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Entête31.01.2010

 

 

 

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.

Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 02:00

 

 

Projetée en pleine forêt durant mon sommeil,

je suis un chemin tiraillée par des forces contraires.

Soudain,

cinq minuscules gamins de 20 cms de haut se campent autour de moi

usant d'une force étrange pour me contraindre.

 

 

Début 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je sentis un étau autour de moi. Je regardais les garçons avec étonnement. Que me voulaient-ils ?

 

Un coup de basson traversa mon cerveau :

« Suis-nous »

 

J’hésitais un instant. Je ressentis la force se durcir

autour de mon corps.

Je décidais de les suivre sans chercher l’affrontement.

Je voulais comprendre la raison de leur hostilité.

Ensuite, je déciderai si je tentais la fuite.

Mais il ne me semblait plus aussi simple d’y parvenir.

Etais-je vraiment le maître ?

 

Très rapidement,

portés de cette façon inconnue

qui leur était propre,

nous arrivâmes sur une plage.

Devant nous, se dressait une falaise.

 

 

Bord-de-mer.jpg

 

 

J’habitais à 150 kilomètres de la mer.

Comment le petit peuple avait-il réussi

à m’amener au bord de la mer ?

 

 

 

Les cinq enfants me bousculaient

sans me toucher

pour que je m’achemine vers la falaise.


Nous contournâmes un éboulis de rochers

et nous introduisîmes

entre deux monticules élevés.

Parvenue à une fente cachée de la falaise,

  je dus me plaquer contre la paroi,

le visage à deux centimètres de la roche

et opérer une souple reptation du corps

pour pénétrer à l’intérieur du rocher

dans un boyau aux dimensions plus respectables.


Tout au long de notre marche,

la roche s’allumait

faiblement

de cette même lumière chaude

qui éclairait la grotte hier soir.

 

 

 

 

 


Au bout de quelques dizaines de mètres,

nous débouchâmes dans une pièce de petite dimension.

 

  Quelques petits fauteuils meublaient la grotte.

Un siège adapté à ma taille était également présent.


Ils m’attendaient.

Ou bien un autre adulte.

 


 Je m’assis et regardai mes compagnons.

Malgré la fermeté avec laquelle

ils m’imposaient leur volonté,

je ne pouvais les considérer en ennemis.

 


Leur hostilité pour une raison

que j’ignorais ne me menaçait pas.

 

 

 


Une contrebasse me peignit la situation.


C’était Danoci qui m’expliquait sa vie d’avant.

 

Il me parla de sa naissance

  au sein d’une famille pauvre.


Le père et la mère travaillaient

dans une fabrique de boutons de nacre.

La concurrence avait fait péricliter le secteur. 

 

 

 


Le chômage avait massivement

touché les familles.

 

Le père s’embaucha alors

dans les fermes

quand il y avait un coup de main à donner.

La mère obtenait de temps en temps

un travail de petite main.

 

 

Il y avait des jours où le seul repas était

un bouillon d’eau avec une carotte.

Le ventre se tordait.

 

Le père, humilié, devenait mauvais.

 

 

 

 

 

  Suite

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 01:30

 

 

Cherchée dans mon jardin par une toute petite fille de rien du tout,

je pénètre à sa suite dans une étrange communauté d'enfants.

Après une cérémonie d'intronisation,

je suis projetée pendant mon sommeil en pleine forêt.


 

 

Début 

 

 

 

 

 

Je marchais hardiment

sur ce sentier qui résonnait de froid.

 

J’aimais cette sensation d’immensité silencieuse

autour de moi,

troublée par instant par l’ébouriffement

d’un battement d’ailes.

La lueur du jour attisait

les silhouettes jusqu’alors ensevelies.

Le monde se transformait sous mes yeux.

 

Je jouissais de la solitude

qui m’enlaçait intimement à cette métamorphose.

 

Je cheminais depuis presque deux heures

lorsque j’arrivai à un carrefour.

 

Pour la première fois, je ressentis une hésitation.

J’étais tirée dans deux directions

opposée dans une tension désagréable .

Je subissais le phénomène désorientée.

 

Enfin, l’une des forces s’imposa

et m’emmena irrésistiblement vers la gauche.

Je bordais une jolie rivière.

Les arbres devenaient clairsemés.


Un instant, je fus éblouie.

La lumière froide d’un soleil d’hiver hardi  

 se déversait en douche sur un cygne.

 

 Sa blancheur

se détachait sur l’eau sombre.

 

cygne.jpg


Je me laissais absorber un moment.

L’appel qui voulait me tirer plus loin

eut prise sur moi

 plus tard.

 

Une manière de goûter le bonheur de cette journée

qui s’offrait à moi.

 

La force qui m’attirait plus loin se fit caresse.

 

Je me mis à sautiller d’un pied sur l’autre

en fredonnant un air que j’avais appris,

petite,

à l’école.

  Je revoyais la cour de récréation

et nos jeux de marelle.

 

Un souffle de légèreté balayait mes interrogations.

Je me sentais en vacance.

L’esprit libre.


Je ne m’étais pas présentée au travail ce matin.

Les livres restés en attente de classement

sur la grande table de la bibliothèque municipale

n’en éprouveraient pas grand dommage.

 


J’étais ailleurs.

 

Danoci se dressa sur le chemin,

surgi brusquement du fourré.

Quatre autres petits diables m’encerclèrent,

l’air peu avenant.

 

Où était le cinquième ?

 

 

 

 

 

 

 

Suite

 

 

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 01:00

 

 

 

 

 

 

 

La toute petite fille qui était venue me chercher jusque dans mon jardin

m'introduisait dans un monde d'enfants étonnants.

Je pris à une cérémonie d'intronisation en un lieu inconnu

quelque part sous terre. 

 

 

 

Début

 

 

 

 

 

 

 

En un instant,

suivant le mystérieux procédé en œuvre

lors de mon entrée dans la grotte,

je me retrouvai assise à une table avec Lilule et Mouni.

 

Les assiettes étaient servies.

Le chant devenu doux se poursuivait.

Il créait une proximité entre nous.

Le chœur discordant prenait sa place dans l’ensemble.

Il ne cessait de rappeler son existence.

 

A la fin du repas,

Lilule m’emmena dans une pièce contigüe,

grande chambre à coucher collective.

 

 

Au fond, des rideaux créaient une alcôve.

Elle m’y installa.

  Elle me dit qu’elle m’expliquerait

la raison de mon invitation dans la communauté

le lendemain.

 

Je m’endormis très vite.

 

 

 

 

 


 

*


 

 

      

                    *

                               


                                    *

 

 

 

L’air époussetant mes traits rosis m’éveilla.

J’étais allongée dans la forêt.

L’indigo de la nuit était traversé de lampées claires.


La cime des arbres découpée en une dentelle

de fines branches marbrait l’horizon.

Quelques breloques de glace déchiraient l’obscurité.


J’étais couchée à même le sol,

emmitouflée dans mon anorak blanc.

Des lambeaux de neige gelée dessinaient

l’ébauche d’un tableau abstrait.

 

 


Je m’assis.

 

Le fond de l’air me semblait froid. Pourtant, je n’étais pas gelée.

Je ne reconnaissais pas le lieu.

Une belle forêt de feuillus.

Quelques conifères, rares, parsemaient le tapis des arbres,

lui donnant des points d’ancrage.

 

Le sol était dur et luisant.

Quelques feuilles frigorifiées dressaient leur tête

dans un effort désordonné

quêtant une caresse solaire qui arriverait dans quelques heures. 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Je-suivais-mes-jambes.jpg

Je me levai.

Une faim tenace me prit le ventre.

Je n’y pr êtai pas attention.


Je suivis du regard le chemin proche

pour bientôt m ’y engager d’un pas déterminé.

L’idée de rentrer chez moi ne m’effleura qu’un instant.

 

J’avais l’impression que mes pensées personnelles passaient en moi pour disparaître aussitôt,

presque devenues inaccessibles.

Tandis que le doute et le questionnement se dissipaient.

 

 

C’était comme si

je suivais mes jambes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite

 


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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 00:31

 

 

 

Je rencontre une toute petite fille de 20 cms dans mon jarsin.

Elle m'attire dans la campagne.

Assise sur un tronc,

s'instaure un étrange échange intérieur.

La parole est traduite par le son d'une flûte et d'une harpe.

 

  Début

 

 

 

 

 

 

Sans qu’aucune transition n’explique

ma présence là,

je me trouvai au centre d’une vaste grotte souterraine.


Une lueur orangée baignait les parois

de sa chaleur.

Une respiration faisait battre le rocher.

Un murmure, à peine perceptible, s'élevait.

 

J’étais entourée par le Petit Peuple.

Je savais que seul Danoci n’avait pu se joindre à l’assemblée.

 

 

 

 

 

 

 

 

           *

 


                                                                              *

 

 

 

 

 


Les Enfants avaient choisi

de m’intégrer à leur monde.



J’étais 

installée sur un siège pourpre

dont l’étoffe épousait mes formes.

 

  Placée légèrement en contrebas,

je voyais les visages des minuscules enfants à ma hauteur.

Leurs énergies me pénétraient,

contradictoires,

porteuses d’une force

et d’un courant d’air froid qui parlait de blessure

et de fragilité.

 

 

Les accents de leur chant musical

me parvenaient légèrement discordants.

Une poussée contraire s'affirmait dans les aigus.

Une ou deux basses trop appuyées.

 

 

 

 

Cette dysharmonie des sons

m'interrogeait.

Les questions naissaient.

 

 

Je décidais d’attendre et de voir.

 

 

 

 

*

 

 

                       *

 

                                             

                          *

 

 

 


Des voiles mordorés, fluides,

churent depuis les hauteurs en un léger bruissement


Une scène centrale, créée par le ruissellement de tissu translucide,

m’isola à peine de la communauté.



 

 


Les images s’estompèrent,

la mélodie des murmures musicaux s’atténua jusqu’à disparaître.

 


Je me recueillis.


La situation m’apparut.

J’étais sous terre, dans un lieu que je ne savais pas atteindre,

au milieu d’un peuple inconnu des humains

dont je ne savais rien.

 

 

 

Il est possible

que l’un ou l’autre membre

de la communauté

ne désirât pas ma présence.

 


Mais, dans sa grande majorité, le petit peuple m’avait choisie.

 


 

 


Alors, je sus ce qui, pour le moment, était attendu de moi.

 

 

 

 

 

 *

 

 

                      *

 

 

                        *

 

 


 Je me levai lentement,

regardai les enfants avec attention.


J’avançais

hors de la tente formée par les rideaux,

me dressai devant eux.

 

Nos yeux convergèrent.

 

La musique se glissa en moi par petites touches;

chacun prenait contact avec moi

individuellement.


Je les connus une à un.

Et je connus les cinq qui m’étaient hostiles.

Ceux-là parlaient de Danoci.

Je sus qu’il allait avoir un rôle déterminant dans mon intégration.

 


 

Les-instruments-de-musique.jpgUne myriade

de petites

lucioles

lumineuses

descendit

de la voûte

et créa

un halo peu au-dessus

de nous.

 

 

 

 

 

 

Un très beau chant s’éleva, puissant.

 


L’émotion montait. 

 

 

 

 

 

Je m’aperçus

que je participais moi-même

au chant sans comprendre comment.


Il charriait le dépassement de lourdes souffrances,

  l’attente d’une issue à une situation difficile.

 


Le cinquième passage de la Source

évoquait un point de rupture qui restait encore mystérieux pour moi.

 

 

 

 

 

 

 

  La suite


 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 00:00

 

 

Dans mon jardin,

apparut une toute petite fille de 20 cms de haut.

Je la suivis, transportée à une vitesse étonnante

et me retrouvai dans la campagne.

 

  Le début 

 

 

 

 

 


 

Un long silence s’installa.

J’attendais tranquillement 

que ma toute petite amie de rien du tout parle.

 

Elle tremblait légèrement,

semblant fournir un effort important,

aspirée à l’intérieur d’elle-même.

 

Les minutes s’enchaînaient comme les perles d’un collier.

  De longs instants plus tard, elle se détendit.

 

 


Lilule-copie.gifSes yeux s’installèrent délicatement à la porte des miens. Ils me demandaient la permission d’entrer.

 

 

Cette perception douce et ténue m’était inconnue.



Au fur-et-à mesure

que je prenais connaissance

de cette rencontre,

  un monde neuf

s'ouvrait.

 

 

 

D’instant en instant,

une quiétude s’installait,

 

Je dis :

« Oui »

Je la laissai entrer.

 

Je sentis une présence chaude

et apaisée se déposer lentement en moi.


Mes yeux pressentaient plus qu’ils ne voyaient.


La parole

de ma toute petite compagne de rien du tout

se libéra comme le chant mélodieux d’une flûte.

Une harpe ajouta le son

de ses cordes égrenées.

Je compris qu’une autre présence

avait rejoint ma toute petite compagne

dont la force mystérieuse

se diffusait en moi.

 

Ce chant se traduisait en mots clairs et concis dans mon esprit.

Des images limpides me traversaient.

 

Ma toute petite compagne de rien du tout

se présenta :

 

« Je suis Lilule. Je te remercie d’avoir répondu

à notre appel aussi simplement.

Mouni vient d’arriver et s’est jointe à nous.

J’ai vu que tu l’acceptais. »

 

« Comme Lilule, je suis envoyée

par la Communautés des Enfants de la Source Tarie.

Tous les ans, nos rangs grossissent.

Nous vivons une situation critique

depuis le cinquième passage de la source. »

 

Je ne m’étonnais pas de cette façon

de traduire le temps qui passe.

Les mots étaient simples

et se dévidaient comme le fil de la quenouille.


La mélodie s’interrompit.

J’écoutais les présences indicibles qui me peuplaient.

Je les sentais se densifier

comme si tout un peuple progressivement se rassemblait.


Une paix profonde me baignait.

 

 

 

Une  tension forte régnait chez chacun.

L’enjeu qui les réunissait

était de grande importance.


Pourtant, je restais sereine.

Je ne comprenais pas la situation,

  j’attendais.

 

Je vivais dans un temps hors du temps.

 

 

 

 

 

la suite 

 

 

 


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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:30

 

 

 

 

 

 

Sortant dans le jardin,

je vis une toute petite fille de 20 cms de haut

qui me regardait


le début

 

 

 

 

 

Je fus prise de soubresauts d’excitation

et partis d’un pas rapide. Elle était déjà loin.

Elle avait passé le portail

et je ne la voyais plus.


J’amorçais une glissade

qui m’envoya un un éclair à la porte.

que j’attrapais vivement 

 et claquais d’un geste vif.


Il fallait faire vite.

 

Un instant, je me demandais

comment la toute petite fille de rien du tout

était sortie ;

il ne lui était pas possible

d’attraper la poignée.


Je la voyais à cinq, six mètres

avancer à une vitesse étonnante.

Elle avait une façon si particulière

de se mouvoir

que je ne trouvais pas les mots

pour décrire son déplacement.

 

Ses pieds étaient à terre

et pourtant leur mouvement était infime.

Elle donnait l’impression de glisser

comme mue par une force extérieure invisible.


Je me sentis moi-même portée

et propulsée à sa hauteur à grande vitesse.

Son rythme s’adapta au mien.

 

Elle me sourit.

Les questions s’évaporèrent.


 Une bruine lavait chaque pelote nouée de mon cerveau.

 

 

 

 

 

Nous arrivâmes au bord d’une rivière.

Je ne sais comment

se fit le voyage.

Je n’ai aucun souvenir

du trajet.

 


 

Branches-sur-la-riviere.jpg

 

 


Les branches s’abaissaient

jusqu’à l’eau dans un long mouvement souple.

 

La campagne m’enveloppait de son air frais.

Il règnait 

une belle lumière matinale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Nous nous assîmes sur un tronc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ma petite compagne de rien du tout

se tourna vers moi,

elle leva des grands yeux plein d’attente

et glissa une main minuscule dans mon gant.

Je la regardai intensément.

 

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:00

 

 

 

 

 

 

 

Verandas.jpg

Je me levai reposée

d’une bonne

nuit de sommeil.


Un air léger passa

mes lèvres

et s’éleva en volutes

dans la cuisine.

Bientôt

l’odeur du café

vint chatouiller

mes papilles

frémissantes.


La chaleur de

la maison créait une atmosphère douce. 

                    Je m'enveloppai

      voluptueusement dans

                                                       ma robe de chambre.

 


 L’éclat d’un ciel radieux illuminait la cuisine.

Il m’avait incité à regarder le jardin

par la fenêtre.

 

 

 

 

Mon rire heureux éclaboussa le silence.

Il avait neigé.

A peine.

Une fine couche blanche poudrait la terre,

feutrait la silhouette des plantes en sommeil.

J’ouvris un instant la fenêtre,

m’emplit

de cette odeur indéfinissable

de l’hiver citadin.

 


Lovée sur ma chaise,

je buvais à petite goulée le chaud liquide brun

et croquais avec délice

ma tartine croustillante.

Le petit déjeuner est mon repas préféré.

 


Un bonnet douillet protégeait maintenant mes oreilles.

L'écharpe soyeuse

qui me ceignait jusqu‘aux yeux

et le gros anorak blanc duveteux

me donnaient l'air d'une ébauche.

 

Je sautais hardiment dans le jardin.

 

 

 

Je m’arrêtais

devant l’étendue blanche bosselée

de toute part

essayant de retrouver

le nom des plantes

cachées

sous leur couverture laineuse.

 

 


C’est alors que je perçus

un léger mouvement.

Un minuscule petit bout de fille

de rien du tout minaudait en me regardant.

Elle devait mesurer vingt centimètres.

 

 

Je suspendis ma respiration,

tout mouvement bloqué

tant la surprise était grande.

Elle m’envoya un baiser avec sa main

et me dit d’une agréable voix claire :

« Tu viens ? »

 

 

 

 

 

 

 

Suite   

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 17:43

 

 

 

 

 

 

La Saint Nicolas s'en est allée


  Noël se cache encore derrière la colline


Nous esquissons un pas d’entredeux fêtes


Sur la pointe de nos bottes de neige

 


 

    Des lucioles de couleur volètent d'une maison à l'autre.

 

 

 

 

 

 

  L'entre-deux-1c

 

 


Photo Dan Rodgerson

http://lire.ecrire.rever.peut-etre.over-blog.com/       

 

 

 

 

Il bruine des lumières sur la nuit


L’étoile d’araignée tisse sa dentelle lumineuse

 

 


Tout un peuple s'agite


Emmitouflé de chaud

 

 

 

Il ne fait pas bon


  Etre seul pour danser l’entredeux


  Il ne fait pas bon


  Etre pauvre pour fêter ripaille

 

 

 

 

Les portes sont grippées


  Les serrures rouillées


  Les fenêtres fermées.

 

 

 

 

 

 

L'entre-barrière-


Photo Dan Rodgerson

http://lire.ecrire.rever.peut-etre.over-blog.com/ 

 

 

 

 

 

Le sol des trottoirs gelés


  Accueillent les pantalons usés

   

L'écuelle se tend pour une pièce

 

Pour un sourire


  Le passant jette quelque argent,


 Passe, indifférent ou  grommelant.

 

 

 

 

 

C'est l'avant de Noël


  Des lucioles de couleur volètent d'une maison à l'autre

 

Il ne fait pas bon être pauvre


  Il ne fait pas bon être seul.

 

 

 

 

 

A l’écart, il regarde


La foule fébrile


Qui rentre et qui sort


Les bras chargés.

 

 

 

 

Va-t-il, lui aussi,


Entrer, ressortir avec un paquet ?


Faire semblant lui aussi


D’avoir quelqu’un à aimer ?

 

 

 


Croire un instant seulement


Être deux ce soir-là.

 

 

 

 


C'est l'avant de Noël


  Des lucioles de couleur volent d'une maison à l'autre  

 

Il ne fait pas bon être pauvre


  Il ne fait pas bon être seul.

 

 

 

 

 

 

L'entre-chaussures
 

 

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 14:56

 

Tendres

Tendre-b

Tendres-c

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 22:04

 

 

 

logo-blog-Dany.jpg

 

 

 

 

 

Vous avez toujours rêver d'avoir un prof


 

qui vous fasse partager le monde envoûtant de ses passions  :


 

- Culture expérimentale des bouts de laine, histoire d'en faire un bas,

 

 

- Raffistolage d'agraffeuses en tous genres

 

 

parce c'est commode pour réparer les dits bas

 

 

- Collection de chaises à barreaux cassés,

 

 

parce c'est plus facile de sortir de la prison scolaire...

 

 

 

 

 

Jusqu'à présent, vous en avez rêvé...peut-être

 

 

 


 

Maintenant vous allez enfin le vivre.

 

 

 


 

Venez découvrir, frissoner, rire et pleurer


 

dans le monde fabuleux de

 

 

Lire, écrire, rêver peut-être

 

 

Eh ! C'est au-dessus qu'il faut cliquer

 

 

 

 

 

logo dan

 

 

 

 

Si vous voulez aussi vous régaler

 

 

avec

 

 

 

Les Dessous Bleus

 



 

Alors, c'est là

 

 

 

 

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