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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 21:00

 

 

 

 

SPECIAL ELECTIONS CANTONALES

 

 

 

 

 

Tandis que plusieurs pays se battent dans le sang pour

 

accéder à la démocratie et au droit de vote, les élections en

 

France suscitent beaucoup d'abstentions.

 



Dimanche, nous sommes appelés à voter pour élire notre

 

conseiller cantonal. Quelques discussions avec l'entourage

 

permettent de constater que le rôle du Conseiller cantonal

 

et du Conseil général où il siège sont peu connus.


Le vote permet de contribuer à choisir l'élu qui est le plus

 

proche de ses souhaits d'administration du département.

 

Le vote permet de donner plus de légitimité à cet élu et lui

 

confère plus de poids pour la réalisation des projets

 

défendus.

 



Le vote représente la possibilité d'influer sur les décisions

 

qui engagent notre quotidien, c'est choisir notre projet de

 

société.

 

 

 

 

 

       LE CONSEIL GENERAL

 

                                ET LES CONSEILLERS CANTONAUX

 



Le Conseil Général est l’instance qui décide des grandes orientations

d’un département. Il est formé d’un corps de fonctionnaires

territoriaux chargés de mettre en œuvre les objectifs définis d’une

part en assemblée délibérante par les élus du département, d’autre

part, par la loi.

 

Les principales compétences des conseils généraux concernent :


-  La solidarité entre les personnes encore appelée l'aide sociale : l’insertion qui s’appuie sur plusieurs axes comme l’aide à la création

de centres d’hébergement pour les personnes sans domicile, , la prise

en charge du coût du transport pour les personnes pauvres, la prise en charge du RMI, l’aide aux personnes âgées ou handicapés avec la prise

en charge de l’allocation forfaitaire autonomie, protection de l'enfance

avec l’accueil des enfants maltraités et le soutien financier aux familles,

des programmes de santé en soutenant les mesures de dépistage,…


- la voirie et les transports :

création et entretien des routes départementales et routes nationales d'intérêt local, l’instauration et la prise en charge des transports et des transports scolaires par autocar, le soutien aux ports maritimes de pêche

et de commerce


- l'éducation :

Construction et entretien des collèges


- la culture :

archives départementales, musées, bibliothèque départementale de prêt


- le développement local :

aides aux associations et aux communes

 

- gestion des services d'incendie et de secours :

Ces attributions concernent chaque conseil général. Elles se déclinent

selon la personnalité de chaque assemblée et selon les réalités complexes

et variées des départements.

 

Les conseillers généraux

Les conseillers généraux sont élus pour 6 ans. Chaque canton est pourvu d’un élu.


Les élections cantonales

Les conseillers cantonaux sont élus au suffrage universel direct

uninominal à un tour. Ils sont renouvelables par moitié tous les 3 ans.

La France est composée de 96 départements en métropole et 4 départements d’outre-mer qui représentent un total de 3978 cantons.

 

Fonctionnement du Conseil:

Les Conseillers cantonaux élisent en leur sein leur Président, chef de l’administration départementale, et leur Conseillers Permanents qui composent l’organe exécutif.

 

 

 

 


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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 23:15

 

 

 

 

 

"Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir en faveur d'un

recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye. 

 Des tirs de joie ont retenti à Benghazi, fief des insurgés en Libye,

peu après l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, selon des journalistes de l'AFP."

                   

          Libération

 

 

 

 

 

 

 

Lybie

 

 

 


 

 

Cette décision si tardive vient de tomber.

 

Je pense au peuple Lybien qui risque de subir beaucoup de morts

et de blessés avant l'instauration de la démocratie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 20:00

 

 

 

 

 

 

Le fouet se meurt

 

Les barreaux sont déchirés

 

Le tisserand voile la nuit

 

 

 

 

 

Barbelés

 

 

 

 

 

 

 

Vous trouverez Dan Rodgerson sur son blog              lire écrire rêver peut-être


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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:45

 

 

 

Ils se sont levés, fiers

 

Offerts comme des mâts.

 

   Ils écartent les bras des bourreaux

 

  Déchirent les baillons qui hâchurent les mots.

 


 

 

 

Les mâts de la terre

 

 

 

 

 

Ils rejettent les liens de la haine

 

Debout comme des mâts

 

Dignes et forts

 

Pour construire leur liberté.

 

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 07:52

 

 

 

LOPPSI, la voix de l’Etat qui gouverne la France actuellement, n’a rien de doux et de féminin. Cette loi, de son état civil complet, «loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » est la 11ème loi dite de sécurité depuis l’arrivée de Chirac au pouvoir, en 2002. Les travaux des Commissions et de vote dans les deux chambres suivent une lente marche inexorable depuis 2007.

« Les Français sont un peuple de voyous, qu’il faut surveiller, filmer, museler.

Les Français et les étrangers sont de dangereux individus dont l’Etat doit se prémunir par tout un arsenal de textes juridiques et des moyens défiant parfois la démocratie» pourrait dire la charmante Loppsi si les Guignols s’en emparaient.

 

 

«Cette loi nous paraît extrêmement dangereuse et très régressive. Elle correspond à un projet de société dont on ne veut pas, portant sur le contrôle et la répression généralisés » en disait le 21.12.2010 Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature.

 

Certains juges s’élèvent contre  la perte progressive de l’essence même de la justice en France. Il ne s’agit plus de s’appuyer sur la loi en prenant en compte les circonstances particulières du délit et la personnalité de l’accusé, il s’agit soit d’appliquer des peines planchers sans nuances ou des directives venues d’un état que le respect de la démocratie semble de plus en plus déranger.

 

Serge Portelli  dit le 08.09.2010 dans son blog Chronique de l’humanité Ordinaire

« La fonction de juger est un des piliers de la démocratie : elle exige que tout citoyen soit jugé en tant qu’individu, en tant que sujet de droit, et non comme un simple objet, comme une abstraction. La proposition que le gouvernement s’apprête à faire voter à la sauvette (la peine plancher) constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et à la nécessaire séparation des pouvoirs. Tous les défenseurs des valeurs républicaines doivent en prendre conscience. »

 

Jean de Maillard venait d'être démis de ses fonctions de président du tribunal correctionnel d'Orléans en août 2010. Il est enseignant, expert, il écrit des articles et des livres -dont l'un a reçu un Grand prix de philosophie de l'Académie française- pour décrire et questionner l'évolution de la délinquance et du système judiciaire. Il explique : 

« Un juge du siège peut, comme je le suis aujourd'hui, être déplacé au sein d'un même tribunal, on peut lui ôter d'un seul coup ses attributions uniquement parce que ses décisions déplaisent, au gré d'une campagne de presse ou des plaintes secrètes de la police ou du parquet, voire sur des instructions obscures dont il ne peut connaître l'origine. »

Rue 89 Je suis un petit juge

 

Faut-il en tirer la conclusion que le pouvoir n’aime pas les magistrats qui réfléchissent ? L’indépendance de la magistrature a-t-elle encore une signification aujourd’hui ?

 

Loppsi dévoile aujourd’hui ses atours devant l’aréopage des sénateurs.

Elle offre un régime de faveur aux étrangers, il ne suffisait pas de la loi Besson pour leur créer des conditions de vie plus difficiles. Loppsi a quelques intentions pour eux. Ainsi, la mise à mal de la démocratie va se traduire par le retard de l’intervention du Juge des Libertés, soit dans un certain nombre de situations son éviction complète. Les « délinquants » des Centres de Rétentions Administratives ont pour seuls délit de n’être pas nés en France, d'être dépourvus de carte d’identité française et de vouloir y vivre. On se doute qu’ils fuient des conditions de vie extrêmement difficiles voire insoutenables dans leur pays d’origine.  

 

Ces prisonniers des CRA , parfois de jeunes enfants, n’auront souvent plus la possibilité d’introduire une demande de titre de séjour avant d’être brutalement confinés au fond d’un avion derrière une haie de colosses menaçants. C’est assez dissuasif pour les éventuels passagers qui voudraient s’insurger contre l’éloignement, dit-on aujourd’hui, plus les méthodes sont inhumaines plus les termes employés les travestissent,  de cette jeune femme africaine malingre avec ses deux enfants, ou ce jeune homme de 16 ans qui aurait droit à la protection du juge des enfants et dont la préfecture a contesté l’âge sans preuve. Il  vient d’une dictature sanglante. Son père a été assassiné par le pouvoir en place. On n’en entendra plus parler.

 

C’est bien ce que permet l’éviction du Juge des Libertés. Qu’on en entende plus parler de tous ces étrangers. Et que l’administration puisse faire régner son arbitraire en toute quiétude.

 

Elle permet aussi le maintien dans ces prisons d’hommes et de femmes qui que la loin'autorise pas à y enfermer. Les juges des détentions et de la liberté libèrent des personnes tous les jours. Ils n’auront plus la possibilité de s’opposer au détournement de la loi par l’administration.

 

Votre nom de famille à vous, il sonne comment ? Et votre grand-mère, elle vient d’où ?

 

Cette loi part de droite et de gauche. Elle touche à tout : L’autorisation pour la police du net de mettre des chevaux de Troie dans votre ordinateur, la destruction de toutes les habitations de fortune (tentes précaires, squat) sur décision arbitraire du préfet applicable dans les deux jours et sans relogement (où vont dormir ces personnes éventuellement avec enfants), le bracelet électronique pour le récidiviste et l’étranger, (à quand pour l’excès de vitesse ou le stationnement interdit),  le fichage généralisée de la population française, vous, moi, par les services de police, pratique déjà fortement répandue et qui va encore s'étendre (Aujourd'hui, il vaut mieux ne pas perdre son portefeuille)…

 

 

Pour en savoir plus :

Sécurité : l'Assemblée adopte la Loppsi 2

LEMONDE.FR  21.12.10

 

 

 

 

Loppsi

 

 

 

 

VEILLEE AU FLAMBEE  

 


Jeudi 20 Janvier  18h00 


devant le SENAT - Angle de la rue Condé

 


APPORTER DE QUOI FAIRE DE LA MUSIQUE


ET DE LA LUMIERE

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:06

 

 

Affiche-resf-logo-chaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes plus d'un à avoir manifesté votre indignation en découvrant

la politique de chasse aux étrangers pratiquée actuellement en France.

Il m'apparait ainsi que l'information que je peux faire est utile.

Je la renouvellerai tant que les traitements dangereux et inhumains

se prolongeront à l'égard des étrangers en France.

 

Je publie ici de larges extraits d'une lettre écrite par Le Réseau

Education sans Frontière en réponse à l'invitation du Ministre

de la police.

 

Le Réseau est un mouvement né de la révolte de parents qui ont vu

les copains de classe de leurs enfants disparaitre brutalement 

parce qu'ils venaient d'être expulsés.

 

 

affiche Separation-enfant noire

 

 

  Un mouvement de solidarité et de soutien aux familles et jeunes mineurs isolés en attente de titre de séjour, donc menacés, s'est

fait jour.

 

Si vous souhaitez me poser des questions, j'y répondrai avec le plus de précision possible.

 

 

 

 

 

Lettre au ministre

 

 

 

Réseau national des militants,
collectifs d’établissements, syndicats et associations
pour l’information et le soutien
aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers



                                                                                            Le 17 décembre 2010



Monsieur le Ministre,

 


Vous avez souhaité rencontrer le Réseau Education Sans Frontières, RESF.

Le Réseau dans sa diversité aussi bien géographique que philosophique, politique, spirituelle, refuse de désigner en son sein quelque représentant que ce soit pour venir au ministère.

Le gouvernement que vous servez et vous-même avez pris le parti d’une politique du rejet de l’étranger, (...)de l’expulsion à tout prix avec des objectifs précis fixés préfecture par préfecture, prime de résultat à l’appui. (...). Vous avez choisi de devenir ce que nous appellerons « ministre de la Rafle et du Drapeau », vous l’avez fait, avez-vous dit, « sans état d’âme ». (...)

 

(...) Vous déclarant « fiers de nos valeurs », », de notre pays qui est à l’origine de la Déclaration des Droits de l‘Homme, qui a ratifié la Convention européenne, la Convention internationale des droits de l’enfant. (...)  vous en usurpez le prestige dans le même temps que vous les bafouez en menant une politique qu’il faut bien qualifier de xénophobie d’Etat. La multitude de cas inhumains que vous avez assumés est trop longue pour qu’il soit possible d’en faire la liste.


Affiche lien socialEnfants en rétention, familles brisées par l'expulsion d'un ou de plusieurs des leurs, lycéens expulsés en cours d’études sont hélas des démentis vivants et désespérants de vos paroles. Ni les expulsés, ni leurs proches, ni leur entourage, ceux qui les rencontrent tous les jours à l’école, au travail, ne peuvent croire que ce soit cela une politique humaine. Ils savent en outre que vous avez été alerté sur chacun de ces cas et que votre humanité ne s’est pas manifestée.

Après les évènements de cet été,(...)  nous voyons bien que si votre politique s’est modifiée, c’est pour le pire, le renforcement de la xénophobie et la banalisation de la plus grande brutalité en paroles et en actes. Nous n’en prendrons qu’un seul exemple concret, celui d’Ardi, jeune garçon de 15 ans très lourdement handicapé, que la police est allée chercher dans un centre de soins spécialisés et qui a été expulsé par le ministre Besson. Mais, à notre connaissance, vous n’envisagez pas son retour en France, bien que l’état de santé de ce jeune se dégrade de jour en jour.

Vous allez défendre la loi concoctée par votre prédécesseur (...)  Il bafoue la notion d'accès équitable à la justice garantie par la Convention européenne des droits de l'Homme. Il utilise le prétexte de directives européennes pour banaliser et aggraver l'enfermement, il construit une société fondée sur la peur et le rejet de l'autre stigmatisant les étrangers et les français d'origine étrangère. (...)


affiche-ArrestationEt nous, RESF, nous n’existons que parce que nous avons le soutien et l’aide des citoyens ordinaires que votre politique révulse. Vous pouvez poursuivre des hommes et des femmes pour délit de solidarité, mais vous ne pouvez pas en brider l’expression journalière. (...)

Monsieur le ministre, votre politique est insoutenable car nous, citoyens, nous sommes nombreux, conjoints, enfants ou petits enfants de migrants. Nous avons des conjoints, qui sont des migrants. Le président de la République lui-même est enfant de migrant. C’est cela la population de la France aujourd’hui et vous n’y pouvez rien changer.



 

(...) Nous voulons que cessent la chasse aux « sans papiers », l’enfermement de parents et trop souvent d’enfants dans les centres de rétention, la négation quotidienne de droits fondamentaux comme l’asile, le logement, le travail, l’accès aux soins... Nous voulons que cessent les poursuites contre tous les militants de la solidarité et ceux qui dénoncent le caractère inhumain et régressif de votre politique.

C’est pour toutes ces raisons que nous ne donnerons pas suite à votre demande. Nous n’irons pas faire semblant d’être consultés alors que votre politique, déjà tracée et bien connue, va à l’inverse de ce que nous réclamons.


Réseau national des militants,
collectifs d’établissements, syndicats et associations
pour l’information et le soutien
aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

 

 

http://www.educationsansfrontieres.org/

 

 

 

AfficheRESFParis1-2-3-4

 


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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:30

 

La fresque de Billère

 



Revue de presse


Rue 89 - 07.09.2009


La mairie de Billère, ville de 14 000 habitants de la banlieue de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, a pris la décision de faire réaliser par des peintres une fresque murale extérieure destinée à rappeler le souvenir des enfants expulsés du département avec leurs parents étrangers en situation irrégulière.


Cette fresque a été inaugurée devant une foule nombreuse de plusieurs centaines de personnes sensibilisées au sort de ces familles par le réseau éducation sans frontières du département. De nombreux élus de plusieurs communes étaient présents ainsi que des représentants d'associations, de syndicats et de partis politiques.



Ligue des Droits de l’Homme – Toulon - 13.01.2010


Suite au recours initié par le préfet Philippe Rey, qui reproche au maire de Billère d’être « sorti de son devoir de neutralité vis-à-vis de la politique gouvernementale », le tribunal administratif de Pau a demandé le 12 janvier 2010 l’effacement de cette fresque.



Blog Observatoire de la Censure – 24.11.2010


La cour d'appel de Bordeaux a confirmé (26-10) la  décision du tribunal administratif de Pau rendue le 12 janvier 2010 et impose à la mairie de Billère d'effacer la fresque, dite des expulsés, avant le 26 décembre, avec une astreinte de 100 euros par jour au-delà de cette date.



La République des Pyrénées – 20.12.2010


Près de trois cents personnes, dont de nombreux élus et les représentants de 22 associations, se sont rendues samedi matin devant la fresque des expulsés à Billère. Ce rendez-vous initié par les élus de la majorité municipale intervenait après 16 mois de conflit avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques qui exigeait, et a obtenu, l'effacement de cette fresque.


Le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne, rappelait que



" ce mur symbolisait les actes solidaires et généreux


de citoyens contre un gouvernement autoritaire.


Le préfet Rey est parti et la fresque est toujours là."



Si après 16 mois de combat judiciaire, la fresque sera effacée dans quelques jours, elle sera reproduite et diffusée sur tous supports. Déjà, les militants du Réseau Éducation sans frontières (RESF) vendaient samedi des t-shirts à l'effigie de la fresque tandis que les compagnons d'Emmaüs vont la reproduire sur un wagon à Lescar juste en face du péage autoroutier.


La députée-maire de Pau, Martine Lignières-Cassou, appelait tous les maires du Béarn à afficher et faire tourner la reproduction sur banderole de la fresque. « Contre la froide logique du chiffre, nous devons garder notre capacité d'indignation et le refus de ces pratiques » affirmait la députée-maire.

 





                Pour que la vie ait plus de force que la censure 



 


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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 11:00

 

 

Parce qu'aujourd'hui, les acquis d'humanisme de respect

 

des droits de l'homme

 

des Lumières et de la révolution française

 

Sont combattus en France

 

Voire devenus objets de délits

 

 

 

Parce qu'aujourd'hui,

 

les conquêtes sociales de l'après-guerre,

 

le projet d'amélioration des conditions de vie des pauvres

 

sont attaqués

 

 

et les lois de protection sociales, d'égalité des droits et des devoirs,

 

progressivement annulées,


 

Parce que c'est une nouvelle année qui commence

 

Et qu'il est urgent de savoir et de résister,


 

Je retranscris une partie de l'article de médiapart

 

nous transmettant les voeux d'un des plus grands résistants français

 

 

 

 

 

 

" A 93 ans,


Stéphane Hessel


est le plus jeune d'entre nous


par la vitalité de son engagement et sa force d'espérance.

 


 

Né à Berlin en 1917,


immigré en France en 1925,


naturalisé en 1937,


prisonnier évadé en 1940, il rejoint le général de Gaulle à Londres en 1941.

 

 

 

Résistant,


agent de liaison au BCRA,


il est arrêté en France en 1944, puis déporté,


notamment au camp de Dora,


où il échappera de justesse à la pendaison.

 


 

Diplomate à partir de 1945, ambassadeur de France,


il fera de la question des droits de l'homme


son combat sans partage ni relâche.

 

 

 

Mes chers compatriotes,

 

 

 


La première décennie de notre siècle s'achève aujourd'hui sur un échec. Un échec pénible pour la France ; un échec grave pour l'Europe ; un échec inquiétant pour la société mondiale.


Souvenez-vous des objectifs du millénaire pour le développement, proclamés en 2000 par la Conférence mondiale des Nations Unies.

 

On se proposait de diviser par deux en quinze ans le nombre des pauvres dans le monde.

 

A la même date, on entamait une nouvelle négociation pour mettre un terme au conflit vieux de trente ans du Proche Orient – les Palestiniens auraient droit à un Etat sous deux ans.

 

 

Echec sur toute la ligne!

 

 

 

 

Une plus équitable répartition entre tous des biens communs essentiels que sont l'eau, l'air la terre et la lumière? Elle a plutôt régressé, avec plus de très riches et plus de très très pauvres que jamais.

 


Les motifs d'indignation sont donc nombreux.

 

Ce petit livre Indignez-vous! – qui a eu un extraordinaire succès auprès des parents, et plus encore de leurs enfants, auxquels il s'adresse –, c'est quelque chose qui me touche profondément.

 

De quoi faut-il donc que ces jeunes s'indignent aujourd'hui?

 

 

Je dirais d'abord de la complicité entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques et financiers. Ceux-ci bien organisés sur le plan mondial pour satisfaire la cupidité et l'avidité de quelques-uns de leurs dirigeants ; ceux-là divisés et incapables de s'entendre pour maîtriser l'économie au bénéfice des peuples, même s'ils ont à leur disposition la première organisation vraiment mondiale de l'histoire, ces Nations Unies auxquelles pourraient être confiées d'un commun accord l'autorité et les forces nécessaires pour porter remède à ce qui va mal.

 


Au moins nous reste-t-il une conquête démocratique essentielle, résultant de deux siècles de lutte citoyenne. Elle nous permet de revendiquer le droit de choisir pour nous diriger des femmes et des hommes ayant une vision claire et enthousiasmante de ce que la deuxième décennie qui s'ouvre demain peut et doit obtenir.

 

 

 

Voilà la tâche que je propose à tous ceux qui m'écoutent.

 

 

Qu'ils prennent appui sur les auteurs courageux

 


qui se sont exprimés ces derniers mois,

 

 


sur Susan George et son beau livre Leurs crises, nos solutions,

 

 

sur Edgar Morin et son dernier tome L'Ethique,

 

 

sur Claude Alphandéry et ses propositions pour une

 

économie sociale et solidaire.

 

 

 

Avec eux, nous savons ce qu'il est possible d'obtenir.

 

 

 

 

 


 

N'attendons pas.

 

 

 

Résistons à un président dont les vœux ne sont plus crédibles.

 

 


 


Vivent les citoyens et les citoyennes qui savent résister!

 

 

 

Stéphane Hessel

 

 

 

 

 

Selon un article de médiapart

 

 

 

 

 

Les publications reprennent 

 

 

le 6 janvier.

 

 

 

 

 

 

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