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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 21:24

 

 

 

 

DSCN0363w.jpg

 

 

 

Je descends du potager

Les bras chargés de la récolte du jour.

Il passe sur mon visage

Comme un air de bonheur.


Tous ces légumes sont sortis de terre

Jour après jour, lentement,

Malgré la sécheresse, le froid et la pluie.

Je les ai veillés, arrosés,

Nourris de compost, de guano et de cendres.

Quand je porte mes deux arrosoirs

Grimpant le sentier qui attaque la colline,

Quand je verse la rasade à chacun

Après que le soleil soit descendu derrière l’horizon,

Quand je redonne un petit coup de compost

Pour que la croissance redémarre,

Je découvre le travail de patience et de constance

Que demande la terre.

Je découvre qu’un légume cela met du temps à pousser

Et que cela demande

Beaucoup de soins et attention pour grandir.


Quand je descends du potager

Les bras chargés de la récolte du jour.

Il passe sur mon visage

Comme un air de bonheur.
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 21:23

 

 

 

 

« La fabrication de la démocratie se lit aisément à la façon

dont les personnes les plus fragiles sont prises en charge

et protégées dans toute société ».

 

 

 

 

Sassier M, Fossier T, Nogues H, Brovelli G.

L’avenir des tutelles. Paris

Editions Dunod; 2001. 241p

 

 

 

 


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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 21:17

 

 

 

DSCN0323a.jpg

 

Huile sur toile 0,50 X 0.61

 

 

 

En chemin, j'ai rencontré ...

Une vieille femme mauvaise

Dont la bouche crache des épines

Ça fait au cœur du ventre une grande balafre rouge.

 

En chemin, j'ai rencontré...

Une jeune femme africaine

Qui aime les chocolats

Avec un  sourire grand comme un  feu qui réchauffe

 

En chemin, j'ai rencontré

Un médecin aux gestes doux

Qui parle peu 

 Il fait du vélo pendant les vacances par collines et rivières

 

En chemin, j'ai rencontré

Une colonie d'infirmières

Elle  porte une montre

à secondes précipitées qui dit "Vite, je n'ai pas le temps !".

 

En chemin, j'ai rencontré

Des questions, des doutes

Je me suis retrouvée

Je me suis perdue.

 

En chemin, je suis arrivée

A un carrefour.

Il en part de nombreux chemins.

 

 

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 19:44

 

 

Hier, la marche pour le climat s'est répandue comme une immense vague à travers tous les continents jetant dans les rues, sur les routes, les plages, les prairies, des citoyens du monde entier qui veulent défendre et protéger la vie.

 

 

 

Transition-citoyenne-web1.jpg

 

 

 

Face à une crise systémique (écologique, économique, sociale, démocratique) chaque jour plus profonde, un mouvement est en marche qui, partout, réinvente nos façons de produire, d’échanger, d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer, d’éduquer nos enfants…

 

 

 

 

Climat.jpg Photo http://peoplesclimate.org/

 

 


Face au modèle actuel qui déstructure le tissu social, financiarise tous les aspects de nos vies, pille les ressources naturelles et encourage un consumérisme et une croissance matérielle forcenés, des centaines de milliers de personnes construisent des alternatives.

Moi citoyenne, moi citoyen, je crois qu’il est temps d’amplifier ce mouvement.

 

 


 

Marche-climat.jpgChiara Poletto - Marche pour le climat Paris

 

 

Moi citoyen, moi citoyenne, je pense qu’il est indispensable d’être ce changement que je veux pour le monde, individuellement et collectivement.


Moi citoyenne, moi citoyen, je n’attends pas le changement, je prends mon avenir en main.

 

 

 

Climat-africa.jpgPhoto Robert Van Waarden

 

 


Moi citoyen, moi citoyenne, je m’engage, en signant l'appel, à agir concrètement pour la transition par mes choix et comportements quotidiens.

 

ICI


Moi citoyenne, moi citoyen, je le fais savoir autour de moi et invite mes proches à s’engager à leur tour.

 


 


 


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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 19:11

 

 

 

 

 

 

Leurs longs cous élancés processionnent comme des évêques.


Ils ont la blancheur d’une compagnie de communiantes


Ils glissent simplement sur l’eau


Modestement, sans faire de vague.

 


Ils pèchent par nécessité.


Et volent  par nature.

 


S’ils laissent venir à eux les petits enfants,


C’est que les mamans multiplient le pain.

 

 

 

Ils processionnent comme des évêques


 

Bien qu’ayant leur cou pour toute crosse.

 

 

 

 

 

 

10 Leur longs cous graciles

 

 

 

 


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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:17

 

 

 

 

 

Qui-poudre.jpg

 

 

 

 

 

 

Il fait nuit noire au verger. Une atmosphère particulière m’enveloppe. Le village est en effervescence depuis trois jours. Les feuilles des arbres fruitiers ont des reflets bleutés. Comme si une poudre chatoyante s’était déposée sur elles.  De mémoire de villageois, on n’avait jamais entendu parler d’un tel phénomène. Cela avait commencé par le nord- ouest du village. Les maisons les plus en hauteur sur la colline. Et puis c’était descendu vers la source, là où les prairies ont pris le relais de la vigne. Cela se rapprochait progressivement du centre. Près de chez moi.

 

Les vieilles commères parlent de sorcières, certains d’empoisonnement, le curé de malédiction… L’autre moitié du village s’énerve : les fruits des arbres bleus disparaissent.

Le conseil municipal a été réuni en urgence. Cela fait deux jours qu’il siège durant l’après-midi entière jusque tard dans la nuit. Les élus arborent des airs graves. Font ceux qui détiennent des informations importantes. Ils sont, en fait, perplexes.

Ils vont faire analyser le bleu, chuchotent les rues du village. « Pourvu que cela ne grève pas le budget de la commune, cette histoire, a dit Monsieur le maire », entend-on répéter de fenêtres en portes.

 

Et si je surprenais le malicieux auteur de cette farce amusante ?


Je m’installe dans mon sac de couchage dans le jardin, écoute chanter la nuit. Le monde alentour me pénètre. Je le laisse s’installer dans les moindres recoins de mon corps. Détendue, je ne tarde pas à m’endormir. Les coups de six heures du matin égrenés par le clocher voisin marquent mon réveil. J’ouvre les yeux sur un ciel rayonnant, me hisse sur un coude, m’extirpe brutalement de mon sac de couchage, me précipite sur mon pécher. Les feuilles sont vertes. Tous les fruits sont là. J’hésite entre déception – ils ne sont pas venus – et soulagement – je ne les ai pas ratés.


Je jette sur mon visage un peu d’eau de pluie recueillie dans un seau. Et me précipite dans les rues du village. Le bourg est à demi éveillé.

Les uns pliés en deux, passent la binette entre les rangs de carottes et de poireaux.

_ Bonjour, Madame Micouli. Vos arbres, y sont comment ? 

_ Y’a rien ma p’tite ! »

Les autres attachent leurs volets.

_ Bonjour le Père Jean ! Alors vos arbres, y sont bleus ? 

_ Comment veux-tu que j’le sache ? Tu vois ben que j’sors du lit !  T’as du nouveau ? _ Encor’ rien le Père Jean ! 

 

Une longue file s’est formée devant la boulangerie. Chacun vient glaner les dernières informations. Les supputations vont bon train. Mais il faut bien se résoudre à l’inacceptable, il ne s’est rien passé cette nuit.


Je m’en vais par les rues du village, frottant les semelles de mes chaussures au sol dans un mouvement de déception et de protestation. Je suis à l’unisson du village. La journée sera de mauvaise humeur.

 

 

 


 

…Le silence des humains s’est posé sur la campagne. Les bruits légers de la nuit m’entourent. Mon attention est aiguisée poussée vers la réception de chaque son, murmure, craquement.


 J’aime regarder les étoiles, inventer des constellations inédites en prenant un morceau de l’une que j’associe à l’autre, leur donner des noms rêveurs. Tandis que l’une d’elle me fait hardiment moult clins d’œil, j’entends un chuchotement furtif, suivi d’un rire à peine perceptible. Je scrute vivement les ombres des feuilles, écoute le bruissement des arbres, cherche plus loin dans la prairie qui monte à la forêt.


Je marche à pas coulés, jette de longs regards de tous côtés. La lune montante éclaire le jardin. Pourtant je ne vois rien. Je m’arrête en haut du terrain et contemple les lumières de la plaine, sous moi. Je devine la silhouette de la colline qui forme l’horizon  par-delà les vergers, les forêts et les champs. L’ondoiement des graminées proches murmure. Le rire léger frôle mon oreille, presqu’espiègle. L’impression d’une caresse fugace sur ma joue. Je tourne la tête en tout sens. En vain. Je m’assieds au milieu de la colline, au-dessus du pêcher que je surveille. Le rire est là, enfantin, gai, puis câlin. Un froufroutement d’ailes. Une caresse douce.

 

_ Viens ! Suis-moi ! 

 

 

Je scrute la nuit claire. Ne vois rien. Lève les yeux vers les constellations qui me regardent d’un air scintillant. La vue du ciel et de son semis d’étoiles apaise la chamade qui bouscule mon cœur. La voûte infinie de l’univers veille, immuable, et me donne quelque assurance. Mon regard effleure les arbres. Un tiers du pêcher est vidé de ses fruits. Curieusement, j’en suis heureuse. Comme si ce qui devait arriver était. Et que c’était bien ainsi. Je suis apaisée.

 

 

 

  _ Viens ! Suis-moi ! 


  J’écoute attentivement la voix. Je découvre son  

 timbre, sa beauté.

  _ N'’ai pas peur ! Suis-moi ! 

  Je me lève et me laisse guider par… l’indicible.  

 Je ne sais ce qui m’indique le chemin. Mais je

 connais le chemin que je dois suivre.


  Dans la prairie, je vois scintiller un amas blanc, léger.

_ Prends-les, s’il te plait. C’est plus facile pour toi. Ensuite, nous irons au pêcher.

 Je me penche et prends plusieurs filets blancs qui luisent. Ils me collent aux mains. Je ne sais comment les détacher.

Le joli rire cristallin et espiègle retentit.

_  Oh ! Excuse-moi. J’ai oublié de te saupoudrer de bleu. Les araignées ne savent pas tisser sans glu. La poudre permet de ne pas y être sensible. Donne-moi tes mains. »

Je regarde, désolée, les filets encollés les uns aux autres.

_  Ne t’inquiète pas, un peu de bleu, le travail de quelques pattes agiles,  il n’y paraitra plus. Viens au pêcher, maintenant. Il est temps.

 

Le tas des pêches volées a été soigneusement déposé au sol. Il attend que j’emplisse les filets et que je les transporte.

 

 

 

 

…Nous débouchons de la forêt. Je suis en présence d’un magnifique vaisseau tissé de feuilles. Elles sont reliées les unes aux autres par la queue. Disposées à l’oblique pour capter le plus possible les rayons solaires, elles vibrent. Entre chacune d’elle, une lame d’air. Pour les ventiler. Eviter la surchauffe. Elles sont régulièrement aspergées par des lamas qui maintiennent une humidité constante, nécessaire à leur souplesse. C’est le gage de leur portée sur l’air. Je vois également deux hélices à l’arrière. En m’approchant, je découvre deux paons, confortablement installés sur des coussins de foin. Ils assureront la direction du vaisseau.

 

_ Viens, me dit la voix, viens, tu auras le temps plus tard.

 

Elle me demande de renverser le filet de pêches au sol.

_ Je l’ai transporté pourquoi ?

_ Les pêches nous servent de cailloux de Poucet. Nous sommes le premier vaisseau à partir. Ici, ce sera toujours le point de départ et le centre de construction des vaisseaux. Les indications sont déposées au fond d’une cavité pierreuse à proximité. Les pêches vont laissées leur noyaux qui seront autant d’indices pour ceux qui partiront après nous.

_ Vous partez ? Dans ce…  ce…

_ Oui.

_ Mais ce n’est pas assez solide ! Cela va se déchirer tout de suite !

_ Tu peux faire confiance à nos concepteurs. Ce sont des génies. Ils ne se sont pas trompés. Ils ont testé notre embarcation dans les pires conditions : ils ont orchestré quelques tempêtes qui ont donné des cheveux blancs aux météorologues humains qui n’y comprenaient goutte.

_ C’est qui vos concepteurs ?

_ Les dauphins. Je crois que les humains n’ont qu’une faible idée de leurs capacités. Ils sont discrets. Ils ont patiemment étudié la remarquable mécanique du monde. Ils ont cherché à connaitre et à comprendre modestement son fonctionnement, sans intervenir. Leurs études les avaient amenés à comprendre qu’une modification de variables, même si elle semblait insignifiante, pouvait avoir des répercussions graves qu’ils ne contrôleraient pas. Leur admiration pour l’ensemble du fonctionnement de la vie les a laissés extrêmement prudents.

_ Pourquoi partez-vous ?

_ A la recherche de notre deuxième planète. La vie va presque disparaitre sur celle-ci. Celle qui restera sera fondamentalement transformée par toutes les nouvelles composantes chimiques lancées dans son atmosphère et injectées dans le sol par les hommes. Nous souhaitons garder intacte une lignée qui évoluera en parallèle là où nous trouverons un lieu propice à notre installation.

_ Mais pourquoi je suis là ?

Nous avons cherché un exemplaire de la race humaine que nous puissions intégrer au vaisseau. L’élément humain fait partie de l’ensemble de la vie et doit y figurer. Nous avons longuement hésité avant de nous résoudre à cette conclusion. Il a fait tellement de dégâts. Il est tellement porteur de destruction. Mais toutes nos recherches ont abouti à la même conclusion : un seul élément manquant et l’équilibre ne pourra être reconstruit.

 

Je regarde le sol, détaille les brins d’herbe. Je suis dans une grande gêne. Être le représentant de ces humains n’est pas facile dans ces circonstances. J’aimerais tellement avoir quelque chose d’utile à faire qui m’occupe la tête et prenne la place du brouillard qu’a créé en moi la voix.

 

_ Cela fait longtemps que nous préparons ce voyage. Nous observons les humains. Avons sélectionné ceux qui protègent la vie. Ainsi, tu as restauré une prairie naturelle, un peu en catimini, en glanant à droite à gauche des informations. Tu observes, tu réfléchis, tu interroges, tu mets en cause, toujours animée par le doute, sans jamais être sûre de savoir, toujours prête à modifier les choix et à apprendre.

 

_ C’est vrai tout ça. Mais cela me gêne que tu en parles comme ça.

 

Ta relation au monde de la vie est devenue de plus en plus proche, de plus en plus attentive. Tu tentes de nous comprendre. Tu te réjouis quand tu découvre un nouvel arrivant dans ta prairie. Les habitants de ton terrain l’ont compris. Ils s’y sentent en sécurité. Ils nous ont appelés pour nous signaler ton action. Nous t’observons depuis longtemps. C’est pour cela que nous t’avons choisie.

 

Es-tu es d’accord pour partager notre voyage ?

 

 

  

 

 

Nouvelle concourant pour les Histoires buissonnières de Patrimoine, ici

 


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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 12:00

 

 

 

Pour la première fois, cette année, le patrimoine naturel est associé au patrimoine culturel pour la journée du patrimoine les 20 et 21 septembre 2014. Le programme de chaque département est accessible sur le site dédié, ici

Pour honorer cet évènement, la Ligue de Protection des Oiseaux a organisé un jeu littéraire intitulé "Histoires Buissonnières de Patrimoines" autour du thème « Vol frivole en bande organisée ».

 

Il est proposé d' inventer une histoire courte, un conte, un poème ou une BD qui raconte ou illustre le thème. Les candidats ont jusqu'au 8 septembre pour proposer leur oeuvre. Les prix seront remis le 20 septembre à Paris.

 

D'ores et déjà, vous pouvez prendre connaissance de la plupart des oeuvres ici

 

 

 

Palais-des-congres.jpg

 

 

 

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 06:27

 

 

 

 

 

 

Slow-motion-3

 

 

Pour une rentrée en pleine forme et en gaité,

gouttez à la danse.

 

A Strasbourg, c'est avec Slow Motion

que vous découvrirez le bonheur du mouvement.

 

 

 

Croustibat lance sa rentrée.

Devinez qui elle est parmi toutes ces danseuses ! (1)


 

(1) Solution : Celle qui vous donne le plus envie de danser !

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 22:10

 

 

 

 

 

Peu farouches, les mésanges charbonnières nous laissent les approcher d’assez prêt. Acrobates, elles sont les reines du trapèze. En hiver, elles aiment à s’agripper de leurs pattes aux gros lampadaires des tournesols et, la tête en bas, venir y chercher les graines serrées qui les attendent.  C’est un plaisir, après avoir semé cette plante spectaculaire au printemps, de voir fleurir, en fin d’été, les hautes fleurs rayonnantes. Puis de pouvoir observer les mésanges en goûter les graines dans leur numéro de virtuoses du cirque.

Si le jardin est situé en ville, les mésanges sont plus familières de l’homme et s’en effarouchent encore moins.

 

 

Mesanges.jpg

 

 

 

 

Elles constituent l’un des oiseaux les plus fréquents de nos jardins. Compagnes fidèles de nos mangeoires, elles nichent dans les cavités des vieux arbres ou volontiers dans les nichoirs que nous leur installons.

 

Les mâles veillent sur le nid. Ils accompagnent le passant de leurs cris d’alerte répétitifs. Ils cherchent à attirer l’attention sur eux. Postés à l’écart, ils tentent d’éloigner le prédateur potentiel de la nichée. Dans certains pays, les oiseaux sont un met apprécié. Les cris d’alerte varient selon la nature du danger.

L’hiver dernier, un papa m’a accompagné de son signal de sentinelle pendant quelques semaines alors que je venais approvisionner la mangeoire. Puis il me regarda aller et venir, remplir l’écuelle d’eau et mettre en place les graines et les boules de graisses en silence. Il semblait rassuré sur mes intentions.

Quand ma chatte m’accompagnait, les cris d’alerte se faisaient présents et très vifs. La mésange se montrait peu confiante dans les intentions de ma chatte à son égard.

Avec raison.

Au printemps, un nichoir, placé à 4 mètres au-dessus du sol dans un vieux prunier, a accueilli une famille de mésanges huppées. Un jour, ma chatte s’est assise à son pied. Elle s’est mise à miauler devant l’impossibilité d’aller goûter la chair convoitée, implorant les mésanges de son chant de gorge modulé.

 J’avais tissé une barrière faite de branches mortes entrelacées de ficelle passée dans les branches basses du prunier pour empêcher le passage de tous les prédateurs des oiseaux.

Une autre fois, alors que je m’occupais de plantes, le dos tourné au prunier, j’entendis un heurt sourd derrière moi. Je me retournai vivement. Je vis ma chatte, un peu sonnée, par terre. Elle venait de tenter de sauter dans l’arbre et s’était pris une des « branches-bouclier »  sur la tête se retrouvant projetée au sol. Ma barrière fonctionnait efficacement.

 

Novembre est généralement le mois propice au démarrage du nourrissage des oiseaux.  En France, les ornithologues et les associations de protection des oiseaux préconisent de les laisser se sustenter par eux-mêmes tant qu’ils trouvent encore aisément leur nourriture. Il s’agit de favoriser le maintien de leurs capacités d’autonomie. Mais aussi de favoriser leur rôle de régulateurs écologiques. Ils se nourrissent des limaces, insectes, vers,… baies dont ils essaiment les graines,… Ils sont nécessaires, ont une place déterminée et une fonction précise dans l’équilibre de la chaine alimentaire.

 

 

 

Photos-Janvier-2013-146.jpg

 

 

 

 

Plusieurs espèces d’oiseaux sont en très forte diminution. Le bocage, barrière d’arbustes sauvages autochtones, a été supprimé pour favoriser les rendements agricoles. Il ne serait guère possible d’utiliser les énormes machines agricoles d’aujourd’hui dans des paysages aux petites parcelles morcelées. Ces haies denses porteuses de fleurs et de fruits variés étaient le refuge d’une faune nombreuse, qui a désormais perdu ses lieux de nidification et de restauration.

Le besoin de l’humain de dompter la nature et de la rendre confortablement « propre » fait disparaitre les tas de pierres et de cailloux, les trous dans les vieux murs, les mares dans les chemins de terre, les vieux arbres morts aux cavités profondes… Ces lieux accueillaient nombre de petites bêtes diverses, des insectes aux orvets, des crapauds aux lézards, des oiseaux aux carabes qui disparaissent faute d’un habitat adapté.

Le site de la Ligue de protection des oiseaux renseigne efficacement sur les précautions à prendre pour inviter les oiseaux et autres petites bêtes chez soi, que l’on dispose d’un bord de fenêtre, d’un balcon ou d’un parc à demi sauvage.  On y trouve des menus d’hiver, la forme des mangeoires adaptée selon les espèces, l’emplacement des nichoirs, mais aussi les indications pour constituer une hutte de hérissons, gros mangeur de limaces et toutes sortes d’autres informations nécessaires quand on souhaite aider la vie à se développer.

 

 

 

 

 

charbonniere-boules-de-grai.jpg

 

 

 

 

 


L’hiver dernier, j’avais installé plusieurs mangeoires, les unes avec des graines dites « pour oiseaux du ciel », des graines de tournesol, des morceaux de pomme, des cacahuètes non salées, les autres avec des boules que je réalisais avec du saindoux ou de la graisse de canard dans lesquelles j’insérais des noisettes broyées et des raisins secs. J’accrochais également aux  branches d’un arbre les boules de graisse au tournesol du commerce.

J’avais disposé une grande soucoupe profonde avec de l’eau à proximité.

Pendant l’hiver, les oiseaux ont besoin de graisse. L’effort énergétique qu’ils produisent pour voler est très important. La lutte contre le froid constitue pour le corps un effort supplémentaire. Un oiseau qui n’a pas sa ration journalière d’énergie sous forme de nourriture meurt.


Si l’on s’engage à nourrir les oiseaux, il est important de le faire régulièrement tous les jours. Les oiseaux prennent l’habitude de venir. Un trajet inutile, parce que non approvisionné, peut leur faire faire une dépense énergétique importante qui entame leur capital énergétique et met leur vie en danger.

En cas d’absence, il est important de remplir la mangeoire  en conséquence ou de faire appel à un « nourrisseur » de substitution.

 


Nourrir les oiseaux permet de les observer discrètement de loin, d’apprendre à les reconnaitre, à les nommer, de les photographier, guettant leur arrivée. Il m’a été raconté que les oiseaux, habitués à être nourris à une fenêtre, venait frapper la vitre de leur bec pour informer leur restauratrice que la mangeoire était vide et qu’il était temps de la remplir.

 

 

Le site de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)

 

 

 

 

 

DSC05066.jpg

 

 

 

 


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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 19:21

 

 

Jean Marie Dumaine, chef cuisinier français, a fait son nid en Allemagne où il bénéficie d'une grande notoriété notamment pour sa cuisine de plantes sauvages.

« Sauge des prés, plantin, bourrache des vignes, moutarde sauvage, plante de peuplier, fleur de carottes, sorbier des oiseleurs... Les plantes me donnent des signes que j’essaie d’interpréter, pour les associer avec des produits plus classiques. Le gui, par exemple, ne se mange pas. Mais une truite cuite en cocotte sur un lit de gui qui la parfume... » dit-il dans un portrait réalisé par le Conseil Général de l'Orne dont il est originaire. En lire plus, ici

 

 

L'aegopode ou herbe aux goutteux contrarie bien des jardiniers. Ils en ont acquis un pied dans une pépinière en tant que couvre-sol mais ont rapidement le sentiment d'être envahis. Extrêmement foisonnant, l'aegopode colonise avec une vitalité déconcertante les coins ombragées et humides. En lançant ses rhizomes souterrains à l'assaut des environs, il conquiert très vite l'espace. Quand il a trouvé un endroit qui lui plait, il est très difficile à déloger. Cependant, la lumière directe du soleil limite très efficacement son développement. Il a pourtant l'avantage de faire profiter de sa verdure des petis coins où presque rien d'autre ne pousse, leur donnant une fraicheur agréable. Il a la qualité d'être un met goûteux. Et peut avantageusement remplacer l'épinard. Ses feuilles, coupées pour faire un plat, repoussent très rapidement prêtes à garnir une tarte salée ou à accompagner un bon rôti.

 

Pour en connaitre plus sur les propriétés de la plante, cliquez ici

 

 

 

 

Photo provenant du blog, le Petit Herboriste

 

 

httpwww.lepetitherboriste.netphotosaegopode1.html-copie-1.jpg

 

 

 

 

Photo provenant du blog, le Petit Herboriste, ici

 

 

httpwww.lepetitherboriste.netphotosaegopode3.html.jpg

 

 

 

Regardez les encoches des feuilles. Elles sont la caractéristique de l'herbe au goutteux ou aegopode.

 

 

httpwww.lepetitherboriste.netphotosaegopode5.html.jpg

 

 

 

Pour réaliser les escalopes sur leur lit d'aegopode, il faut :

 

- 2, 3, 4 escalopes selon le nombre de convives

- 2 échalottes

- 2 gousses d'ail

- un gros bouquet de feuilles d'aegopode cueillies au fond de votre jardin, dans un parc public ou à la lisière d'un bois

- deux carottes

- deux tomates

- une 1/2 cuillère à café de gingembre en poudre

- une 1/2 cuillère à café de cardamone en poudre

- sel

- poivre

- lait

- farine

- huile d'olive

 

Emincer les échalottes et les faire revenir dans une cocotte dans un peu d'huile. Ajouter l'ail émincé un instant avant de déposer les escalopes et de les faire revenir des deux côtés. Jeter la 1/2 cuillère à café de gingembre et celle de cardamone. Remuer. Recouvrir largement d'eau. Saler et poivrer.

Eplucher et couper en rondelles fines les carottes. Les incorporer dans la cocotte. Ajouter le gros bouquet lavé d'aegopode. Les laisser cuire 5 mns. Retourner l'aegopode. Quand les feuilles sont toutes un peu cuites, compléter le volume d'eau afin que les légumes soient recouverts. Faire cuire à feux doux 40 mns.

 

Déposer les tomates dans la cocotte à côté des légumes. Les laisser cuire 2 mns d'un côté et de l'autre pour pouvoir en retirer la peau. Délayer une grosse cuillère à soupe de farine dans un peu de lait. Sortir les tomates et les escalopes  de la cocotte. Y verser la farine délayée afin d'épaissir la sauce. Remettre les escalope et les tomates 2 minutes.

 

Disposer sur un plat les escalopes, les tomates épluchées et coupées en deux puis l'aegopode et les carottes.

 

Servir avec de belles tranches de pain aux céréales.

 

 

 


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