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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

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Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 23:01

 

 

11 mars 2011, Fukushima : explosion nucléaire.


Le Japon est dévasté sur des dizaines de kilomètres par la radioactivité qui le rend dangereux pour toute forme de vie.

Le gouvernement n'informe pas les populations des risques et des mesures de prévention à prendre.

Aujourd'hui le Japon est en phase très avancée de sortie du nucléaire.

 

 

Journal de FUKUSHIMA

 

De mars à août 2011, Sciences et Avenir a tenu un fil des évènements déclenché par l'explosion nucléaire. Quelques extraits rappellent la gravité des faits, l'incertitude des conséquences. Une lecture plus approfondie de l'article permettra de constater le désemparement des scientifiques et des techniciens incapables de prévoir l'évolution et de juguler les effets d'une explosion nucléaire.

 

12/03/2011


Hydro-1.jpg"A 9H00 Depuis ce matin des informations inquiétantes proviennent de la centrale nucléaire

de Fukushima-1. Une explosion a eu lieu ce matin et un épais nuage de fumée se dégage de la centrale. On sait que dans la nuit, l’exploitant de la centrale avait du relâcher de la vapeur d’eau radioactive afin de diminuer la pression dans le réservoir qui contient le cœur nucléaire.

Un périmètre de 10 Km autour de la centrale a été évacué et les autorités lancent des messages d’alerte sur un périmètre beaucoup plus large.

A 10H00 Les murs et le toit du réacteur principal se sont effondrés. Une fusion du cœur nucléaire est à craindre.

A 11H00 La zone d'évacuation est étendue à 20 Km autour des centrales.

(...)

A 14H00 La situation est toujours confuse autour de la centrale de Fukushima-1(Daiichi). Sur les 55 réacteurs nucléaires en fonctionnement au Japon sur 17 sites, 11 réacteurs ont été affectés par le séisme.

A 15H00 On ne sait toujours pas si le caisson du réacteur

est intact ou a été endommagé

A 17H00 L'accident de la centrale de  résulte "de la perte de l’alimentation électrique des réacteurs et de difficultés dans leur refroidissement." (André-Claude Lacoste, Président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire)

 

13/03/2011

D'après les dernières informations fournies par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) à 19H00, des
rejets importants se sont produits après l'explosion du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima-Daiichi:

"Lors de l’explosion, le débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h) ; 12 heures plus tard, le débit de dose aurait encore été de 0,040 mSv/h. Ces valeurs sont à comparer à 0,0001 mSv/h qui correspond à l’ordre de grandeur de la radioactivité naturelle. La valeur de 1 mSv/h correspond à un rejet très important dans l’environnement", selon le communiqué de l'IRSN.

 

 

16/03/2011


10H00 : la situation est de plus en plus critique à la centrale de Fukushima-1. Dans la nuit deux nouveaux incendies ont touché les réacteurs 3 et 4.

 

..........

 

Zone interdite

 

Le 22.08.2011, Sciences et avenir précisait :


"Les dernières mesures de radiations effectuées par le MEXT, ministère de l’éducation, des sciences et de la technologie, le niveau de radiation demeure trop élevé en certains points, comme à Okumamachi ou Futabamachi, où un résident serait exposé à plusieurs centaines de millisieverts en une année (jusqu’à plus de 500 mSv), soit beaucoup plus que la limite annuelle d’exposition fixée par les autorités japonaises à 20 mSv (qui correspond à la dose maximale annuelle fixée pour les travailleurs du nucléaire en temps normal, la limite étant de 1mSv pour la population générale en France).


Déclarée zone d’évacuation au moment de l’accident à la centrale de Fukushima Daiichi, le 12 mars, le périmètre de 20 km autour de la centrale a ensuite été transformé fin avril en territoire interdit. Au mois de mai, certains habitants ont pu revenir sous bonne garde, pour prendre quelques affaires "

 

 

Hydro.jpg              Le nucléaire, une énergie propre ?

 

 

De quoi vivre après la catastrophe ?

 

Les conséquences de la catastrophe sont mal évaluées et approximativement maîtrisées.

 

Les agriculteurs ont dû partir et ont perdu leurs moyens de subsistance. Les eaux du littoral sont très gravement contaminées par le rejet de dizaines de milliers de litres d'eau utilisées pour refroidir le réacteur pour contenir une explosion supplémentaire. La pêche est théoriquement interdite.


Mais comment faire pour vivre quand on n'a perdu son emploi ?


On ne connait pas les conséquences sur la faune et de la flore aquatique. Où un poisson ayant mangé du plancton contaminé va-t-il se faire manger ? Et son prédateur, où va-t-il étendre sa migration ?

Les habitants de tokyo savent qu'ils consomment de la nourriture contaminée.


Mais comment faire quand il n'y a rien d'autre sur les étals ?


 

Une Française, Janick Magne, a pu visiter exceptionnellement la zone interdite en compagnie d'anciens résidents évacués. Elle témoigne dans Médiapart.


"Ces gens, pudiques sur leur malheur, mais qui ne sourient plus, qui avaient une si belle vie ici, entre forêt, montagnes et océan, aujourd'hui réfugiés dans des préfabriqués minuscules..." disent "Jamais je n'aurais imaginé devenir aussi pauvre. (...) On a encore 12 ans de crédit à payer pour la maison, devenue inhabitable.... "  


En temps normal, après une catastrophe naturelle, les gens s'entraident, nettoient, reconstruisent ensemble, et la vie repart.... MAIS UNE CATASTROPHE NUCLEAIRE N'EST PAS UNE CATASTROPHE NORMALE.

Il ne reste que des ruines, des maisons vides et des villes-fantômes, et on ne peut rien faire, rien réparer : ni les routes, ni les toits, ni les murs, ni les cimetières, ni les étables....

Plus de place pour les hommes, plus de place pour leur labeur, plus de place pour leurs animaux ni leurs champs.

C'EST COMME SI L'HOMME ETAIT DE TROP."

 

 

Le nucléaire montre les limites des sciences et de la technologie :

 

Le Japon est un pays très développé, à la pointe de la technologie dans de nombreux domaines. Cette compétence technique des pays développés les incite à croire à leur

maîtrise des phénomènes qu'ils créent. Le nucléaire montre les limites des capacités de l'Homme.

 

Cependant les enjeux financiers, de pouvoir, inhérents à cette énergie sont puissants.

En France, l'argent de l'Etat est massivement utilisé pour les recherches sur l'atome,

pour concevoir des complexes nucléaires toujours plus puissants, employant des

matériaux plus dangereux tel le mox. Nous ne produisons pas l'uranium, minerai

dont la quantité s'épuisera. L'utilisation de plutonium dans le mox  (7 % de plutonium

et 93 % d'uranium appauvri) retarde l'échéance de l'épuisement des ressources. Sa dangerosité extrême n'arrête pas les autorités.

 

Les subventions dans le domaine du renouvelable ont été réduites récemment,

notamment dans le solaire. Les investissements dans la recherche et l'équipement

dans ces secteurs sont faibles, contrairement à ceux d'un pays comme l'allemagne.

 

 

Hydrauelectrique.jpg                                     Centrale hydro-électrique de Fessenheim


 

Hausse de 30% de la facture d'électricité des ménages

 

Les pouvoirs publics lancent des messages récurrents assurant qu'il ne sera pas possible de vivre sans le nucléaire en France. Les énergies alternatives seraient peu productives, peu rentables, comme des rêves irréalistes. Ils discréditent les pays qui ont choisi cette voix faisant perdre un temps précieux à la recherche et à l'équipement français.

 

Le coût de l'électricité nucléaire est sous estimé. Les centrales fonctionnant grâce à l'uranium et maintenant au plutonium ont été conçues pour vivre 30 ans. Seize de ces grosses bouilloires ont maintenant dépassé leur seuil de vie et devraient être définitivement arrêtées selon les préconisations de leurs concepteurs. Alors, les bouilloires explosives et radioactives sont prolongées à coût de milliards de travaux - 10 milliards de travaux sont exigés par l'Autorité de Sûreté Nucléaire à la suite de la récente visite générale des installations françaises. L'ASN n'a imposé l'arrêt d'aucune.

  

2000 watts.org nous éclaire :


"EDF est une entreprise très endettée, en raison de choix d'investissements à l'étranger.(...)

La situation financière dépend aujourd'hui du débat sur le prix du kWh du nucléaire.
Après des années de bataille médiatique pour faire accroire le faible coût de revient du nucléaire, EDF est pris dans le piège de fixer son prix pour la revente. Afin de faire le plus de marge possible EDF va devoir avouer un prix le plus haut possible.

 

Le débat vise ainsi à intégrer le coût de remplacement des centrales nucléaires. Ainsi, EDF veut le faire tendre vers le prix de revient de l'EPR soit 50% plus cher. Le débat achoppe aussi sur l'intégration de l'enfouissement, dont le prix varie entre 15 et 35 milliards d'euros."

 

Marc Vignaut dans le Point complète :

"La loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité prévoit (...) que le prix facturé par EDF et les tarifs réglementés payés par le consommateur convergeront au plus tard au 31 décembre 2015. (...)

Le prix de l'électricité devrait bondir en France d'au moins 25 à 30 %, selon la Commission de l'énergie. (...) Pour prendre en compte les investissements a priori nécessaires pour augmenter la sécurité des centrales nucléaires après l'accident qui a secoué l'une des centrales de Fukushima au Japon.

(...) La facture finale de la réévaluation de sûreté ne pourra être connue avant la conclusion de l'audit et des stress-tests européens sur les 58 réacteurs français" .

 


 

Pour une reconversion énergétique

 

De nombreuses associations luttent pour une reconversion énergétique, en France, vers des sources de production d'énergie sans danger pour l'Homme et les autres formes de vie.


                    Elles appellent                       

 

le 11 mars 2012,


date anniversaire de l'explosion de Fukushima,

à participer à une grande chaîne humaine.

 

Elles ont besoin de votre soutien. Si vous ne pouvez y aller, vous pouvez diffuser l'information mais aussi soutenir financièrement l'organisation de cette journée.

 

 

 

 

 

Les associations disent :

"Plusieurs milliers de personnes visitent chaque jour


le site chainehumaine.org


et notre standard téléphonique chauffe. Plus de 100 départs groupés en provenance de tous les coins de France sont déjà prévus, et de nouveaux s’ajoutent quasiment chaque jour."

 


"CHAQUE PERSONNE COMPTE,
ET NOUS COMPTONS SUR VOUS"

 

 

 

 

 

 

 

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Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
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