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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 01:00

 

 

 

... La suite du tigre Largentic

Vous trouverez le début

ICI

 

 

 

 

 

Le dragon s’arrête doucement à côté de moi. Il

est très gros. Je l’avais pas vu quand il arrivait

qu’il était si gros. Il est venu sans faire de

bruit. On aurait dit le silence d’une petite

chenille verte à godets, c’est comme ça que

dit mon papa.


J’aimerais bien le toucher. Sa peau est bizarre.

J’ai jamais rien vu de comme ça. Mais j’ose

pas lui demander.


Il me dit monte sur mon dos. J’ai un peu peur.

Est-ce que ça brûle le dos d’un dragon ? C’est

peut-être ça ma punition d’avoir jouer avec

mon bâton avec les fourmis. Le dragon et

le tribunal des fourmis, ils se connaissent.

 


Allez monte, je te dis. Je vais pas te manger.

Parce qu’il mange les enfants aussi !

Je m’accroche en tremblant après les

drôles d’écailles. Ça brûle pas. C’est haut.

J’arrive pas à monter sur le dos. Allez, me

dit le tigre largentic, prends appui sur

les écailles. Comme si tu faisais de

l’escalade. L’escalade je sais ce que c’est.

Mon papa y m’emmène le dimanche matin voir

le rocher d’escalade dans la forêt près de chez

moi. Il en a fait quand il connaissait pas

encore ma maman.


Alors je pense très fort à mon papa qui me dit

regarde, regarde comme il met son pied là

il est fort ! Et je mets mon pied là et je monte.

Ouf qu’il y a mon papa qui m’a aidé. C’est

haut là-haut. Le tribunal des fourmis parait tout

petit. Il me fait moins peur. Au revoir petite

j’entends. C’est le tigre largentic. Mon corps

est tiré vers l’arrière. Alors je regarde le tigre

en bas qui s’éloigne.  Et je regarde devant.

On monte, on monte. Tout devient petit

dessous. Et moi j’ai même pas peur.


Il y a un grand bruit. Il ressemble au bruit du ballon

du marchand de chaussures qui se dégonfle,

en plus fort. Et je vois une grande flamme

qui brûle devant nous. C’est un vrai dragon.

Mon copain Eric, il dit un vrai de vrai. T’es

un vrai dragon alors je dis. Et bien moi j’en

suis un petit. Mais ma flamme elle aime pas le vent.

Tu me montreras ça en bas petite.

 


Nous atterrissons dans un vaste paysage

de prairies avec des arbres qui se parlent

comme les grandes dans la cour de l’école

maternelle. Partout des animaux sont allongés

sur le sol. D’autres s’affairent auprès d’eux.

Et il y a des enfants partout. Ils portent des seaux

avec de la nourriture et avec de l’eau. Les

animaux couchés on leur fait des pansements

avec des feuilles.


Je tiens ma petite flamme de dragon dans

ma poche. Mon papa l’avait oubliée sur la table.

Je l’ai prise. J’aime bien jouer avec. Mais mon

papa y me gronde toujours. Ne joue pas a

vec ça combien de fois je te l’ai dit.

Quand je pense à mon papa, j’oublie un peu les

fourmis et que je ne sais pas ce qu’on va me faire

ici et que je sais pas rentrer à la maison.


Le dragon me dit je t’amène visiter cet hôpital.

C’est beaucoup d’animaux blessés par les hommes.

Tu vas passer une journée ici à les soigner. Les

fourmis ont décidé que ça suffit une journée

pour toi parce que t’es petite. Tu  savais pas

bien ce que tu faisais avec ton bâton. Elles pensent

que ça suffira pour que tu comprennes. Tu vas dormir

là bas avec le lapin et l’écureuil. Il a des carottes

et des noisettes pour leur dîner. Tu peux en manger

s’il en reste.


Et s’il en reste pas je pense. Mais je dis rien.


Il est tard maintenant. Il fait presque nuit.

Je vois presque rien. Je cherche la lune dans

le ciel. Mais elle est fatiguée. Elle a fermé ses

volets et je la vois pas. Alors je vais m’installer

à côté du lapin et de l’écureuil. Et je cherche

la gamelle. Et comme je vois rien, je sors ma

petite flamme de dragon de ma poche. Je crois

que mon papa y se fâcherait pas. Parce qu’il

veut pas que je mange n’importe quoi mon papa.

Et d’un seul coup ma petite flamme elle brûle

dans la nuit. Et puis il y a une grande grande f

lamme qui fait un bruit de ballon de chaussures.


Je crois que le dragon c’est un peu mon

copain maintenant. Demain je lui montrerai

comment elle marche ma petite flamme de dragon

et puis lui il me montrera comment elle marche

la sienne.

 

 

 

 

 

37 Je suis un petit dragon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur une proposition de Quichottine

Dans la Petite Fabrique d'Ecriture

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Published by l'oeil qui court - dans Nouvelles et histoires
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commentaires

Quichottine 26/01/2011 00:26


Quand elle sera grande... ce sera terrible.

Je souhaite que d'ici là le dragon lui ait appris à s'en servir seulement pour le bien ou pour se défendre en cas d'extrême danger pour sa vie.

Le feu, c'est un élément contre lequel on ne peut pas grand chose... alors, il ne faut l'utiliser qu'à bon escient.

Merci, Marie, pour tes réponses.

Passe une douce nuit.


l'oeil qui court 27/01/2011 09:59



En fait, je crois que c'est elle qui a déclenché le grand incendie de Rome...



Snow 23/01/2011 04:53


Superbe! Les dragons font peur mais qu'ils sont sages, plus que nous. Tribunal des fourmis.. tout s'expie.. Bon, à la suite de l'aventure! Merci. Bisous


l'oeil qui court 26/01/2011 00:26



Si j'écoute ton enthousiasme, agréable ma foi, je vais devoir rebaptiser mon histoire : l'aventure sans fin.


Je ne sais pas encore si le réservoir à chapitres dispose d'un échantillon approprié. Je me mets en recherche dès que j'ai un instant .



Quichottine 23/01/2011 02:46


Je pensais bien qu'il fallait commencer à s'inquiéter...

Voilà donc ce que je craignais sur ton image : le dragon a donné à l'enfant le pouvoir du feu...


Mais j'adore ton conte !
Merci, Marie, de l'avoir confié à la Petite Fabrique d'écriture. :)


l'oeil qui court 26/01/2011 00:22



Imagine, sa flamme est toute petite.


Quand elle sera grande !



Armide+Pistol 23/01/2011 02:09


Le propre du conte fantastique est qu'il prend racine dans le réel. L'imagination d'une enfant se situe entre les deux mondes. J'aime ce clair obscur des mots


l'oeil qui court 26/01/2011 00:21



Le tout c'est d'avoir le bon véhicule pour passer d'un monde à l'autre.


Le tigre et le dragon sont assez bons conducteurs.