Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Entête31.01.2010

 

 

 

Rechercher

Contrat Creative Commons
Blog L'Oeil qui court by L'Oeil qui court est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 3.0 Unported.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://loeilquicourt.over-blog.fr/

.

Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 22:20

 

 

 

 


Jean-Marie Brom, chercheur au CNRS en physique nucléaire et membre du réseau "Sortir du nucléaire" nous rappelle que dans la nuit du


25 au 26 avril 1986


a eu lieu


à la centrale nucléaire de Tchernobyl


la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire :


- 800 000 sauveteurs, appelés de façon terrible les lliquidateurs souffrent et meurent les uns après les autres,


- 400 000 habitants  ont été contraints de quitter définitivement leur région,


- les 9 millions d’habitants qui vivent aujourd'hui encore  sur les 123000 km2 contaminés en Ukraine, Biélorussie et Russie.

Cela correspondrait aux territoires de :

- l'Alsace ,

- la Lorraine,

- la Franche-Comté,

- la Suisse,

- et la grande région allemande du Bade Wurttemberg

qui représentent ensemble 125 000 km2.

Ces régions et l'ensemble de leurs habitants seraient probablement contaminées en cas d'accident au sein d'une des deux plus vieilles centrales de France : Fessenheim située dans le Haut Rhin sur une faille sismique.


- Les personnes malades ou mortes d'irradiation et les enfants nés avec des malformations et des mutations génétiques, dont il est impossible de connaître le nombre, parce qu'il est difficile de les recenser mais aussi parce que différentes puissances d'argent ou d'état ont intérêt à cacher ces données qui desservent leurs intérêts.

 

- Le coût financier pour l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie dont on a extrapolé les chiffres à partir de ceux des deux autres pays parce qu'elle refuse de les communiquer est évalué à 500 milliards d'euros.

 


 

 

Pour ne pas oublier et


pour prévenir après Fukushima


une catastrophe en France

 


 

Rassemblements franco-allemand le 25 Avril


parce que les nuages n'ont pas de frontières

 

 

 

- de 12h05 à 12h35 sur le pont Strasbourg (France) - Kehl

  (Allemagne)

 

- de Marckolsheim (Alsace) - Salsbach (Allemande)

 

- Neuf Brisach (France) et Breisach (Allemagne)


- Chalampé (France) - Neuenburg (Allemagne)

 


 

Rassemblements


à Strasbourg et à Mulhouse le 26 avril

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:31

 

 

 

 

 

Nucléaire-1

 

 

Une réalisation MaD. 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:54

 

 

 


> Fessenheim est le réacteur français le plus ancien.

 

Il a été construit à partir de 1970.

 

Il se situe en bordure du grand canal d'Alsace, entre Bâle et Strasbourg,

dans une zone d'activité sismique.Il a été construit avec les normes

anti-sismiques des années 60 qui sont très éloignées des normes actuelles.


Fukushima a été mis en service en 1970.


 

>Fessenheim - 2000 - un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquait que

certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme.

 

Malgré la vétusté des installations et les risques sismiques, EDF a demandé à prolonger l'exploitation de la centrale.


Fukushima devait être arrêtée le mois dernier. Son exploitant a obtenu une prolongation de 10 ans.

 

Un grand nombre d'élus et de citoyens s'opposent à la prolongation de Fessenheim.


> Si un séisme comparable ayant eu lieu à Bâle en 1356 se produisait, il entraînerait probablement la destruction des digues du grand Canal d’Alsace et menacerait

la centrale qui est située 15 mètres en contrebas du niveau du canal.

 

 

 

 

Une pétition demandant la fermeture de Fessenheim a déjà recueilli 25000 signatures. Souhaitez-vous y apposer la vôtre ?


 

 

 www.ArreterFessenheim.net

 

 

 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 12:40

 

 

 

La CRIIRAD,       Commission de  Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité , a pour vocation : 


- de contrôler et d'informer les populations sur les pollutions radioactives et les risques liés au nucléaire,
- de veiller au maintien, à l'application et à l'amélioration des
règles de contrôle et de radioprotection existantes,
- d'obtenir la mise en place de toutes mesures de protection sanitaire jugées nécessaires.

 

 Sa spécificité est d'être indépendante des exploitants du nucléaire, de l'Etat et de tous partis politiques.

 

 

 

Le dernier communiqué du 29.03.2011 nous informe que :

 

 

 

 

  

" Les masses d’air contaminé par les rejets de la centrale

nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sont désormais

présents sur une grande partie de la France.

Les analyses effectuées par notre laboratoire sur des prélèvements d’air du week-end attestent de la présence

d’iode 131 dans l’air de la vallée du Rhône, d’Avignon au

sud jusqu’à Péage de Roussillon au Nord (Sud de vienne).

Les niveaux restent heureusement très faibles mais la radioactivité se retrouve évidemment dans l’eau de pluie

http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/eau_de_pluie_iode_131.pdf  

 

Il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour le moment

 mais les dépôts vont s’accumuler dans le temps (pendant au

minimum 15 jours, probablement plus étant donné la

situation au Japon).

Notre laboratoire va donc suivre l’évolution de très près.

 


Par ailleurs, quand une contamination est d’envergure planétaire, il est très important de pouvoir accéder à toutes

les mesures disponibles de façon à anticiper au mieux les risques et les mesures à prendre.


Aussi trouvons-nous scandaleux que les résultats de contrôle

de l’activité de l’air soient confisqués par les Etats. Si vous partagez notre sentiment, merci d’imprimer, signer et faire

signer autour de vous la pétition ci-jointe. Vous avez

également la possibilité de la signer en ligne (voici le lien à diffuser autour de vous). "

 

 

 

Pour nous suivre sur Twitter :

https://twitter.com/criirad.

 

CRIIRAD 

471 Avenue Victor Hugo

26000   VALENCE

Tel : 04 75 41 82 50 -

Notre messagerie : asso@criirad.org

Notre site web :   http://www.criirad.org/


 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 22:28

 

 

  

 
 Commission de  Recherche
 et d'Information  Indépendantes
 sur la Radioactivité

 471 Avenue Victor Hugo
 26000 VALENCE -  FRANCE
 Tél. +33 (0)4 75 41 82 50
 Fax. +33 (0)4 75 81 26 48

 contact@criirad.org  

 

 

 


1986 : TCHERNOBYL - Création de la CRIIRAD

Alors que les services officiels indiquent que la France, en raison

de son éloignement, a été totalement épargnée par le nuage

radioactif de Tchernobyl, des familles entières consomment, sans le savoir,  du lait, du fromage, des légumes frais... gorgés de produits radioactifs. 

C'est en réaction au manque de prise en considération des

conséquences de cet accident pour l'environnement et l'être

humain que la CRIIRAD s'est constituée. 


La CRIIRAD a pour vocation : 

- de contrôler et d'informer les populations sur les pollutions radioactives et les risques liés au nucléaire,
- de veiller au maintien, à l'application et à l'amélioration des

règles de contrôle et de radioprotection existantes,
- d'obtenir la mise en place de toutes mesures de protection

sanitaire jugées nécessaires.


 Sa spécificité est d'être indépendante des exploitants du nucléaire,
de l'Etat et de tous partis politiques.

 

 

Le communiqué de la CRIIRAD concernant la nocivité du nuage radioactif est rassurant à ce jour. La surveillance des 6 balises installées dans le rhône se poursuivra tant qu'elle sera nécessaire.

 

 

Contrôle de l’air du jeudi 24 mars : les filtres analysés par le

laboratoire de la CRIIRAD ne présentent pas d’activité détectable.   

 D’après les modélisations, les masses d’air contaminé seraient parvenues

en France métropolitaine le 23 mars. Les analyses du laboratoire de la

CRIIRAD sur l'air prélevé ce même jour démontrent que, si c’est le cas,

la contamination est pour le moment très faible, inférieure aux capacités

de détection de son laboratoire de spectrométrie gamma.  Les contrôles

vont se poursuivre puisque la contamination concernera la France aussi longtemps que les rejets massifs de radioactivité se poursuivront à la

centrale nucléaire de Fukushima Daiichi  (avec bien sûr un

décalage d’une dizaine de jours du fait du déplacement de la

contamination sur quelques 15 000 km).  La CRIIRAD sera

particulièrement attentive aux dépôts de radioactivité sur les sols

car ils vont progressivement s’accumuler, en particulier dans les zones

où les précipitations seront abondantes. En traversant les masses d’air,

la pluie se  charge en aérosols radioactifs et en gaz solubles comme l'iode, intensifiant ainsi les dépôts au sol.    

 

 

 

En alerte depuis l'accident de Fukushima, La CRIIRAD nous alerte sur le silence des autorités à propos des données recueillies quant à une éventuelle contamination. Elle nous apprend qu'un réseau de balises de mesures des émanations nucléaires a été réparti sur toute la planète.

Les résultats des sondages de ces balises sont maintenus soigneusement secrets depuis l'accident de Fukushima malgré les différentes demandes officielles réalisées par la CRIIRAD auprès des différents organismes détenant l'informations.

 

 

Communiqué du CRIIRAD

 

25 mai 2011

 

 

 

 
   

 

COLERE ET INDIGNATION

 



 Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en Islande,

en Suède, en Finlande et en Allemagne, la CRIIRAD dénonce les dissimulations du Département de L’Energie des Etats-Unis.


Elle réitère son appel à se mobiliser afin que tous les résultats d’analyse du réseau du CTBTO (réseau de balises de détection des émanations nucléaires) soient rendus publics. Les Etats qui s’y opposent doivent être identifiés.

 

 

 

C’est par exemple le cas de la France.

 

Chaque citoyen doit connaitre l’identité de ceux qui le privent d’informations fiables sur le niveau de radioactivité de l’air qu’il respire. 

 

La CRIIRAD a lancé, mercredi 23 mars, un appel international pour

que soient rendus publics tous les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air. L’appel concernait tout particulièrement
les données du réseau international mis en place dans la cadre du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE ou CTBT)3. Ayant en effet mission de détecter toute élévation de la radioactivité de l’air susceptible d’indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du traité, les laboratoires du réseau sont équipés d’instruments de détection très performants et répartis sur

l’ensemble de la planète. Chaque Etat a accès aux résultats de l’ensemble du réseau ; les résultats d’analyse lui sont envoyés quotidiennement.


1 Volet n°1 : Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats !


2 Extrait de wikipédia : Le département de l’Énergie des États-Unis (United States Department of Energy, DoE), est un département de l’administration fédérale américaine, responsable de la politique énergétique et de la sûreté nucléaire. Ses domaines de compétences incluent le programme national d’armement nucléaire, la fabrication de réacteurs nucléaires pour la Marine des États-Unis, la gestion des économies d’énergie, la recherche liée à l’énergie, la gestion des déchets radioactifs et la production domestique d’énergie. Le ministère soutient également la recherche scientifique dans d’autres domaines, et plus que n’importe quelle autre agence fédérale américaine, notamment au travers du réseau des laboratoires nationaux. Voir : http://www.energy.gov/news/10194.htm
3 CTBT pour Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty. Voir : www.ctbto.org 

 

 
La CRIIRAD réitère avec force cet appel et précise qu’elle ne

demande pas la publication de quelques chiffres, dûment

sélectionnés par les gouvernements et leurs experts, elle veut TOUS LES CHIFFRES !


AUX ETATS-UNIS, le Département de l’Energie a rendu publics des résultats qui ne rendent pas compte de la réalité de la contamination. Ce jour, 25 mars 2011 (14h30 heure française), les informations qu’il diffuse sont toujours limitées aux résultats enregistrés à Sacramento, en Californie, dans la nuit du 16 au 17 mars 2011, soit 0,165 mBq/m3 pour l’iode 131.
Accéder au site : http://www.energy.gov/news/10190.htm
Or, grâce au graphique mis en ligne sur le site du BfS 4, la CRIIRAD a pu avoir accès à l’évolution de l’activité de l’air en iode depuis le 17 mars.
On constate que, dès le lendemain, la contamination en iode 131 dépassait 4 mBq/m3, puis 10 mBq/m3 dans la nuit du 18 au 19 mars, une valeur 60 fois supérieure à celle de l’avant-veille.
Depuis lors, et jusqu’au 23 mars, l’activité de l’iode 131 dans l’air de Sacramento est restée supérieure à 1 mBq/m3. Le Département de l’Energie reçoit en continu les résultats d’analyse. Il est donc parfaitement informé et à même de mettre ces données à la disposition du public.


La CRIIRAD demande la publication de l’intégralité des données de tous les laboratoires du réseau du CTBTO : résultats jour par jour, pour tous les radionucléides mesurés, pour toutes les stations de mesure, aux Etats-Unis comme dans les autres pays, et ce depuis

le 10 mars 2011 afin de disposer de valeurs de référence.
L’iode 131 n’est que l’un des nombreux radionucléides présents dans l’air. La CRIIRAD souhaiterait par exemple connaître l’évolution de l’activité du xénon 133 enregistrée à 100 mBq/m3 par le Laboratoire National du Pacifique Nord-Ouest, dans l’Etat de Washington, entre le 16 et le 17 mars. Il s’agit d’un gaz rare radioactif, qui est généré par les fissions qui se produisent au sein des réacteurs et qui est nécessairement présent dans les rejets radioactifs de FUKUSHIMA DAIICHI.

 


 

Dans les Etats nucléarisés, les populations n’ont généralement pas

été consultées sur le développement de programmes nucléaires.

Quant aux habitants des Etats non nucléarisés, ils sont exposés aux risques et aux pollutions d’une technologie qu’ils n’ont pas choisie. Dans un tel contexte, la moindre des choses est quand même de garantir une totale transparence sur les niveaux de radioactivité dans l’air que chacun respire.

 

L’OBLIGATION DE SUBIR –

en tout cas aujourd’hui –

NOUS DONNE LE DROIT DE SAVOIR.

 



La CRIIRAD rappelle le contenu de son communiqué du 23 mars 2011 :

le fonctionnement du réseau international de laboratoires mis en

place dans le cadre du traité d’interdiction complète des essais nucléaires est financé par les Etats, et donc par les citoyens de ces Etats, ceux-là même qui sont privés des informations ainsi acquises.
 

 

Si l’information est confisquée alors que les niveaux de risque radiologique sur les pays occidentaux sont, à ce jour, relativement faibles, que se passera-t-il lorsque les enjeux économiques et sanitaires seront majeurs ?

 

Il faut donc obtenir une transparence totale et permanente sur les résultats d’analyse du réseau international de contrôle de l’air.
  
« L’obligation de subir nous donne le droit de savoir » Jean ROSTAND.


 
TOUS LES CHIFFRES DOIVENT ETRE ACCESSIBLES :


· CEUX D’AUJOURD’HUI afin de suivre, jour après jour, l’impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI qui, deux semaines après le début de la crise, ne sont toujours pas maîtrisés.


· CEUX D’HIER pour faire le bilan de toutes les pollutions passées, et éventuellement cachées aux populations ;


· CEUX DE DEMAIN pour ne plus se retrouver, comme ce fut le cas pendant près d’une semaine sans aucun résultat sur l’activité de l’air alors qu’il s’agit d‘un paramètre clé pour l’évaluation du risque sanitaire.


La CRIIRAD invite chaque citoyen – en France ou à l’étranger – à intervenir auprès des autorités de son pays afin que mandat soit

donné à l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaire (OTICE/CTBTO) pour rendre publiques toutes les
données relatives à la contamination de l’air.


Il importe que soient connus de tous le nom des Etats qui refusent de donner ce mandat et qui interdisent donc la publication des chiffres. C’est aujourd’hui le cas de la France.
Saluons en revanche la position des organismes officiels en charge de cette question en Autriche et en Allemagne qui ont passé outre les interdits, considérant que le maintien du secret sur ces données n’est pas compatible avec la réglementation de leur pays. Sans
les informations – partielles mais précieuses – qu’ils ont publiées ce communiqué n’aurait jamais été rédigé.
 

 

 

  CRIIRAD

 

 

 

 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 05:21

 

 

 

 

 

 

Maman m’a dit qu’une grosse, grosse cocotte minute

A explosé au Japon


Papa m’a dit que la grosse, grosse cocotte minute

Est remplie de poison


Grand-frère m’a dit

Que le monde est plein de grosses grosses cocottes minutes

Lourdes de fumées nocives

 

 


 

Je veux vivre moi !

 

 


 

 

Il était deux potes

 

 

 


 

Le point de vue de Sandrine Bélier

Député européen sur le nucléaire :

 

"Il faut instaurer le débat citoyen sur les enjeux énergétiques et les replacer

sous l’angle du projet de société que nous voulons pour nos enfants et petits enfants."

 

Pour lire, cliquez ici


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:00

 

 

 

PAR SANDRINE BÉLIER
 

La catastrophe du Fukushima doit nous faire réfléchir à
notre engagement dans le nucléaire, et nous permettre
de lancer enfin un vrai débat démocratique sur notre
consommation d'énergie.


Une des enceintes autour du réacteur N°1 de Fukushima Daiichi après l'explosion. TEPCO/REUTERS -

 

Le séisme suivi du tsunami, et maintenant les répliques sismiques ont profondément meurtri le Japon. Et le bilan humain s’alourdit d’heure en heure. Nous sommes bien évidemment tous solidaires dans la souffrance avec le peuple japonais. Chacun à notre façon, nous pouvons apporter notre soutien: l’urgence est bel et bien à

la solidarité et à l’aide humanitaire. L’aide internationale s'organise pour participer aux opérations de secours et de recherches de disparus et chacun d’entre nous, au-delà des gouvernements et des institutions, peut aider la population nippone avec les associations déjà organisées.


A cette catastrophe naturelle, s’ajoute le drame nucléaire. La centrale de Fukushima a subi deux explosions; les centrales d'Onagowa et de Tokai sont également touchées. La menace est réelle et la peur exprimée par le peuple japonais sur Twitter est insupportable. Chaque heure qui passe se charge encore et encore d’un peu plus d’une angoisse que nous partageons à distance. Et

ce drame-ci n'a rien de naturel. Ces événements ne sont pas le

fruit d’une simple fatalité. Ils doivent nécessairement tous nous interroger.

 


Le débat a peut-être commencé dans l'urgence, mais il ne devra pas cesser. Il devra se poursuivre dans les semaines et les mois

qui viennent.

 


De l'émotion à la raison

La raison, c'est de tirer les leçons de cette douloureuse réalité

pour le futur. Plus de 200.000 habitants ont été déplacés, sur

une zone de 20 kilomètres autour des centrales de Fukushima. C'est la preuve par l'absurde que la production nucléaire est un mode énergétique où le risque zéro est impossible, mais aussi

que c’est le mode de production énergétique le plus dangereux

et destructeur. Sur les 55 réacteurs nucléaires en fonctionnement au Japon, 11 ont été affectés par le séisme. Le Japon a misé sur

le nucléaire comme principal mode de production d'électricité. Aujourd'hui, au moins 5,6 millions de foyers sont privés d’électricité…


Le choix du (presque) tout nucléaire est aussi le pari de la France depuis 40 ans. Nous avons le second parc de réacteurs nucléaires au monde, juste devant le Japon. Notre gouvernement est un des meilleurs VRP du nucléaire dans le monde. Alors la catastrophe nucléaire nippone est aussi un peu la nôtre, et elle doit nous conduire aujourd’hui à réfléchir et revenir à la raison.

 


Sortir de l’aveuglement et du déni

Qu’on cesse irrémédiablement de nous suriner avec d’hypothétiques mesures de sécurité qui nous protégerait contre tout danger! Dans le domaine de la sécurité, alors qu'ils étaient

les mieux préparés au monde, le gouvernement japonais navigue

à vue. Les équipes de sauvetage injectent de l'eau de mer avec

du bore pour refroidir les réacteurs, une expérimentation d'urgence. Dans le même temps, le syndicat CGT d’AREVA La Hague, dans un communiqué, estime que les normes de sécurité

et de sûreté doivent être renforcées… en France.


Et quelle impudence que celle du ministre de l’énergie Eric Besson dont la première déclaration a été d’affirmer que «La question nucléaire n'est qu'une petite partie, certainement pas la plus importante de ce drame qui a frappé le Japon». Monsieur Besson, laissez-moi vous rappeler à la décence humaniste et que les catastrophes ne se comparent pas, elles s’additionnent! Forcé par la réalité des événements, comme l’a été son ex-collègue MAM quelques mois plus tôt sur la situation tunisienne, il a rectifié 24 heures après, pour parler enfin d'«accident nucléaire grave» et ne plus écarter la possibilité d'une «Catastrophe» nucléaire.


Ces propos et cette attitude nous ramènent immanquablement en 1986, il y a tout juste 25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, Alain Madelin, alors ministre de l'Industrie, nous affirmait: «Personne ne peut dire qu'à un moment donné la sécurité des Français a été menacée». Aujourd'hui, les certitudes des experts, les mensonges et les silences sont mis à mal, nos responsables politiques au gouvernement (mais pas seulement) se réfugient derrière l'argument de l'imprévisible catastrophe naturelle. Avec

le nucléaire, on ne peut justement pas se permettre l'imprévisible tant les conséquences sont dramatiques.


Il faut en finir avec l’omerta.

 

Il faut en finir avec la publicité mensongère. Il faut que les experts de la filière du nucléaire cessent de verrouiller le débat. Jouons cartes sur table, avec tous les éléments de nature à permettre au citoyen de se saisir du débat et d’exprimer en tout connaissance de cause si vivre avec la menace nucléaire vaut vraiment le «coût». Qui paie, qui va payer le traitement des sols irradiés et des déchets nucléaires? Qui paie et qui va payer la fin de vie des sites nucléaires et leur réhabilitation? Qui paie et qui va payer l’«imprévisible» catastrophe qui pourrait survenir suite à un «imprévisible» évènement déclencheur? A qui profite le développement du nucléaire aujourd’hui en France et en Europe? Au détriment de quel autre potentiel énergétique? Au détriment

de quels autres investissements?


 La relance du débat sur le nucléaire civil est une question démocratique.

 

Il ne s'agit pas de se laisser enfermer dans un simple: «pour ou contre le nucléaire».

 

Il faut instaurer le débat citoyen sur les enjeux énergétiques et les replacer sous l’angle du projet de société que nous voulons pour nos enfants et petits enfants.


 Sous l’angle de notre projet commun d’avenir. Sous l’angle de notre capacité à produire et consommer autrement. Sous l’angle de l’espoir par l’innovation, la relocalisation de la production énergétique, la relance de l’emploi dont sont porteurs les solutions d’efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables. Pour sûrement ensemble renoncer à la

peur du lendemain et à l’asservissement à quelques grandes multinationales plus préoccupées par leurs profits financiers que par le sort de l’humanité.


Je crois que les citoyens ont droit à un débat et une information fiable et transparente sur le nucléaire civil, tant sur les sommes investies, que sur les retombées sur l'environnement et la santé.

Je crois que nous avons le droit de pouvoir mettre en balance les avantages et les inconvénients que présentent ce choix énergétiques que d’autres ont fait pour nous. Qui sait aujourd’hui que le 7 février dernier, l'autorité de Surveillance Nucléaire a souligné la gravité du manquement à la sûreté sur 34 réacteurs français, dont certaines sur les questions de refroidissement du cœur du réacteur?

 


La sécurité est un droit

L’exploitation nucléaire présente des dangers potentiels énormes. Personne ne peut le nier. Ce risque a été pris, il y a des années.

Je crois qu’aujourd’hui par notre douloureuse prise de conscience, nous pouvons encore inverser le cours des choses, comme cela a été le cas en Suède, Belgique, Espagne et l'Allemagne... Fermons la plus vieille centrale nucléaire de France, Fesseinheim, située en zone sismique et décidons d’en faire un site d’expérimentation de démantèlement. Exigeons le débat public en France et en Europe. Mettons les pouvoirs publics face à leurs contradictions…

La catastrophe nucléaire de Fukushima doit nous inviter à initier

le débat démocratique avec tous les citoyens européens dont le regard et les pensées sont aujourd’hui tournés vers les femmes,

les enfants et les hommes du peuple japonais.


 

 

Sandrine Bélier

Lundi, j'ai demandé au Président de la Délégation pour les relations

avec le Japon (dont je suis membre), de tenir une réunion extraordinaire afin d’établir et suivre avec le Parlement européen les moyens à mettre en œuvre pour aider du mieux possible la population nippone face à l’urgence humanitaire et pour la  reconstruction. J’ai d’ores et déjà reçu le soutien de  plusieurs eurodéputés de l’ADLE (avec la française Sylvie Goulard), de la SDE et du PPE.

 


In Slate.fr

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:47

 

 


Un tremblement de terre d’une magnitude de 8,9 a secoué

le Japon suivi d’un tsunami avec des vagues atteignant dix mètres

de hauteur.

 

Des centaines voire des milliers de victimes, des dégâts matériels

dont il n'est pas encore possible de déterminer l'ampleur.


Un archipel et ses habitants qui font face à des menaces qui se précisent.


A Fukushima, une explosion d'hydrogène a eu lieu dans une vieille centrale nucléaire à la suite d'une défaillance du système de refroidissement. Le toit et les murs du bâtiment sont effondrés.
Le rayon d’ évacuation des populations autour de cette centrale

vient d'être doublé. Il est passé pour le moment de 10 à 20 km.

L'accident nucléaire en cours vient encore aggraver la situation.

 

Pour les écologistes alsaciens, l'heure est à la mobilisation de tous

les moyens pour aider les Japonais victimes du tremblement de

terre et du tsunami. L'intervention internationale doit se lever

pour faire face à la catastrophe nucléaire qui pourrait

s’avérer gravissime.


L’accident nucléaire en cours vient encore aggraver la situation.

 

 

Berges

 

En Russie :
Dans quelques jours, ce sera le 25 ° anniversaire de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl . Les conséquences supportées par

les populations et la nature sont encore aujourd'hui dramatiques.

 


Au Japon :

Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique

et nucléaire. L'accident Fukushima n'a cependant pu être évité.

 

En Alsace :

Une association composée de citoyens français, allemands et suisses a déposé une demande d'arrêt de la Centrale nucléaire de Fessenheim située dans le Sud de l'Alsace. Il s'agit de la plus vieille centrale de France. Elle a été construite il y a 40 ans comme Fukushima. Plusieurs accidents ont en effet lieu chaque année. Ils ont pour le moment

été contenus.

Les risques de fuite sont de plus en plus importants.

 

Il y a quelques jours, le Tribunal Administratif de Strasbourg donnait

tort à l'association en décrétant la prolongation du fonctionnement

de la centrale malgré sa vétusté.


La centrale se situe sur une zone sismique connue.


Le séisme de Bâle du 18 octobre 1356, le plus important en Europe,

a détruit toute la ville. Des impacts majeurs se sont répercutés en France et en Allemagne. Il y a eu des milliers de victimes.

 

Les écologistes confirment que l'orientation énergétique des années à venir ne peut être que la sortie du nucléaire et la fermeture progressive des vieilles centrales nucléaires, en s'appuyant sur le développement des énergies renouvelables.

 

 

Une situation nucléaire de plus en plus incontrôlable

d'après Green Peace et les réseaux nucléaires

 

Un article de Libération

 

ICI

 

 

 

Un sondage du Parisien.

 

avez-vous confiance dans les centrales nucléaires françaises ?


ICI

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 20:20

 

 

 

 

Aujourd'hui, en plat du jour

 

 

 

- si vous avez un très gros appétit d'histoire

 

 

 

La Communauté des Enfants de la Source Tarie 

 

 

 

 

 

 

- si vous avez envie d'une mousse fruitée surprise

 

Elle s'envolait légère dans la nuit

 

 

 

 

 

 

-  Un pousse-café ?

 

 

Ivresse des profondeurs

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 07:10

 

 

 

 

Vous avez envie

 

 

 

- de regarder une peinture

 

Dessine-moi les nuages

 

 

 

 

 

- de lire une petite histoire de la vie quotidienne

 

Pourquoi il vient pas me chercher mon papa

 

 

 

 

- de poésie

 

Flottille de bateaux tendres

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
commenter cet article