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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:51

 

 

 

L'esprit a jeté une gorgée de café

Au bord de la réflexion.

Renversée sur la table,

Elle se mire dans l'onde noirâtre.


Il n'est plus l’heure

De chercher le tempo des illusions.

Dormir.

Oui .  S'endormir à l'orée du vent

Et pousser une larme de légèreté.

 

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:26

 

 

La mer balance sa robe de marée.

Le bruit du ressac annonce l’heure des semailles.

 

Les filles jettent  leur nudité

Aux embruns verts.

 

Il est l’heure, scande la pendule.

Les coquillages s’ouvrent.

 

Les prétendants

Font leur marché avidement.

 

Les filles ont teint leur robe blanche.

Elles portent un bras à leur taille

Pour l’éternité.

 

 

Inspirée d'une composition photographique de Franco D'Albao,

A voir ici


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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 16:57

Regarder la vie,

Le coquelicot se balancer,
Suivre le vol d’un oiseau,


S’accroupir.
Observer un cloporte,

Se pencher sur le papillon
Doucement, doucement
Pour ne pas le déranger.

Ramasser les graines de fleurs des champs
Et les emporter plus loin
Qu’elles emplissent
D’autres prés, d’autres regards.

Donner à boire aux petits pois
Faire tourner une vrille autour de son doigt

Regarder la vie
Des larmes dans les yeux.
C’est si beau

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 21:53

 

 

 

 

Les jours succèdent aux jours dans la langueur d'un été trop chaud.

 

Les prairies sont sèches comme un claquement de fouet.

Les graminées se font foin sur pied.

Les arbres laissent tomber des larmes de feuilles.

Le sol se teinte d'automne. 

 

Le ciel, d'un bleu impitoyable, avale les nuances.

 

 

 

Au jardin, quelques plantes en pots.

Le soir venu, une lampée d'arrosoir étanche leur soif.

Leur pied trempe dans la bassine.

 

 

 


Mille vies s'agitent.

Viennent prendre bain.

Se désaltérer.

 

Le lézard s'esquive.

Anguille.

 Marque la pause.

Observe le passant fixement.

 Prêt à détaler.


Le crapaud avance prudemment.

Une patte, puis l'autre.

Pataud. S'arrête, toutes pustules dehors.

Les ressorts de son cerveau

Se détendent au ralenti.

 

 

 

Les jours succèdent aux jours dans la langueur d'un été trop chaud.


 

 

 

 

 

 

 

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 15:21

 

 

 

Papillon-aster.jpg

 

 

 

 

 

 

Esquive des pétales. Neige éteinte.

 

... Crépitement du feu. Soupes odorantes.

 

... Le jeune papillon se pose dans un champ d'étoiles.

 

 

 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 20:40

 

 

 

 

DSC00897a.jpg

 

 

 

 

L'écoulement du temps martèle les corps au son du burin

 

 

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 22:04

 

 

 

 

 

DSC00859a.jpg

 

 

 

 

Les cerisiers cachent leurs rides pour fleurir

 

 

 

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 23:27

 

 

 

La petite laitière balance son pot

Quelques gouttes s’échappent

Un chaton la suit

Les yeux fixés sur le pot.

Une tache blanche fait miroiter son front noir.

 

Une petite fille a remplit le broc bleu

Elle tente de le tirer arque boutée sur ses pieds nus

La grande bassine de faïence blanche attend

Un chaton montre son nez

Ses pieds sont ceins de chaussons de poils blancs

 

Une odeur de pain grillé monte de la cuisinière

La confiture de groseille a mis son manteau vermeil

Le bol fume sur la nappe à carreaux rouges

Un chaton s’est assis sur le tabouret

Son poil noir luit dans le matin.

 

 

 

 

La-laitiere.jpg

 

 

 

La photo est de Dan Rodgerson

 

 


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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 21:55

 

 

 

 

 

Le macadam noir

 

Une feuille 

 

 

La flaque boit

 

 

 

 

 

 

Feuille-macadam.jpg

       Photo Dan Rodgerson

 


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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:20

 

 

 

Nad, chez moi aussi ça craque et ça dérape tout autour. Et c'est difficile.


Et puis hier, j'ai passé une journée au pied des Vosges du Nord, dans ce pays vallonné de grandes forêts de feuillus.


J'étais installée dans une prairie avec mon chevalet et mes pinceaux. Un magnifique arbre mort se dressait devant moi. Il tendait au bleu du ciel ses bras mutilés. Un rosier liane y a grimpé et le pare de quelques feuilles vertes jaunissantes.

A jet d'yeux, s'étendait une haie construite en flèches de cathédrale faite de l'alternance d'arbres légers et d'arbustes aux baies rouges. Les oiseaux enchaînaient un ballet aérien de branche en branche.


J'ai enduit ma planche de gesso. Je l'ai laissé sécher. Quelques moucherons imprudents ont figé leurs minuscules pattes dans la craie blanche qui couvrait le bois. J'ai tenté de les dégager. Certains avec succès.


J'ai pris mon crayon et j'ai découvert la beauté de cet arbre, la tournure de son tronc aux élancements gracieux, les creux taillés par le temps et la vie, les mille départs de branches tombées. Au fur et à mesure de mon observation attentive pour tracer sur le blanc de ma planche son esprit, je découvrais sa richesse. J'étais heureuse qu'il me soit donné de l'avoir rencontré.

 

 

 

 


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