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Entête31.01.2010

 

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:34



Pleure Liberté, ils ont mis un bâillon sur ta bouche.
Au nom du peuple.
Pleure Démocratie, ils ont mis un bandeau sur tes yeux.
Au nom du peuple.

Le petit tyran a pris le pouvoir.
Démocratiquement.

Tremblez journaux indépendants et
Libres penseurs.
L’heure est venue de la pensée unique.

La chasse aux Roms est ouverte.
Demandeurs d’asile et
Dépourvus de toits bien de chez nous,
Le temps de la Valse est arrivé.
Vidage des planques et des dessous de ponts.

L’heure est au grand nettoyage.
La pauvreté devient sale.
Le train de l’éloignement vous emmènera
Vers le grand nulle part
D’où personne ne revient.

L’heure est au grand nettoyage.
Supprimez toutes ces allocations de misère
Qui attirent la pauvreté, la flemme.
Solidarité avec les riches.
Qu'on leur donne le pain des pauvres.

Tremble travailleur humble.
Tu as mangé ton pain blanc.
Les congés payés sont une insulte au patron.
Tu vas travailler plus longtemps pour moins.
Productivité, compétitivité, précarité sont les mamelles du gouvernement.

Tu vas voir du pays travailleur.
Depuis ton contrat précaire,
Tu voyageras de ta boite d’intérim
A ton siège chez Pôle Emploi.
On te proposera une petite délocalisation destination contrée lointaine.

Et toi petit, le credo de ton école est néolibéral.
Attèle-toi, soit rentable et malléable.
Regarde ton copain en chien de faïence,
C’est un rival que tu dois battre.
Eh toi petit, à l’école de la carte, t’as été bien pourvu ?

Ne vois-tu pas citoyen
Que tes dirigeants t'ont volé ta victoire ?
N'entends-tu pas comme ils mentent quand il te disent
Que pour que ça aille mieux, il faut te dépouiller ?
Ne vois-tu pas qu'ils ont tué la solidarité, le socialisme ?

Tu ne sais pas citoyen,
Alors que tu te serres de plus en plus la ceinture,
Que t’as peur pour tes pitchouns
Parce qu’on est si vite descendu du wagon,
Tu ne sais pas que les riches eux ont beaucoup, beaucoup plus qu’hier.

Pleure Liberté, ils ont mis un bâillon sur ta bouche.
Au nom du peuple.
Pleure Démocratie, ils ont mis un bandeau sur tes yeux.
Au nom du peuple.
Ton frère n’est plus qu’un étranger.
Demain, il sera un intrus.
Tu seras prêt à prendre les armes contre lui pour participer à la valse.

 

 

 


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Published by l'oeil qui court - dans Questions humaines et sociales
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