branches d’un arbre les boules de graisse au tournesol du commerce.

J’avais disposé une grande soucoupe profonde avec de l’eau à proximité.

Pendant l’hiver, les oiseaux ont besoin de graisse. L’effort énergétique qu’ils produisent pour voler est très important. La lutte contre le froid constitue pour le corps un effort supplémentaire. Un oiseau qui n’a pas sa ration journalière d’énergie sous forme de nourriture meurt.


Si l’on s’engage à nourrir les oiseaux, il est important de le faire régulièrement tous les jours. Les oiseaux prennent l’habitude de venir. Un trajet inutile, parce que non approvisionné, peut leur faire faire une dépense énergétique importante qui entame leur capital énergétique et met leur vie en danger.

En cas d’absence, il est important de remplir la mangeoire  en conséquence ou de faire appel à un « nourrisseur » de substitution.

 


Nourrir les oiseaux permet de les observer discrètement de loin, d’apprendre à les reconnaitre, à les nommer, de les photographier, guettant leur arrivée. Il m’a été raconté que les oiseaux, habitués à être nourris à une fenêtre, venait frapper la vitre de leur bec pour informer leur restauratrice que la mangeoire était vide et qu’il était temps de la remplir.

 

 

Le site de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)

 

 

 

 

 

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