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Entête31.01.2010

 

 

 

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.

Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 07:30

 

 

 

Vous cherchez

La queue du Chat et le Camembert (1)

 

 

 Cheveux Ondulants Poivre et Sel regarde d’un air d’ennui la belle excitée. Pourquoi tant de jolies femmes se révèlent-elles des casseroles fêlées dans le dépit ?


Cette petite avec ses yeux noirs en amande à l’éclat vif et son teint mat a du chien sous ses airs candides. L’appel de l’aventure le fait frémir.


« Tu as ta voiture ? Je te suis. »

-         Je suis venue en bus. Comment doit-elle l’appeler ? Monsieur ? Dans le doute, elle s’abstient.

-         Monte à côté de moi, ce sera plus intime.


Elle hésite un instant. La maison est à vingt minutes. Elle se colle contre la portière. Elle a un fromage à rattraper et elle le rattrapera. Elle reconnait la force qui nait en elle à chaque challenge.

Elle l’emporte dans une discussion technique sur la mise en scène et les éclairages. Il est impressionné par sa curiosité et se prend au jeu du professeur épris de transmettre son savoir.

 

« Nous sommes arrivés.


Il s’arrête devant un immeuble décrépi d’une des banlieues qui couronnent la ville. C’est donc de là qu’elle vient. Alors qu’il ouvre sa portière, trois bambins s’étageant de 4 à 10 ans déboulent en courant  du hall d’entrée. Ils se figent à un mètre de Cheveux ondulants Poivre et Sel. Pétrifiés. Il éclate de rire.


« Vous me montrez le chemin. Mon nom, c’est Pierre.


Ils repartent en courant jusqu’au deuxième. Il suit de plus en plus intrigué et amusé.


Sur le palier, le père qui n’a pas perdu l’accent du bled l’accueille avec respect et chaleur. Il est honoré de la visite que lui accorde Monsieur. Sa femme se tient en retrait. Elle ne sait quelle attitude adoptée. Que veut son mari ? Doit-elle disparaitre dans la cuisine ou faire l’honneur de sa présence au visiteur ?


Il lui fait signe d’aller chercher les cornes de gazelle. Leïla quant à elle revient avec le thé à la menthe.

 

Cheveux Ondulants Poivre et sel s’est enfoncé au fond du canapé incurvé sous le poids des nombreux enfants qui s’y sont succédés. Il prend son verre de thé. Pour la première fois depuis bien longtemps, il est ému.

 

Il regarde Leïla au milieu des siens. Il va s’occuper de cette petite. Comme un père.

 

 

 

 

 


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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 07:01

 

 

Il est minuit. Une jeune fille s’introduit sous le voile de l’alcôve.


« La nuit porte conseil»


Elle s’assure que sa jeune maîtresse a entendu les mots. Celle-ci le lui confirme d’un clignement de cil. Et garde les yeux grands ouverts. Totalement réveillée, la jeune femme s’enfonce dans une rêverie agitée et délicieuse.

La jeune servante s’évade furtivement. Le chat roulé en boule au pied de la table basse pousse un cri d’effroi rageur sous la morsure de sa queue écrasée. Le garde somnolant à la porte sursaute. Il lance un « Qui va là ? » retentissant. En un éclair, la jeune servante s’affale sous le canapé. Le garde fixe le bout de la pantoufle qui dépasse.


Arrive un homme essoufflé, cheveux ondulants légèrement en bataille, poivre et sel. Il possède ce charme mûri que les jeunes femmes trouvent irrésistibles. Il observe la pièce, consterné, s’attarde sur la disposition des différents éléments de la scène. La jeune servante près du canapé replie ses genoux sous son ventre amorçant un mouvement pour se relever.


« Leïla, recouchez-vous » dit d’un ton ferme Cheveux Ondulants Poivre et Sel. Elle s’allonge sous la chaude caresse de la voix qui la transporte.


Il semble maintenant très concentré. Un sourire imperceptible adoucit ses lèvres. Leïla a tourné discrètement son corps afin de pouvoir le regarder à son aise.

Il la regarde dans les yeux. Elle remet rapidement sa tête en place le perdant de vue à regret.


« Leïla, vous êtes une bienheureuse catastrophe ! Ne bougez pas ! Personne ne bouge ! Alexandre, venez prendre le script. On reprend tout sur une initiative de Leïla la bienheureuse catastrophe.»


La jeune fille sent la chaleur lui monter aux joues. Elle explose de joie. Il l’a remarquée ! Elle se fend de peur. Où cela va-t-il la mener ? Nulle part. Ce qu’elle peut être bête ! A la fin de la matinée, il aura oublié son prénom. Demain, il ne saura plus qu’elle tourne avec lui.


« Leïla ! Vous m’écoutez ! »

Mon Dieu, depuis quand l’appelle-t-il ?

« Oui ! » Murmure-t-elle dans un gargouillis.

Ce que tu peux être bête, susurre la voix impitoyable de sa tête.

 

« Leïla, j’aimerais que vous soyez en forme demain pour reprendre cette scène de façon définitive. Prenez une vraie bonne nuit de sommeil, ce soir.

Aujourd’hui, nous allons reprendre le script et les différents éléments de la mise en scène. Nous faisons les essais à partir des changements que vous avez introduits. Ils insufflent une dynamique que je veux garder.


-       Bien Seigneur. Leïla pique un nouveau fard. Elle est toute à son rêve qui ne cesse de l’habiter. Des échappées dans la réalité lui rendent compte de la situation et de son décalage.


-         Leïla, vous êtes dans une forme remarquable. La condition de bienheureuse catastrophe vous sied à merveille.

 

Leïla est prise d’une euphorie agréable. La voix impitoyable de la tête s’est presque tue. Elle entend les souhaits de Cheveux Ondulants Poivre et Sel comme des invitations à voguer sur la scène. Elle développe une aisance légère. Elle oublie de se persuader qu’elle ne vaut rien. Une petite phrase tourne dans sa tête comme une ronde : la nuit porte conseil.

 

Au repas de midi, Cheveux Ondulants Poivre et Sel l’assied à ses côtés. Il se montre attentionné, s’enquiert de ses goûts pour le vin. Elle parvient à dissimuler son ignorance. La confusion monte quand il évoque les différents fromages qu’il aime cherchant à connaître ses préférences. Le vin, chez elle, on n’en boit pas. C’est contre la tradition. Quand elle a un invité, elle prend toujours le même. Il n’est pas trop cher et celui-là, elle est sûre qu’il sera apprécié. Quant aux fromages en dehors du Camembert et du Port Salut…


Ah si, la Vache qui Rit !


Elle pique un nez dans son mouchoir, prétexte à réponse différée. Il a engagé la conversation avec sa voisine de gauche. Elle lui montre beaucoup d’intérêt. Il ne semble pas indifférent. L’atmosphère s’enflamme de ce côté.

Perdre un metteur en scène pour un fromage. Je ne suis pas un corbeau quand même pense-t-elle ! Elle crâne pour elle-même mais elle n’en mène pas large.


Elle joue alors son va-tout.

 

« Venez, dit-elle, vous avez mieux à faire que vous intéressez à la monteuse. Je vous emmène chez moi. Je vais rassembler mes affaires et on y va.

Ses mains tremblent. Dans la salle d’habillage après avoir passé un coup de téléphone rapide, elle range pêle-mêle ses vêtements de ville. Elle n’a pas le temps de se changer. Il faut qu’elle profite de l’effet de surprise.

 

Il est encore déconcerté par son culot lorsqu’elle revient tandis que la monteuse commence à s’énerver lui lançant un flot d’invectives. Leïla chante dans  sa direction : la nuit porte conseil.

 

 

 

 

 

 

 

Leïla 

 

 

Inspiré par une proposition de lenaïg

Pour la Communauté des Croqueurs de mots

 

 

 

Vous cherchez


La queue du Chat et le Camembert

 


 

 

 

 

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 01:00

 

 

 

... La suite du tigre Largentic

Vous trouverez le début

ICI

 

 

 

 

 

Le dragon s’arrête doucement à côté de moi. Il

est très gros. Je l’avais pas vu quand il arrivait

qu’il était si gros. Il est venu sans faire de

bruit. On aurait dit le silence d’une petite

chenille verte à godets, c’est comme ça que

dit mon papa.


J’aimerais bien le toucher. Sa peau est bizarre.

J’ai jamais rien vu de comme ça. Mais j’ose

pas lui demander.


Il me dit monte sur mon dos. J’ai un peu peur.

Est-ce que ça brûle le dos d’un dragon ? C’est

peut-être ça ma punition d’avoir jouer avec

mon bâton avec les fourmis. Le dragon et

le tribunal des fourmis, ils se connaissent.

 


Allez monte, je te dis. Je vais pas te manger.

Parce qu’il mange les enfants aussi !

Je m’accroche en tremblant après les

drôles d’écailles. Ça brûle pas. C’est haut.

J’arrive pas à monter sur le dos. Allez, me

dit le tigre largentic, prends appui sur

les écailles. Comme si tu faisais de

l’escalade. L’escalade je sais ce que c’est.

Mon papa y m’emmène le dimanche matin voir

le rocher d’escalade dans la forêt près de chez

moi. Il en a fait quand il connaissait pas

encore ma maman.


Alors je pense très fort à mon papa qui me dit

regarde, regarde comme il met son pied là

il est fort ! Et je mets mon pied là et je monte.

Ouf qu’il y a mon papa qui m’a aidé. C’est

haut là-haut. Le tribunal des fourmis parait tout

petit. Il me fait moins peur. Au revoir petite

j’entends. C’est le tigre largentic. Mon corps

est tiré vers l’arrière. Alors je regarde le tigre

en bas qui s’éloigne.  Et je regarde devant.

On monte, on monte. Tout devient petit

dessous. Et moi j’ai même pas peur.


Il y a un grand bruit. Il ressemble au bruit du ballon

du marchand de chaussures qui se dégonfle,

en plus fort. Et je vois une grande flamme

qui brûle devant nous. C’est un vrai dragon.

Mon copain Eric, il dit un vrai de vrai. T’es

un vrai dragon alors je dis. Et bien moi j’en

suis un petit. Mais ma flamme elle aime pas le vent.

Tu me montreras ça en bas petite.

 


Nous atterrissons dans un vaste paysage

de prairies avec des arbres qui se parlent

comme les grandes dans la cour de l’école

maternelle. Partout des animaux sont allongés

sur le sol. D’autres s’affairent auprès d’eux.

Et il y a des enfants partout. Ils portent des seaux

avec de la nourriture et avec de l’eau. Les

animaux couchés on leur fait des pansements

avec des feuilles.


Je tiens ma petite flamme de dragon dans

ma poche. Mon papa l’avait oubliée sur la table.

Je l’ai prise. J’aime bien jouer avec. Mais mon

papa y me gronde toujours. Ne joue pas a

vec ça combien de fois je te l’ai dit.

Quand je pense à mon papa, j’oublie un peu les

fourmis et que je ne sais pas ce qu’on va me faire

ici et que je sais pas rentrer à la maison.


Le dragon me dit je t’amène visiter cet hôpital.

C’est beaucoup d’animaux blessés par les hommes.

Tu vas passer une journée ici à les soigner. Les

fourmis ont décidé que ça suffit une journée

pour toi parce que t’es petite. Tu  savais pas

bien ce que tu faisais avec ton bâton. Elles pensent

que ça suffira pour que tu comprennes. Tu vas dormir

là bas avec le lapin et l’écureuil. Il a des carottes

et des noisettes pour leur dîner. Tu peux en manger

s’il en reste.


Et s’il en reste pas je pense. Mais je dis rien.


Il est tard maintenant. Il fait presque nuit.

Je vois presque rien. Je cherche la lune dans

le ciel. Mais elle est fatiguée. Elle a fermé ses

volets et je la vois pas. Alors je vais m’installer

à côté du lapin et de l’écureuil. Et je cherche

la gamelle. Et comme je vois rien, je sors ma

petite flamme de dragon de ma poche. Je crois

que mon papa y se fâcherait pas. Parce qu’il

veut pas que je mange n’importe quoi mon papa.

Et d’un seul coup ma petite flamme elle brûle

dans la nuit. Et puis il y a une grande grande f

lamme qui fait un bruit de ballon de chaussures.


Je crois que le dragon c’est un peu mon

copain maintenant. Demain je lui montrerai

comment elle marche ma petite flamme de dragon

et puis lui il me montrera comment elle marche

la sienne.

 

 

 

 

 

37 Je suis un petit dragon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur une proposition de Quichottine

Dans la Petite Fabrique d'Ecriture

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 00:50

 

 

 

 

La photo est là sur la table.


Ma maman vient de rentrer de lopital. Mon papa est allé la chercher.

La photo est là sur la table. Papa l'a déposée. Avant, il l'a montrée à tout le monde. Il est beau le petit frère, hein !

 

 

 


A cause du petit frère, maman est en vacances. Elle veut aller promener le petit frère, profiter du beau temps. Alors, on va tout le temps au jardin zolo logique. Tu peux courir sans danger, elle dit. Elle ajoute toujours, sauf si tu entres dans la maison du tigre. Mon papi fait partie des Amis du Zo et on peut entrer gratuitement. Sinon, ça aurait fait trop cher.

 

 


Ce que je préfère au jardin zolo logique, c’est me mettre accroupie là où le chemin s’arrête et où commence la pelouse. Il y a un endroit avec une racine d’arbre qui fait des bosses et des trous. Je regarde les fourmis qui montent et qui descendent. Je mets des petits morceaux de bois, des petits tas d’aiguilles de sapin en travers du chemin. Et je regarde comment elles font, les fourmis. Et je prends une baguette et je tape un peu dessus, pas fort, juste un petit peu. Pour voir ce que ça fait. Des fois, y’en a qui veulent plus marcher même si je les pousse. Alors, j’ai construits un cimetière à fourmis à côté. Et je cueille des pâquerettes pour leur mettre.


Après, quand maman elle parle tellement avec sa copine qu’elle m’a oubliée, je vais voir la cage au tigre. Je me demande comment on peut entrer dedans. Je peux jamais essayer pour de vrai. Y’a trop de monde dans ce zoo !

 

 


Et puis c’est le dernier jour.

 

Maman, elle dit, demain je recommence le travail. Alors on va faire une photo du tigre. Elle nous prend les enfants devant la cage. Mais moi, je demande une photo du tigre sans personne. Et comme la pellicule est finie, on va chez le photographe. Maman ne veut que largentic. Le luméric c’est pour les fofotografes, elle dit. Je vais avoir un tigre largentic au-dessus de mon lit.

 

 

 


Toutes les nuits, en me couchant, je fais un bisou à mon tigre largentic.

 

Ce soir, son museau remue un peu. Pourtant quand je le regarde, il fait semblant de rien. Au bout de trois jours, il sort une patte du mur. Alors, je me lève de mon lit et j’attrape … le vide. C’est comme maman avec sa grimace, il veut pas me montrer. Le septième jour, il sort la tête. Et là, je bondis parce que je le guettais et je me retrouve pendue à son cou.


Il se dégage. Et me laisse retomber dans mon lit. J’arrive pas à m’endormir. Je vais chercher une cuvette avec de l’eau et je lui apporte. Il boit tout, tout vite.


Le lendemain, il descend du mur.

 

 

 

 

 

Je m’habille vite fait, grimpe sur son dos. Et il m’emmène par le chemin du bord de la maison vers les champs. Il court. Je serre tout fort sa crinière. Je suis sur un Mamac-lançoire. J’ai un peu peur. Et je ris très fort.  Loin devant, je vois deux grandes ombres. Le tigre largentic va plus vite. Nous arrivons chez la girafe luméric et le nistiti luméric. Et puis, c’est la rivière turquoise et orange. Mon grand-père, celui du zo, il m'apprend les couleurs. L’eau brille. On dirait qu’il y a tout plein de lumières dans le fond.


Le tigre largentic, la girafe luméric et le ouistiti luméric sautent presqu’ensemble. Au milieu de la rivière, j’entends un drôle de bruit. Ça fait comme quand papa déchire les enveloppes du facteur. Nous atterrissons de l’autre côté. Je me retourne. Un cascade cache d’où je viens. C’est drôle, de l’autre côté, on la voyait pas.

 

 

 

 


«Bienvenue au Royaume de la Lularmégentic. Tu es convoquée au Tribunal des fourmis. »


Un tribunal de fourmis, chic, c’est drôlement bien cette promenade. C’est drôlement mieux que le zolo logique. Le tigre largentic continue. Plus loin, je vois des cages noires dedans. Je veux voir. Alors, on s’arrête devant. Il y a des enfants, des papas et même des mamans. Je dis c’est quoi ?



C’est des enfants qui sont méchants avec les bêtes. Ils jouent avec les coccinelles. Ils arrachent leurs ailes ou les pattes des sauterelles. Les papas, ils écrasent les lapins avec leur voiture par exemple. Les maman, elles tiennent les oies pour les faire manger de force.



Et le tribunal des fourmis alors ?  

 

 

 

Je pense à mon petit bâton au zolo logique. Et d’un seul coup, j’ai très peur. Je me mets même un tout petit peu à pleurer. Je demande ils vont où après la cage, les enfants et les papas et les mamans ? Ça dépend du tribunal. Y’en a qui restent longtemps. D’autres y doivent travailler pour les bêtes. D’autres qui pourront retourner dans leur maison. D’autres, on les voit plus jamais. On sait pas ce qu’a décidé le tribunal.


Et moi, y va décider quoi le tribunal ?


Tu pourrais être condamnée à tisser des couvertures avec du fil d’araignée, et puis le soir à faire des tas d’aiguilles de pin et puis la nuit à dormir dans la cage avec les autres enfants.


Ou alors, il y aurait une libellule qui viendrait te chercher et t’emporterait en plein vol loin au-dessus de la forêt et alors … Regarde, c’est à toi. On vient te chercher. Est-ce que tu vois une libellule ?


Là-bas, un dragon à rubans !


Ah ! C'est une autre histoire alors.

 

 

 

 

 

 

Le-dragon-à-ruban-décadré

 

 

 

 

 

 

 

La suite : Une journée avec le dragon à rubans


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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 23:16

 

 

 

La scène se passe dans une grande forêt de feuillus en des temps immémoriaux.

Les bois bruissent de conversations feutrées. On voit un adolescent vêtu

d'une longue tunique bleue disparaitre entre les arbres vers le fond de scène. 

Entrent ensuite deux hommes dont le chemin se croise.


 

36 La forêt des Druides

 

 

 

 

 

 

-         Excusez-moi. Je cherche le Grand Chêne du Druide.


-         Le Grand Chêne du Druide ? Je n'ai point l'honneur ce connaître ce lieu-dit.


-         Je viens de loin. Peut-être que par chez nous, les noms sont un peu déformés.


-         Vous venez pour qui ?

    Parce que Merlin et Mélusine sont fort prisés.  Dès l'Assemblée de l'année dernière, les tablettes d'inscription étaient remplies.


-         Et en se juchant sur un arbre ?


-        Il n'y a plus un chêne qui n'affiche complet. Les épaules valides des participants mâles ont également trouvé  chacune locataire.

      

-         Ce sont de vraies stars alors !


-         Vous dites ?


-         ... Une expression de par chez moi. Je veux dire, ils sont … très connus.

En fait, je viens de très loin. Je suis envoyé par mon journal « Le Gui Libéré » pour faire une présentation de la communauté des Druides et rapporter les travaux de l’Assemblée.

Dans mon pays, l'influence des Druides s'est beaucoup réduites. Il serait plus juste de dire qu'elle a presque totalement disparu. Il s'agit pour moi de faire connaitre leur rayonnement.


-         Drôle de pays.

     Vous venez d’où au juste ? Je n'ai jamais entendu parler du "Gui Libéré".


-         Je viens de l’Ephémère, c’est par-delà le temps, derrière l’estuaire de l’Inaccessible.


-         Un bien joli nom pour une contrée perdue aux confins de la terre.


-         Je voudrais faire des croquis.


-         Il y aura des ateliers de partage des pratiques. Ce sera le plus intéressant.


-         Je veux faire un portrait des druides qu’on écoute le plus.


-         Il faudra leur demander une autorisation. Certains seraient fort courroucés s’ils apprenaient que vous vous êtes appropriés leur image sans leur en parler.

Vous croquez au fusain ?


-         En fait, j’ai une boite. Rectangulaire. Tenez, je vais vous la montrer.


-         Oui, ça m’intéresse.  Montrez-moi ça.

Je n’ai jamais rien vu d’une telle facture. Tiens qu’est-ce que c’est, ce cylindre qui englobe un morceau de verre ?


-         C’est l’œil de ma boite à croquis.


-         Je ne vois pas son fusain. Comment dessine-t-elle ?


-         Le fusain est caché à l’intérieur de la boite. Il y a un bouton, ici, pour mettre en route la main intérieure. Elle dessine très vite. Et en couleur. Je vais vous montrer. Le dessin apparaitra ici à l’arrière. Il sera tout petit.


-         J’ai hâte de voir ce dessinateur à l’œuvre. Vous le nourrissez comment ?


-         Placez-vous là. Ne bougez plus. Le dessinateur n’aime pas du tout que l'on bouge.


-         Voila. Venez voir votre dessin.

Non, non ! Laisse ça ! Vite courrez-lui après !


-         Inutile. C’est le petit singe de Merlin. Des voyageurs qu’il a soignés l’avaient rapporté d’îles lointaines. Ils lui en ont fait présent. Il est très agile et grimpe aux arbres avec une facilité déconcertante.


-         Mais ma boite  à croquis ?


-         Sans doute Merlin la récupérera-t-il d’ici deux ou trois jours.


-         L’Assemblée ne dure-t-elle pas que deux jours ?


-         Pour les non initiés. Le Collège des Grands Druides, en apprenant la merveilleuse invention que vous avez apportée, décidera peut-être de vous autorisez à assister à la suite des travaux.

Oh ! Votre boite là ! Elle fait des éclairs ! Elle va déclencher les forces maléfiques ! Au secours ! Un espion de l’Ephémère parmi nous ! Attrapez-le !

 

 

 

D'après une proposition de Quichottine

Pour La Petite Fabrique d'Ecriture

 

 

 

 

 

 


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 21:12

 

Derrière les grilles

 

 

 

 

 

 

 

              Depuis le parc


 

              Les pattes dans la neige


 

             Le bec qui picore


 

            Je les observe


 

           A travers les grilles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils vont et viennent


L'un après l'autre


Sur leur balcon.

 

 

 

L'un au deuxième


Fume une cigarette.


Il aspire la fumée


A grandes poumonnées.


Une brume légère s'élève.


On dirait une grande cheminée.

 

 

 

 

 

 Il se frotte les mains.


 Il a l'air d'avoir froid.


  Il rentre.

 

 

 

 

 

Au deuxième et au troisième                   

 

        L'autre

 

           Au troisième apparait.


               Elle secoue un tapis,

 

               Un coussin.


               Je me suis déjà

 

               Placée au-dessous


               Espérant

 

               Une miette croustillante.

 

            Que nenni !


                C'est par la cuisine

 

           Qu'il faut attendre.


 

 

 

 

 

 

 Aujourd'hui, c'est une jupe.


  Le tissu chamoiré joue avec le soleil.


  On dirait qu'il lui fait des clins d'oeil.

 

 

 



Elle interpelle les oiseaux à travers la rue.


Ils jouent la belle indifférence,


Guettant la gourmandise.

 

 

 

 Ils se succèdent

 

L'un, l'autre


Au deuxième,


Au troisième


Au deuxième,


Au troisième.

 

Toujours seuls.

 

 

 

 

 

Elle jette un long regard

 

A la cabane

 

Qui tombe en morceau,

 

Campée en bordure du parc.

 

 



J'ai coincée une afficheLa cabane abandonnée


A la fenêtre cassée.

 

 

 

J'y ai écrit un mot.

 

 


Pour elle.

 

 


"Entrez, Mademoiselle.


Pour devenir

 

Une amoureuse."

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Elle va peut-être aller voir...

 

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 07:52

 

 

 

LOPPSI, la voix de l’Etat qui gouverne la France actuellement, n’a rien de doux et de féminin. Cette loi, de son état civil complet, «loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » est la 11ème loi dite de sécurité depuis l’arrivée de Chirac au pouvoir, en 2002. Les travaux des Commissions et de vote dans les deux chambres suivent une lente marche inexorable depuis 2007.

« Les Français sont un peuple de voyous, qu’il faut surveiller, filmer, museler.

Les Français et les étrangers sont de dangereux individus dont l’Etat doit se prémunir par tout un arsenal de textes juridiques et des moyens défiant parfois la démocratie» pourrait dire la charmante Loppsi si les Guignols s’en emparaient.

 

 

«Cette loi nous paraît extrêmement dangereuse et très régressive. Elle correspond à un projet de société dont on ne veut pas, portant sur le contrôle et la répression généralisés » en disait le 21.12.2010 Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature.

 

Certains juges s’élèvent contre  la perte progressive de l’essence même de la justice en France. Il ne s’agit plus de s’appuyer sur la loi en prenant en compte les circonstances particulières du délit et la personnalité de l’accusé, il s’agit soit d’appliquer des peines planchers sans nuances ou des directives venues d’un état que le respect de la démocratie semble de plus en plus déranger.

 

Serge Portelli  dit le 08.09.2010 dans son blog Chronique de l’humanité Ordinaire

« La fonction de juger est un des piliers de la démocratie : elle exige que tout citoyen soit jugé en tant qu’individu, en tant que sujet de droit, et non comme un simple objet, comme une abstraction. La proposition que le gouvernement s’apprête à faire voter à la sauvette (la peine plancher) constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et à la nécessaire séparation des pouvoirs. Tous les défenseurs des valeurs républicaines doivent en prendre conscience. »

 

Jean de Maillard venait d'être démis de ses fonctions de président du tribunal correctionnel d'Orléans en août 2010. Il est enseignant, expert, il écrit des articles et des livres -dont l'un a reçu un Grand prix de philosophie de l'Académie française- pour décrire et questionner l'évolution de la délinquance et du système judiciaire. Il explique : 

« Un juge du siège peut, comme je le suis aujourd'hui, être déplacé au sein d'un même tribunal, on peut lui ôter d'un seul coup ses attributions uniquement parce que ses décisions déplaisent, au gré d'une campagne de presse ou des plaintes secrètes de la police ou du parquet, voire sur des instructions obscures dont il ne peut connaître l'origine. »

Rue 89 Je suis un petit juge

 

Faut-il en tirer la conclusion que le pouvoir n’aime pas les magistrats qui réfléchissent ? L’indépendance de la magistrature a-t-elle encore une signification aujourd’hui ?

 

Loppsi dévoile aujourd’hui ses atours devant l’aréopage des sénateurs.

Elle offre un régime de faveur aux étrangers, il ne suffisait pas de la loi Besson pour leur créer des conditions de vie plus difficiles. Loppsi a quelques intentions pour eux. Ainsi, la mise à mal de la démocratie va se traduire par le retard de l’intervention du Juge des Libertés, soit dans un certain nombre de situations son éviction complète. Les « délinquants » des Centres de Rétentions Administratives ont pour seuls délit de n’être pas nés en France, d'être dépourvus de carte d’identité française et de vouloir y vivre. On se doute qu’ils fuient des conditions de vie extrêmement difficiles voire insoutenables dans leur pays d’origine.  

 

Ces prisonniers des CRA , parfois de jeunes enfants, n’auront souvent plus la possibilité d’introduire une demande de titre de séjour avant d’être brutalement confinés au fond d’un avion derrière une haie de colosses menaçants. C’est assez dissuasif pour les éventuels passagers qui voudraient s’insurger contre l’éloignement, dit-on aujourd’hui, plus les méthodes sont inhumaines plus les termes employés les travestissent,  de cette jeune femme africaine malingre avec ses deux enfants, ou ce jeune homme de 16 ans qui aurait droit à la protection du juge des enfants et dont la préfecture a contesté l’âge sans preuve. Il  vient d’une dictature sanglante. Son père a été assassiné par le pouvoir en place. On n’en entendra plus parler.

 

C’est bien ce que permet l’éviction du Juge des Libertés. Qu’on en entende plus parler de tous ces étrangers. Et que l’administration puisse faire régner son arbitraire en toute quiétude.

 

Elle permet aussi le maintien dans ces prisons d’hommes et de femmes qui que la loin'autorise pas à y enfermer. Les juges des détentions et de la liberté libèrent des personnes tous les jours. Ils n’auront plus la possibilité de s’opposer au détournement de la loi par l’administration.

 

Votre nom de famille à vous, il sonne comment ? Et votre grand-mère, elle vient d’où ?

 

Cette loi part de droite et de gauche. Elle touche à tout : L’autorisation pour la police du net de mettre des chevaux de Troie dans votre ordinateur, la destruction de toutes les habitations de fortune (tentes précaires, squat) sur décision arbitraire du préfet applicable dans les deux jours et sans relogement (où vont dormir ces personnes éventuellement avec enfants), le bracelet électronique pour le récidiviste et l’étranger, (à quand pour l’excès de vitesse ou le stationnement interdit),  le fichage généralisée de la population française, vous, moi, par les services de police, pratique déjà fortement répandue et qui va encore s'étendre (Aujourd'hui, il vaut mieux ne pas perdre son portefeuille)…

 

 

Pour en savoir plus :

Sécurité : l'Assemblée adopte la Loppsi 2

LEMONDE.FR  21.12.10

 

 

 

 

Loppsi

 

 

 

 

VEILLEE AU FLAMBEE  

 


Jeudi 20 Janvier  18h00 


devant le SENAT - Angle de la rue Condé

 


APPORTER DE QUOI FAIRE DE LA MUSIQUE


ET DE LA LUMIERE

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:06

 

 

Affiche-resf-logo-chaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes plus d'un à avoir manifesté votre indignation en découvrant

la politique de chasse aux étrangers pratiquée actuellement en France.

Il m'apparait ainsi que l'information que je peux faire est utile.

Je la renouvellerai tant que les traitements dangereux et inhumains

se prolongeront à l'égard des étrangers en France.

 

Je publie ici de larges extraits d'une lettre écrite par Le Réseau

Education sans Frontière en réponse à l'invitation du Ministre

de la police.

 

Le Réseau est un mouvement né de la révolte de parents qui ont vu

les copains de classe de leurs enfants disparaitre brutalement 

parce qu'ils venaient d'être expulsés.

 

 

affiche Separation-enfant noire

 

 

  Un mouvement de solidarité et de soutien aux familles et jeunes mineurs isolés en attente de titre de séjour, donc menacés, s'est

fait jour.

 

Si vous souhaitez me poser des questions, j'y répondrai avec le plus de précision possible.

 

 

 

 

 

Lettre au ministre

 

 

 

Réseau national des militants,
collectifs d’établissements, syndicats et associations
pour l’information et le soutien
aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers



                                                                                            Le 17 décembre 2010



Monsieur le Ministre,

 


Vous avez souhaité rencontrer le Réseau Education Sans Frontières, RESF.

Le Réseau dans sa diversité aussi bien géographique que philosophique, politique, spirituelle, refuse de désigner en son sein quelque représentant que ce soit pour venir au ministère.

Le gouvernement que vous servez et vous-même avez pris le parti d’une politique du rejet de l’étranger, (...)de l’expulsion à tout prix avec des objectifs précis fixés préfecture par préfecture, prime de résultat à l’appui. (...). Vous avez choisi de devenir ce que nous appellerons « ministre de la Rafle et du Drapeau », vous l’avez fait, avez-vous dit, « sans état d’âme ». (...)

 

(...) Vous déclarant « fiers de nos valeurs », », de notre pays qui est à l’origine de la Déclaration des Droits de l‘Homme, qui a ratifié la Convention européenne, la Convention internationale des droits de l’enfant. (...)  vous en usurpez le prestige dans le même temps que vous les bafouez en menant une politique qu’il faut bien qualifier de xénophobie d’Etat. La multitude de cas inhumains que vous avez assumés est trop longue pour qu’il soit possible d’en faire la liste.


Affiche lien socialEnfants en rétention, familles brisées par l'expulsion d'un ou de plusieurs des leurs, lycéens expulsés en cours d’études sont hélas des démentis vivants et désespérants de vos paroles. Ni les expulsés, ni leurs proches, ni leur entourage, ceux qui les rencontrent tous les jours à l’école, au travail, ne peuvent croire que ce soit cela une politique humaine. Ils savent en outre que vous avez été alerté sur chacun de ces cas et que votre humanité ne s’est pas manifestée.

Après les évènements de cet été,(...)  nous voyons bien que si votre politique s’est modifiée, c’est pour le pire, le renforcement de la xénophobie et la banalisation de la plus grande brutalité en paroles et en actes. Nous n’en prendrons qu’un seul exemple concret, celui d’Ardi, jeune garçon de 15 ans très lourdement handicapé, que la police est allée chercher dans un centre de soins spécialisés et qui a été expulsé par le ministre Besson. Mais, à notre connaissance, vous n’envisagez pas son retour en France, bien que l’état de santé de ce jeune se dégrade de jour en jour.

Vous allez défendre la loi concoctée par votre prédécesseur (...)  Il bafoue la notion d'accès équitable à la justice garantie par la Convention européenne des droits de l'Homme. Il utilise le prétexte de directives européennes pour banaliser et aggraver l'enfermement, il construit une société fondée sur la peur et le rejet de l'autre stigmatisant les étrangers et les français d'origine étrangère. (...)


affiche-ArrestationEt nous, RESF, nous n’existons que parce que nous avons le soutien et l’aide des citoyens ordinaires que votre politique révulse. Vous pouvez poursuivre des hommes et des femmes pour délit de solidarité, mais vous ne pouvez pas en brider l’expression journalière. (...)

Monsieur le ministre, votre politique est insoutenable car nous, citoyens, nous sommes nombreux, conjoints, enfants ou petits enfants de migrants. Nous avons des conjoints, qui sont des migrants. Le président de la République lui-même est enfant de migrant. C’est cela la population de la France aujourd’hui et vous n’y pouvez rien changer.



 

(...) Nous voulons que cessent la chasse aux « sans papiers », l’enfermement de parents et trop souvent d’enfants dans les centres de rétention, la négation quotidienne de droits fondamentaux comme l’asile, le logement, le travail, l’accès aux soins... Nous voulons que cessent les poursuites contre tous les militants de la solidarité et ceux qui dénoncent le caractère inhumain et régressif de votre politique.

C’est pour toutes ces raisons que nous ne donnerons pas suite à votre demande. Nous n’irons pas faire semblant d’être consultés alors que votre politique, déjà tracée et bien connue, va à l’inverse de ce que nous réclamons.


Réseau national des militants,
collectifs d’établissements, syndicats et associations
pour l’information et le soutien
aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

 

 

http://www.educationsansfrontieres.org/

 

 

 

AfficheRESFParis1-2-3-4

 


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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 01:03

 

 

35 Solutions locales pour un désordre globale

 

 

 

 

Où ai-je bien pu ranger mon DVD

 

"Solutions locales pour un désordre global ?"

 

 

 

 

 

Vous voulez en savoir plus ?

 

Vous avez raison, c'est très important

 

Venez sur le site du film

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 01:17

 

 

 

 

Lecon n°2, chapitre 4

 

 


 

Les acariens

 

Savez-vous qu'il existe 50000 espèces d'acariens mesurant entre 0.03 mms et 0.2 mms.

Maintenant que je suis obligée de porter des loupes pour enfiler le fil dans l'aiguille

quand je couds, je me fais un peu vieille pour la chasse aux acariens.

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas allergique.

 

Cependant...

 

 

         Je pars à la chasse

          

 

 

 

  13 Sus à l'adversaire

 

 

 

 

 


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