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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:34

 

 

Que vais-je faire à manger ce soir ?

Voici une recette qui pourrait vous aider à répondre à cette épineuse question, si vous avez un peu de temps devant vous…

Elle se décline selon le contenu du réfrigérateur et votre goût…

 

Pâte à tarte :

300g de farine semi-complète

150g de margarine

Eau salée

Mélanger farine et margarine

Puis ajouter l’eau avec précaution en pétrissant jusqu’à la formation d’une boule compacte qui se détache bien de la main. Si la boule devient collante, il y a trop d’eau. Ajoutez un peu de farine. Si la pate est sèche et ne tient pas ensemble, elle manque d'eau. Ajoutez en un tout petit peu.

Laissez reposer une heure.


Garniture :

Une courgette

Des fanes de carottes

De l’oseille

Une tomate

Deux échalotes

Deux gousses d’ail

Une boîte de thon

Une petite brique de crème soja

Trois œufs

Sel et poivre

 

S’il vous manque l’un ou l’autre élément, remplacez-le par ce que vous avez : brocolis ou chou-fleur ou champignons ou aubergine ou poireau … lardons ou jambons, …  crème fraîche… A votre choix.

 

Coupez les échalotes en lanières. Mettez-les à revenir doucement dans une poêle. Lavez l’oseille et faites-la revenir à feu très doux après avoir enlevé l’échalote. Lorsque l’oseille est brune retirez-la du feu. Mettez les fanes de carotte à revenir, coupées en morceau avec les ciseaux après avoir enlevé la tige. Joignez-y la courgette coupée en rondelles. Laissez mijoter jusqu’à ce que la courgette soit moelleuse. Faire revenir 30 secondes l’ail émincé.

 

Hachez l’oseille. Rassemblez l’ensemble des éléments dans un saladier. Salez poivrez. Mélangez. Disposez les légumes sur la pâte préalablement étalée dans un moule à tarte. Disposez la tomate coupée en rondelles. Ajoutez le thon émietté entre les rondelles de tomate.

Faite l’appareil avec la crème de soja et les trois œufs. Battez le tout en omelette. Versez sur la tarte.

 

 

 

Mettez au four pour 25 mns à 235°. Vérifiez la cuisson avant de sortir du four.

 

 

 

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 11:23

 

 

 

 

 

ciel-et-nuages-da.jpgIl grimpe au sommet du sapin  

Sautille de branche en branche  

Jette à la volée des poignées d'étoiles.

 

 

Il court sur les chemins

Saute à cloche pied d'un brin d’herbe à l’autre

 Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 

 

 

 

 

Il longe vif et déterminéDSC08158a.jpg

Le bord du lac paisible

Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 


 Il pénètre à pas de loup

Dans les chaumières esseulées

Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 


Il soulève le rideau des chambres endormies

Caresse l’épaule alanguie des amants enlacés

Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 

 

 

 

 


DSC04875b.jpg             Il ourle gaiement la bordure des nuages

                 Joue des airs de feu

                  Jette à la volée des poignées d’étoiles

 

 


                  Il souligne avec art la tristesse de l’hiver

                  Donne de la douceur aux roux de l’automne

                  Jette à la volée des poignées d’étoile

 

 


                   Il révèle la délicatesse d’un pétale

                    Borde la paupière du nourrisson ébloui

                    Jette à la volée des poignées d’étoile

 

 

 


DSC04907a.jpg

 

 

Quand il s’éveille

Les yeux s'allument.

Le soleil poudre de joie les quatre coins du pays

Et jette des poignées d’étoiles à la volée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 06:00

 

 

Là-haut, où le terrain prend fin, à la lisière de la forêt de châtaigniers, elle a établi son nid avec son compagnon. Où exactement, je ne sais pas. Mais je les entends souvent dans le laurier cerise qui marque le début des bois.

 

 

 

Merle.jpg

 


Le merle se fait remarquer. On peut même dire qu’il peut être tapageur quand, gouaillant à tout va, il prend son envol dans un tumulte vocal qui ne passe pas inaperçu. Est-ce l’oiseau le plus mal élevé du coin ? Je pense que oui, puisqu’actuellement, il n’y a pas de pies pour lui faire concurrence.


 S’il peut réveiller la torpeur de la prairie, jouant les m’a-tu-vus en interrompant l’harmonie du chant des autres habitants des arbres, il est également capable de ravir nos oreilles de son chant. Et nous voila tout étonnés de croiser le même oiseau qui hier jouait les importuns désagréables, qui aujourd’hui  nous convie à un concert de qualité exceptionnelle.

 



... Le voila au sol.


Il est descendu du faîte du toit d’où il régale les environs de ses mélodies pour retourner anarchiquement les feuilles  qui jonchent le parterre sous le cerisier. Il picore de ci de là comme pour jouer. Il est difficile de le prendre au sérieux. Il fait du bruit, fait voler les feuilles autour de lui, démonstratif, un rien persifleur. Pourtant, son art consiste à mettre à jour la pitance qui se cache sous les feuilles. Il ne joue pas, il chasse. En tapotant le sol, il fait monter les vers de terre qu’il gobe goulument. Dans le compost naissant des feuilles mortes, il recherche limaces et escargots. Il ne dédaigne pas les araignées.

C’est surtout en automne et en hiver qu’il gobe les baies sauvages, quand ses proies se font rares. A sa façon désordonnée et maladroite, il se nourrit ainsi que ses petits.


Les jeunes pousses de semis l’intéressent vivement. Laissée sans protection, elles le tenteront irrésistiblement. Un coup de bec par ci, un coup de bec par là. S’il reste une pousse à repiquer, ce sera tout. Cette fois, c’est la curiosité qui le guide. Mais n’est-elle pas la première démarche d’éveil de l’intelligence ?


Le merle fait penser au mauvais élève de la classe, brouillon et agaçant. Mais sans lui, nous perdrions l’une de nos plus belles voix.

 

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 06:41

 

 

 

 

Il a 16 ans. C’est presqu’un homme.

Sa taille élancée laisse deviner

une belle prestance

malgré ses épaules affaissées.

 

Il est venu par la mer.

Maigre.

Des traces grisâtres balaient son corps musclé.

 

Il a fui.

Une dictature.

Les assassins de son père.

Raison politique ? 

Il a fui.

La famine.

La terre ne donne pas.

 

Sa mère est morte de longtemps déjà.

 

 

Chez lui, là-bas,

On dit qu’ici, c’est l’opulence.

 

Il parle mal la langue.

Il fait froid.

Personne ne l’attend.

 

 

 

Y-a-t-il une place pour lui quelque part ? 

 

 


Son regard erre sur le port.

Les gens passent,

pressés ou nonchalants.

Indifférents.

Comment faire ?

 

A la descente du bateau,

bousculade.

On lui a volé le peu d’argent

qu’il avait sur lui.

Tout ce qu’il avait pu trouver

dans la case vide

et échanger.

Cela représentait peu.

Maintenant il a rien.

 

 

Les fenêtres le regardent,

sans aménité.

 

Il traverse la place,

s'assied devant une auberge

à côté de la porte.

 

On a autre chose à faire

que de s’occuper des mendiants du port.

 

 Les gens passent,

pressés ou nonchalants.

Indifférents.

 

 

 

Il s’éloigne,

 va s’asseoir contre un arbre

dressé un peu plus loin de là.

 

Il se cache les yeux dans les mains.

De lourdes larmes

tracent des sillons le long de ses doigts.

 

 


Y-a-t-il une place pour lui quelque part ?

 

 


La faim crispe son estomac.

Des brûlures remontent son œsophage.

Il croise les bras sur ses genoux.

Pose sa tête sur cet oreiller.

Ferme les yeux.

Pense à sa grand-mère de tout petit.

Il sent sur son épaule la main qu’elle posait sur sa joue.

 

 

la-porte-ouverte-1

 


Une main douce est posée sur son épaule.

Il hésite à lever le visage.

Il n’aime pas montrer qu’il pleure.

Il a peur.

 

« Tu as faim ? » 

 

 

« Quand tu auras fini ton plat

Je te montrerai la douche. » 

 

Elle la fait entrer dans une pièce

Un lit.

Un fauteuil.

 Une lampe à côté du lit.

                                                                  Une armoire.

 

Il est son invité.

Il peut s’installer.

 

Il dort.

 

 

 

Il lui raconte le pays là-bas, très loin

dans un français mal assuré.   

Il explique, raconte.

 

Elle fera tout son possible

pour lui permettre de s’installer ici

et d’avoir une place quelque part.

 

 

 

 

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 22:08

 

 

 

 

 Je monte au potager par le sentier herbeux

Dessiné dans la prairie.

 Je longe le parc mitoyen où se mêlent,  

Dans un bel ensemble à la lumière douce,

 Bouleaux, noyers, sapins et  pruniers.

 


 Je tourne brusquement la tête

dans la direction d'un bruit de dégrigolade sec.

  Cela semble provenir d'un arbre.

Une noix sans doute à maturité.

 

  A ce moment, j'entrevois la course rapide

et furtive d'un panache roux.

  L'écureuil vient de faire ses emplettes

et va chercher le fruit de sa pêche au sol.


  Avant de s'esquiver à la vitesse de l'éclair.

 

 

 

 

Ecureuil-1.jpg

 

 

 

 

 

 

Ecureil-2

 

 

 

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 21:53

 

 

 

 

Photos-Janvier-2013-131a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos-Janvier-2013-133a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos-Janvier-2013-136a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 11:17

 

 

Je la voyais descendre les quelques marches du perron.


La regardais s’envoler légère,  au-dessus de l’escalier,


Se poser dans l’allée du jardin.


  Ravissement.

 


 

Son pied, qu’elle avait menu et gracieux,


Se lovait sur le sol en un mouvement souple.


Sa cheville fine se ceignait d’un bracelet liane.


 

 

Elle sortait ce soir comme tous les soirs


Portant un fourreau fluide qui la moulait sans exagération.


Une de ces choses extrêmement réussies, à la taille basse.


Les courbes discrètes de son long corps


Dessinaient la structure du tissu


En un plissé délicieux.

 

 

 

 

Encore une fois, elle m’échappait.


Rien n’avait été dit entre nous.


Et rien ne serait dit.

 

 

 

 

 

 

 

Je restais ainsi à l’observer depuis la fenêtre.

 

Soir après soir, elle disparaissait 


Pour aller se jeter dans les bras d’inconnus


Toujours autres.

 


 

Elle revenait de ses évasions sensuelles et tendres,

 

conquise.


Ses yeux langoureux brillaient d’un éclat sauvage.


Le parfum de sa peau mêlé aux effluves de transpiration


Trahissait l’embrasement de sa passion.

 


 

Elle était désirable à me rendre fou.

 


 

Je retenais une longue plainte.


Ne disais rien.


La regardais se déshabiller


En longs mouvements coulés.

 


 

C’est elle qui orchestrait nos échanges.


Et pour le moment,


Elle n’était pas décidée à se donner.

 


 

 

 

 

 

 

Elle enlevait ses atours


Qui s’étalaient sur le sol.


S’éloignait vers la baignoire.


Le métronome de ses deux croissants de lune


Se balançait de gauche à droite,


De droite à gauche.

 

 

 

… J’entendais le clapotis de l’eau...


Voile translucide. 


 

 

 

 

 

 

 

… Enfin, elle s’approchait de moi.


Nue, elle avançait ses longs doigts


Et les posait sur mes touches noires et blanches

 

Charnelle.


Toutes mes fibres se mettaient à vibrer,


M’autorisant à lui dire combien je l’aimais.


 

 

 

 

  Elle m’entrainait

 

De son doigté ferme et puissant


Dans l’alcôve de nos symphonies


Où, pour elle, je mourais d’amour.

 

 

 

 


 

Reve-orange.jpg 

 

 

La musicienne

 

 

 

 


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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 08:08

 

 

 

 


 

Les blogs, c'est un outil génial


Pour la civilité.

 

 

On peut avoir pleins de nouveaux amis très vite.

Dans la vraie vie, les nouveaux amis,

c'est plutôt rare.

Parfois très rare.

 

Les tuiles, c'est d'ailleurs, le test de la vérité.

A ce moment là, vous comptez les vrais de vrai.

 

Pourquoi on dit tuile ?

Parce que quand elle vous est tombée sur la tête, le toit prend l'eau ?

 

 

 

 

J'ai voulu me faire pleins d'amis du net.

Je me suis inscrite dans une communauté.

Avec le blog que j'écris,

des communautés, y'en a plein.

 

 

 

J'ai choisis :

 

Les intellos de minuit.


Intello, j'sais pas bien c'que ça dit 

mais je me couche pas avant minuit.




Il faut remplir un questionnaire d’identité.

(C'est comme à l'école 

  sauf que c'est facile !)

 

 

 

Comment vous appelez-vous ?


Je ne comprends pas la question. 

Y'a qu’à lire mon adresse email. 

 

J’ai répondu : regardez l’email.

 


Quel âge avez-vous ?

 


J'ai pensé : La politesse dit qu’on ne pose 

pas la question aux dames,

surtout quand elles ont mon âge.


Je leur ai dit : Et la politesse !


 

Quelles sont vos activités préférées ?


Je leur ai dit :

j’aime bien regarder les voisines par la fenêtre

J’aurai plein d'activités 

à écrire dans mon blog comment la voisine, elle a mis son

tablier vert, celui qui a le volant décousu depuis 

4 jours qu’elle l’a toujours pas recousu, elle a sorti 

son balai, vous savez celui à longs poils recourbés. 

Les poils y sont recourbés parce qu’elle le range mal 

son balai. Elle le pose à l’envers. J’ui ai déjà dit, 

mais elle fait qu’un geste énervé de la main.

Pourtant c’est de la bonne intention de ma part.

Et pis, elle pousse la saleté dans le caniveau. J’ui ai 

déjà dit c’est pas comme ça qu’on fait quand on est 

prop. Elle a fait un geste énervé de la main.

Je comprends pas ces gens qui veulent rien apprendre.



C’est un bon exemple ça pour mes activités préférées, hein ?


J’aurais pu en raconter d’autre avec madame Dacoté 

ou monsieur Dudessus. Mais le questionnaire,

il a pas assez de place.

  

Y faut pas avoir beaucoup d’activités. Je trouve que 

ces intellos y sont pauv.

 

 


Quelle est votre façon de vous cultiver ?


J’ai dit : avant j’avais un petit morceau de jardin,

je faisais du légume pardi. 

Les fleurs, c’est pour ceux qu’ont de l’argent. 

Ça sert à rien.

 

Maintenant le proprio, il a repris le jardin. 

Y disait que mon fumier sentait trop.

  Alors maintenant je vais au marché. 

C'est moins de travail 

  C'est plus cher.

 

C'est le proprio qu'a mangé ma culture.

Y faudrait s'adresser à lui.

 


 

Quelles sont vos motivations pour vous inscrire

dans cette communauté ?


 

Je leur ai dit : C'est pour être sponsorisée :

  Je veux être une star comme Arlequin.

 

 


Ben vous savez quoi ?

Ça fait 2 mois que j’y ai répondu à ce questionnaire.

J’attends toujours qui m’écrivent.

Y z’ont pu d’timbre ou quoi ?

Y’a pu de politesse aujourd’hui !

 

 

 


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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 18:00

 

 

 

Xylophage.jpg

 

 

J’ai cherché ton nom

Avec assiduité et passion.

J’ai feuilleté de vieux grimoires

Et de nombreuses pages récentes.

En vain.

Je t’ai photographié.

Par-dessus, par derrière, de côté.

J’ai installé le lampadaire et le projecteur.

Pour mieux cerner les subtilités de ta carapace.

En vain.

Tu aurais pu être cet amoureux des vieilles charpentes

Ou ce gourmet de la farine.

Mais non. Rien à faire.

L’énigme est restée complète.

 

Je t’ai inventé un nom : l’Enigmatique Ténébreux.

Je t’ai inventé une histoire.

Pondu par ta mère, dans une minoterie

Du Moyen Orient,

Tu es né en plein océan.

Caché au fond d’un sac de jute,

Tu as été transféré dans un paquet de farine

De la cale du bateau,

A l’arrière du camion,

De l’entrepôt au rayon du marchand

Tu es arrivé dans mon placard.

Tu t’es glissé à l’extérieur.

Tu es allé flairer les céréales

Qui sépare le plafond de ma cuisine

Du plancher de mon grenier.

Tu as appris beaucoup de chose

Sur la vie de cette maison auprès des graines

Qui servent de couvercle au rez-de-chaussée

De ma vieille maison.

Tu as essayé de m’expliquer

Ce que tu avais appris.

Mais je n’avais de cesse

Que d’effeuiller mes livres

En quête de ton nom.

Lassé de mes investigations stériles,

 Tu es parti à la quête de la boulangerie

Goûter ces farines aux odeurs prometteuses :

«  Fleur d’été », « Graines parfumés »,

« Goût de lin ».

Peut-être as-tu trouvé là-bas une oreille

Plus empressée. Je ne t’ai plus revu.

Pour moi, tu restes l’Enigmatique Ténébreux.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 22:00

 

 

 

 

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Photo fondation Abbé pierre

 

 

 

 

Au coin de la rue

 

 

 

 

 

Pierre est heureux.

Il contemple la hutte de bois qu’il a terminé de construire

Au fond de son jardin.

Peut-être que cet hiver, un hérisson viendra s’y installer.

 

Marine a 19 ans. Seb, 22.

Elle distribue des prospectus dans les boites à lettres.

Il vend des glaces en été, des marrons en hiver.

Ils aimeraient s’installer ensemble.

Mais avec deux salaires de rien du tout, comment faire ?

 

Elodie termine de tricoter le petit manteau de laine

Qui couvrira le dos de Woauf, son caniche.

Elle l’a choisi jaune et rouge. Ce sont des couleurs chaudes

Qui mettront de la gaité dans le gris de novembre.

 

Eric regarde son pouce de pied.

 Noir, avec une grosse épaisseur de corne,

Il saigne un peu : le bout de sa chaussure est déchiré.

La Croix Rouge n’en a plus.  Les gens ne donnent pas en ce moment.

 

Patrick est allé jeter les branches taillées

de ses arbustes à la déchetterie.

Une camionnette arrive, chargée d’un buffet de cuisine en état neuf.

Patrick demande :

« Vous ne portez pas le buffet chez Emmaüs, juste à côté ? »

La réponse tombe :

« Emmaüs m’a jamais rien donné. Je donne rien à Emmaüs. »

 

Au coin de la rue, une soucoupe. Yohann fait la quête.

Emilie s’arrête. Pose ses chaussons de danse, au coin de la rue.

Assise à côté du petit garçon, elle sort un croissant.

Les deux enfants mordent le petit pain à belles dents.

Au coin de la rue, une soucoupe et des chaussons de danse.

 

 

 

 

 

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