Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Entête31.01.2010

 

 

 

Rechercher

Contrat Creative Commons
Blog L'Oeil qui court by L'Oeil qui court est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 3.0 Unported.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://loeilquicourt.over-blog.fr/

.

Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 01:32

 

 

 

 

La neige a fondu. Je peux laisser les fenêtres grande ouvertes

sur mon tout petit jardin de rien du tout.

Parfois, je vois un oiseau filer comme l'éclair au ras

de la fenêtre.

 

Il fait (presque) beau. Si ça continue,

je vais aller peindre dehors entre deux averses.

 


 

   

 

        Ça y est, c'est décidé...


 

 

-                 Je fais le Osterputz (grand nettoyage de printemps)


-        ... ?


-        Non, chez moi non plus, ce n'est pas encore Pâques.

         Mais jaime bien faire la bombe !

 

 

 

 

33 La bombe

 

 

 

 

 

Pendant que je m'affaire à faire place nette,


je vous propose de découvrir

 

une autre façon de faire place nette :

 

 

Pourquoi il vient pas me chercher mon papa ?


 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Dessine-moi une histoire !
commenter cet article
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:30

 

La fresque de Billère

 



Revue de presse


Rue 89 - 07.09.2009


La mairie de Billère, ville de 14 000 habitants de la banlieue de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, a pris la décision de faire réaliser par des peintres une fresque murale extérieure destinée à rappeler le souvenir des enfants expulsés du département avec leurs parents étrangers en situation irrégulière.


Cette fresque a été inaugurée devant une foule nombreuse de plusieurs centaines de personnes sensibilisées au sort de ces familles par le réseau éducation sans frontières du département. De nombreux élus de plusieurs communes étaient présents ainsi que des représentants d'associations, de syndicats et de partis politiques.



Ligue des Droits de l’Homme – Toulon - 13.01.2010


Suite au recours initié par le préfet Philippe Rey, qui reproche au maire de Billère d’être « sorti de son devoir de neutralité vis-à-vis de la politique gouvernementale », le tribunal administratif de Pau a demandé le 12 janvier 2010 l’effacement de cette fresque.



Blog Observatoire de la Censure – 24.11.2010


La cour d'appel de Bordeaux a confirmé (26-10) la  décision du tribunal administratif de Pau rendue le 12 janvier 2010 et impose à la mairie de Billère d'effacer la fresque, dite des expulsés, avant le 26 décembre, avec une astreinte de 100 euros par jour au-delà de cette date.



La République des Pyrénées – 20.12.2010


Près de trois cents personnes, dont de nombreux élus et les représentants de 22 associations, se sont rendues samedi matin devant la fresque des expulsés à Billère. Ce rendez-vous initié par les élus de la majorité municipale intervenait après 16 mois de conflit avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques qui exigeait, et a obtenu, l'effacement de cette fresque.


Le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne, rappelait que



" ce mur symbolisait les actes solidaires et généreux


de citoyens contre un gouvernement autoritaire.


Le préfet Rey est parti et la fresque est toujours là."



Si après 16 mois de combat judiciaire, la fresque sera effacée dans quelques jours, elle sera reproduite et diffusée sur tous supports. Déjà, les militants du Réseau Éducation sans frontières (RESF) vendaient samedi des t-shirts à l'effigie de la fresque tandis que les compagnons d'Emmaüs vont la reproduire sur un wagon à Lescar juste en face du péage autoroutier.


La députée-maire de Pau, Martine Lignières-Cassou, appelait tous les maires du Béarn à afficher et faire tourner la reproduction sur banderole de la fresque. « Contre la froide logique du chiffre, nous devons garder notre capacité d'indignation et le refus de ces pratiques » affirmait la députée-maire.

 





                Pour que la vie ait plus de force que la censure 



 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Questions humaines et sociales
commenter cet article
10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 07:02

 

 

Sous titre : Es-tu au clair de ta lune ?

 

 

 

Le ciel était noir.

La terre était noire.

Les arbres se fondaient en noir

sur le fond noir de la terre et du ciel.


Rien ni personne ni voyait rien.


L'univers dormait.

 


On ne voyait pas la case dans le noir de la terre et du ciel.

 

 


Petit Tibou y dormait roulé en boule dans les bras de la chèvre.

Un éclat de rire secoua son sommeil et l’envoya rouler à la porte de la case.

Une galipette l’assit trois pas plus loin dans le noir du ciel et de la terre.


Il glissa sa menotte sous son pagne et en rapporta une petite chose indéfinissable dans le noir. Il souffla doucement sur la petite chose au creux de sa main. Un point de lumière s’éleva en courbes incertaines dans le noir.


Il glissa une deuxième menotte sous son pagne en ramena une deuxième petite chose, souffla et un deuxième point de lumière monta en flageolant.


Petit Tibou continua sa danse des menottes dans le noir de la nuit et fut entouré d’une chorégraphie de points de lumière.

 

 

 

On n’y voyait toujours point clair. Mais on y voyait des points.

 

 

 



Quand c’est tout noir dans ta tête et que tu n’y vois point clair,

cherche le point de lumière à regarder dans tout ce noir.


Si tu ne le trouves pas, prends une luciole, attends la nuit et souffle dessus.

 

 

 

 

 

 

La-petite-lumiere-dans-le-noir.jpg

 

 

 

La petite lumière dans le noir

est inspirée par une proposition de Brigitte Giraud

pour les  Croqueurs de Mots, un drôle de rassemblement lettrovore,

grand adorateur de la Majuscule, s'adonnant aux rites de la prosenver.


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nouvelles et histoires
commenter cet article
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 10:56

 

 

 

 

   

 

Trois   petites   notes de musique


   

 


 

    Cinq   petits  doigts

 

                                    endiablés


                                     

 

                             

 

                        Deux petits grains           de café

 

 

 

 

 

Sautillent et virevoltent


 

 

 

      En

 

                jouant

 

                              de

 

  

 

                                      la    c  a  l  e  b  a  s  s   e

 

 

 

 

 

 

 

 

10 Calebasses et grains de café

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Peinture et dessins
commenter cet article
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 01:00

 

 

 

 

Depuis son lit, elle se voit. Elle se tient debout, le front appuyé à la fenêtre. La pénombre du soir hivernal l’enrobe d’un halo bleuté. Quelques flocons arrivent de là-haut, tout là-haut sans précipitation. Ils teintent la nuit encore claire de pétales blancs.

 

Cela fait quelques heures qu’elle est couchée.

 

Quand elle s’était réveillée, tout lui avait paru normal.

 

Mais son souffle rauque avait commencé par attirer son attention.

Puis le rythme de sa respiration hachée, qui s’était faite douloureuse.


 Elle avait voulu allumer la lampe de chevet, prendre le verre d’eau sur la table de nuit. Elle n’avait pu déplacer son bras. Mais elle l’avait vu s’approcher du verre alors même qu’il était allongé le long de son corps sur le lit.

 

 


Elle avait peur maintenant. Elle voulait appeler. Que quelqu’un vienne, la rassure. Qu’on lui donne des médicaments pour cette poitrine qui brûlait. Qu’on lui explique ce qui se passait.


Elle tentait de toute sa faible vigueur d’appeler. On ne lui répondait pas.

Elle même n’entendait pas le son de sa voix. Les mots se formaient seulement dans sa tête. Ses oreilles ne percevaient que le sifflement qui s’échappait des ses poumons de plus en plus rapide et bref.


 Des pas vifs arrivaient dans le couloir. Bien qu’elle ne pût tourner la tête, ses yeux se portèrent au niveau de la porte de la chambre. Elle était entrebâillée. On ne pouvait voir le couloir de son lit. Mais elle vit la silhouette rose passer sans s’arrêter, sans jeter un coup d’œil.


Elle avait crié de toute la force du silence.

Le silence qui régnait maintenant opaque dans la chambre. Le sifflement de ses poumons s’était tu.

 


Elle était restée de longues minutes, yeux grands ouverts à sentir la présence des murs, la masse des meubles, la qualité des matières. Elle apprivoisait ces sensations, s’approchant à distance de la chaise,  de la table, puis de la potence. Elle écoutait son corps qui s’était tu, ressentait ses muscles qui ne respiraient plus, ses veines qui ne s’écoulaient plus.

 

Elle avait enfin dirigé son attention vers la fenêtre bleue aux pétales blancs qui descendent de là-haut, tout là-haut. Elle s’était vue debout là-bas, sa natte dans le dos.


« Tiens, mais où est passé mon pyjamas d’hôpital ? »

 

 

 

Pétales-blancsUne illustration de :   A lot of tralala 

 

 

Une histoire inspirée par la proposition du   blog à mille mains

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nouvelles et histoires
commenter cet article
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 01:00

 

 

 

 

 

 

Le tronc à nez

 

 

 

 

 

 

 

Dans la forêt, par temps de grand froid,


peut-être aurez-vous la chance


d'apercevoir subrepticement au loin


caché entre deux taillis


un Tronc à Nez.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'accroche neige

 

 

 

 

 

 

 

Quand tout est blanc,

 

Que votre visage s'ébauche à peine sous votre écharpe

 

Alors que le redoux tente timidement de souffler la neige,


Perdant sans cesse son combat,

 

Vous croiserez au hasard de vos randonnées

 

des accroche-neiges.

 

Animés de gesticulations fanfaronnes,

 

ils prennent la pause à votre passage


et brillent de mille feux  au moindre rayon de soleil.

 

 

 

 

 

 

 

Aux lanternes d'hiver

 

 

 

 

 

 

 

Ceci est un croquis à l'aquarelle

 

d'un lieu que vous ne pourrez malheureusement

 

jamais atteindre.

 

Il est en effet accessible aux seuls enfants

 

plus jeunes que l'âge de raison

 

ayant eu la fée Clochette pour marraine

 

et ayant servi quelques temps la Bête.

 

Vous apercevez ici les rideaux que Blanche Neige

 

avaient installés

 

A la fenêtre de la villa des sept petits nains.

 

Car quoique l'on en raconte,

 

leur demeure était fort spacieuse et de bon goût.

 

 

 

 

 

 

 

Si vous aves l'occasion de rencontrer

 

la Belle au Bois Dormant,

 

elle vous en touchera quelques mots.

 

Elle a quelques accointances avec Blanche-Neige

 

par sa marraine.

 

 

 

Racontez-moi.

 

J'adore les ragots de contes et princesses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Peinture et dessins
commenter cet article
3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 11:00

 

 

Parce qu'aujourd'hui, les acquis d'humanisme de respect

 

des droits de l'homme

 

des Lumières et de la révolution française

 

Sont combattus en France

 

Voire devenus objets de délits

 

 

 

Parce qu'aujourd'hui,

 

les conquêtes sociales de l'après-guerre,

 

le projet d'amélioration des conditions de vie des pauvres

 

sont attaqués

 

 

et les lois de protection sociales, d'égalité des droits et des devoirs,

 

progressivement annulées,


 

Parce que c'est une nouvelle année qui commence

 

Et qu'il est urgent de savoir et de résister,


 

Je retranscris une partie de l'article de médiapart

 

nous transmettant les voeux d'un des plus grands résistants français

 

 

 

 

 

 

" A 93 ans,


Stéphane Hessel


est le plus jeune d'entre nous


par la vitalité de son engagement et sa force d'espérance.

 


 

Né à Berlin en 1917,


immigré en France en 1925,


naturalisé en 1937,


prisonnier évadé en 1940, il rejoint le général de Gaulle à Londres en 1941.

 

 

 

Résistant,


agent de liaison au BCRA,


il est arrêté en France en 1944, puis déporté,


notamment au camp de Dora,


où il échappera de justesse à la pendaison.

 


 

Diplomate à partir de 1945, ambassadeur de France,


il fera de la question des droits de l'homme


son combat sans partage ni relâche.

 

 

 

Mes chers compatriotes,

 

 

 


La première décennie de notre siècle s'achève aujourd'hui sur un échec. Un échec pénible pour la France ; un échec grave pour l'Europe ; un échec inquiétant pour la société mondiale.


Souvenez-vous des objectifs du millénaire pour le développement, proclamés en 2000 par la Conférence mondiale des Nations Unies.

 

On se proposait de diviser par deux en quinze ans le nombre des pauvres dans le monde.

 

A la même date, on entamait une nouvelle négociation pour mettre un terme au conflit vieux de trente ans du Proche Orient – les Palestiniens auraient droit à un Etat sous deux ans.

 

 

Echec sur toute la ligne!

 

 

 

 

Une plus équitable répartition entre tous des biens communs essentiels que sont l'eau, l'air la terre et la lumière? Elle a plutôt régressé, avec plus de très riches et plus de très très pauvres que jamais.

 


Les motifs d'indignation sont donc nombreux.

 

Ce petit livre Indignez-vous! – qui a eu un extraordinaire succès auprès des parents, et plus encore de leurs enfants, auxquels il s'adresse –, c'est quelque chose qui me touche profondément.

 

De quoi faut-il donc que ces jeunes s'indignent aujourd'hui?

 

 

Je dirais d'abord de la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers. Ceux-ci bien organisés sur le plan mondial pour satisfaire la cupidité et l'avidité de quelques-uns de leurs dirigeants ; ceux-là divisés et incapables de s'entendre pour maîtriser l'économie au bénéfice des peuples, même s'ils ont à leur disposition la première organisation vraiment mondiale de l'histoire, ces Nations Unies auxquelles pourraient être confiées d'un commun accord l'autorité et les forces nécessaires pour porter remède à ce qui va mal.

 


Au moins nous reste-t-il une conquête démocratique essentielle, résultant de deux siècles de lutte citoyenne. Elle nous permet de revendiquer le droit de choisir pour nous diriger des femmes et des hommes ayant une vision claire et enthousiasmante de ce que la deuxième décennie qui s'ouvre demain peut et doit obtenir.

 

 

 

Voilà la tâche que je propose à tous ceux qui m'écoutent.

 

 

Qu'ils prennent appui sur les auteurs courageux

 


qui se sont exprimés ces derniers mois,

 

 


sur Susan George et son beau livre Leurs crises, nos solutions,

 

 

sur Edgar Morin et son dernier tome L'Ethique,

 

 

sur Claude Alphandéry et ses propositions pour une

 

économie sociale et solidaire.

 

 

 

Avec eux, nous savons ce qu'il est possible d'obtenir.

 

 

 

 

 


 

N'attendons pas.

 

 

 

Résistons à un président dont les vœux ne sont plus crédibles.

 

 


 


Vivent les citoyens et les citoyennes qui savent résister!

 

 

 

Stéphane Hessel

 

 

 

 

 

Selon un article de médiapart

 

 

 

 

 

Les publications reprennent 

 

 

le 6 janvier.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Questions humaines et sociales
commenter cet article
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 10:26

 

 

 

 

 

 

Fleurs de pommier

 

 

 

 

 

Sondage :

 

 

 

 

Le gui l'an neuf, vous le préférez comment ?

 

 

 

 

Dans le verger, en pique-nique sous les pommiers en fleurs

(selon suggestion de présentation)

 

 

 

Dans la chambre, en ronflant sous les vapeurs d'alcool 

 

 

 

 

Dans le téléphérique, en montant vers le Mont Blanc

sous les câbles électriques

 

 

 

 

Toute autre réponse est acceptée.

Mais accentuera les difficultés d'exploitation du sondage.


 Une grande diversité de réponses est encouragée

au nom du soutien au développement des libertés individuelles.

L'uniformité des données permettra un dépouillement homogène

et un rendu fiable des résultats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous souhaite une année nouvelle

 

douce et remplies de petits bonheurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Peinture et dessins
commenter cet article
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 00:59

 

 

 

 

 

 

Je la vis descendre les quelques marches du perron.


La regarder, s’envoler légère,  au-dessus de l’escalier,


Se poser dans l’allée du jardin,


Etait un ravissement.

 


 

Son pied, qu’elle avait menu et gracieux,


Se lovait sur le sol dans un mouvement souple.


Elle ceignait sa cheville d’un bracelet liane


Qui en soulignait la finesse.

 


 

Elle sortait ce soir comme tous les soirs


Portant un fourreau fluide qui la moulait sans exagération.


Une de ces choses extrêmement réussies, à la taille basse.


Les courbes discrètes de son long corps


Dessinaient la structure du tissu


En un plissé aérien.

 

 

Encore une fois, elle m’échappait.


Rien n’avait été dit entre nous.


Et rien ne serait dit.

 

 

 

Je restai ainsi à l’observer depuis la fenêtre.

 

Elle s’échappait soir après soir


Pour aller se jeter dans les bras d’inconnus


Toujours autres.

 


 

Elle revenait de ses échappées sensuelles et tendres,

 

conquise.


Ses yeux langoureux brillaient d’un éclat sauvage.


Le parfum de sa peau mêlé aux effluves de transpiration


Trahissait l’embrasement de sa passion.

 


 

Elle était désirable à me rendre fou.

 


 

Je retenais une longue plainte.


Ne disais rien.


La regardais se déshabiller


En longs mouvements coulés.

 


 

C’est elle qui orchestrait nos échanges.


Et pour le moment,


Elle n’était pas décidée à m’écouter.

 


 

Elle enlevait ses atours


Qui s’étalaient sur le sol.


Elle s’éloigna vers la baignoire.


Le métronome de ses fesses arrondies


Se balançait de gauche à droite,


De droite à gauche.

 

 

 

… J’entendais le clapotis de l’eau


Qui la nimbait de son voile translucide…

 


 

… Elle s’approchait enfin de moi.


Nue, elle avança ses longs doigts


Et les posa sur mes touches noires et blanches

 

avec dextérité.


Toutes mes fibres se mirent à vibrer,


M’autorisant à lui dire combien je l’aimais.


 

Cette nuit,  elle m’entraina

 

de son touché ferme et puissant


Dans l’alcôve de Roméo et Juliette


Où, pour elle, je mourrais d’amour.

 

 

 

 

 

 

 

Piano aqueux de Catherine Alexandre              Le Piano Aqueux - Catherine Alexandre    ICI


 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nouvelles et histoires
commenter cet article
30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 01:05

 

 

 

 

 

 

 

 

02 Soir de sang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer s'irrite

 

 

Remuée par les mains du vent

 

 

  La côte s'absente dans une quinte


 

 

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Peinture et dessins
commenter cet article