Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Entête31.01.2010

 

 

 

Rechercher

Contrat Creative Commons
Blog L'Oeil qui court by L'Oeil qui court est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 3.0 Unported.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://loeilquicourt.over-blog.fr/

.

Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 00:00

 

 

Dans mon jardin,

apparut une toute petite fille de 20 cms de haut.

Je la suivis, transportée à une vitesse étonnante

et me retrouvai dans la campagne.

 

  Le début 

 

 

 

 

 


 

Un long silence s’installa.

J’attendais tranquillement 

que ma toute petite amie de rien du tout parle.

 

Elle tremblait légèrement,

semblant fournir un effort important,

aspirée à l’intérieur d’elle-même.

 

Les minutes s’enchaînaient comme les perles d’un collier.

  De longs instants plus tard, elle se détendit.

 

 


Lilule-copie.gifSes yeux s’installèrent délicatement à la porte des miens. Ils me demandaient la permission d’entrer.

 

 

Cette perception douce et ténue m’était inconnue.



Au fur-et-à mesure

que je prenais connaissance

de cette rencontre,

  un monde neuf

s'ouvrait.

 

 

 

D’instant en instant,

une quiétude s’installait,

 

Je dis :

« Oui »

Je la laissai entrer.

 

Je sentis une présence chaude

et apaisée se déposer lentement en moi.


Mes yeux pressentaient plus qu’ils ne voyaient.


La parole

de ma toute petite compagne de rien du tout

se libéra comme le chant mélodieux d’une flûte.

Une harpe ajouta le son

de ses cordes égrenées.

Je compris qu’une autre présence

avait rejoint ma toute petite compagne

dont la force mystérieuse

se diffusait en moi.

 

Ce chant se traduisait en mots clairs et concis dans mon esprit.

Des images limpides me traversaient.

 

Ma toute petite compagne de rien du tout

se présenta :

 

« Je suis Lilule. Je te remercie d’avoir répondu

à notre appel aussi simplement.

Mouni vient d’arriver et s’est jointe à nous.

J’ai vu que tu l’acceptais. »

 

« Comme Lilule, je suis envoyée

par la Communautés des Enfants de la Source Tarie.

Tous les ans, nos rangs grossissent.

Nous vivons une situation critique

depuis le cinquième passage de la source. »

 

Je ne m’étonnais pas de cette façon

de traduire le temps qui passe.

Les mots étaient simples

et se dévidaient comme le fil de la quenouille.


La mélodie s’interrompit.

J’écoutais les présences indicibles qui me peuplaient.

Je les sentais se densifier

comme si tout un peuple progressivement se rassemblait.


Une paix profonde me baignait.

 

 

 

Une  tension forte régnait chez chacun.

L’enjeu qui les réunissait

était de grande importance.


Pourtant, je restais sereine.

Je ne comprenais pas la situation,

  j’attendais.

 

Je vivais dans un temps hors du temps.

 

 

 

 

 

la suite 

 

 

 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Histoire La Source Tarie
commenter cet article
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:30

 

 

 

 

 

 

Sortant dans le jardin,

je vis une toute petite fille de 20 cms de haut

qui me regardait


le début

 

 

 

 

 

Je fus prise de soubresauts d’excitation

et partis d’un pas rapide. Elle était déjà loin.

Elle avait passé le portail

et je ne la voyais plus.


J’amorçais une glissade

qui m’envoya un un éclair à la porte.

que j’attrapais vivement 

 et claquais d’un geste vif.


Il fallait faire vite.

 

Un instant, je me demandais

comment la toute petite fille de rien du tout

était sortie ;

il ne lui était pas possible

d’attraper la poignée.


Je la voyais à cinq, six mètres

avancer à une vitesse étonnante.

Elle avait une façon si particulière

de se mouvoir

que je ne trouvais pas les mots

pour décrire son déplacement.

 

Ses pieds étaient à terre

et pourtant leur mouvement était infime.

Elle donnait l’impression de glisser

comme mue par une force extérieure invisible.


Je me sentis moi-même portée

et propulsée à sa hauteur à grande vitesse.

Son rythme s’adapta au mien.

 

Elle me sourit.

Les questions s’évaporèrent.


 Une bruine lavait chaque pelote nouée de mon cerveau.

 

 

 

 

 

Nous arrivâmes au bord d’une rivière.

Je ne sais comment

se fit le voyage.

Je n’ai aucun souvenir

du trajet.

 


 

Branches-sur-la-riviere.jpg

 

 


Les branches s’abaissaient

jusqu’à l’eau dans un long mouvement souple.

 

La campagne m’enveloppait de son air frais.

Il règnait 

une belle lumière matinale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Nous nous assîmes sur un tronc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ma petite compagne de rien du tout

se tourna vers moi,

elle leva des grands yeux plein d’attente

et glissa une main minuscule dans mon gant.

Je la regardai intensément.

 

 

 

Page suivante.

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Histoire La Source Tarie
commenter cet article
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:00

 

 

 

 

 

 

 

Verandas.jpg

Je me levai reposée

d’une bonne

nuit de sommeil.


Un air léger passa

mes lèvres

et s’éleva en volutes

dans la cuisine.

Bientôt

l’odeur du café

vint chatouiller

mes papilles

frémissantes.


La chaleur de

la maison créait une atmosphère douce. 

                    Je m'enveloppai

      voluptueusement dans

                                                       ma robe de chambre.

 


 L’éclat d’un ciel radieux illuminait la cuisine.

Il m’avait incité à regarder le jardin

par la fenêtre.

 

 

 

 

Mon rire heureux éclaboussa le silence.

Il avait neigé.

A peine.

Une fine couche blanche poudrait la terre,

feutrait la silhouette des plantes en sommeil.

J’ouvris un instant la fenêtre,

m’emplit

de cette odeur indéfinissable

de l’hiver citadin.

 


Lovée sur ma chaise,

je buvais à petite goulée le chaud liquide brun

et croquais avec délice

ma tartine croustillante.

Le petit déjeuner est mon repas préféré.

 


Un bonnet douillet protégeait maintenant mes oreilles.

L'écharpe soyeuse

qui me ceignait jusqu‘aux yeux

et le gros anorak blanc duveteux

me donnaient l'air d'une ébauche.

 

Je sautais hardiment dans le jardin.

 

 

 

Je m’arrêtais

devant l’étendue blanche bosselée

de toute part

essayant de retrouver

le nom des plantes

cachées

sous leur couverture laineuse.

 

 


C’est alors que je perçus

un léger mouvement.

Un minuscule petit bout de fille

de rien du tout minaudait en me regardant.

Elle devait mesurer vingt centimètres.

 

 

Je suspendis ma respiration,

tout mouvement bloqué

tant la surprise était grande.

Elle m’envoya un baiser avec sa main

et me dit d’une agréable voix claire :

« Tu viens ? »

 

 

 

 

 

 

 

Suite   

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Histoire La Source Tarie
commenter cet article