Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Entête31.01.2010

 

 

 

Rechercher

Contrat Creative Commons
Blog L'Oeil qui court by L'Oeil qui court est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 3.0 Unported.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://loeilquicourt.over-blog.fr/

.

Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 22:14

 

 

 

 

 

 

Il-pousse-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Il-pousse-a

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:50

 

 

 

L’ombre envahit  la cage d’escalier.

Un grincement.

Pas pesants.

Le silence. Dense. Sans fin.

Aguets.  

Attente.

 

 

La main.

 

 

 

 

La-main-ombre.jpg

 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 21:36

 

 

 

Le Noël du Hérisson


 

Le crépuscule colore l'horizon.


Monsieur Hérisson avance dans le jardin en direction du tas de compost. Il aime ce jardin et sa barrière en bois, vieillie depuis longtemps, qui a perdu quelques dents. La boule de piquants se glisse par l'orifice. Un chemin bien connu. Il traverse la pelouse où poussent en grand nombre pissenlits et pâquerettes.


 Madame Rivière entoure le jardin de ses soins depuis la nuit des temps. Son visage héberge déjà beaucoup de rides. Elle jardine à l'ancienne, comme sa mère et sa grand-mère. Les plantes s’ébattent dans une joyeuse liberté. Le jardin n'a jamais connu la présence des produits chimiques ; ils n'existaient pas du temps des ancêtres.


La pelouse accueille toutes sortes de fleurs. Des feuilles variées en font le charme. Monsieur Hérisson peut s’y promener en toute quiétude, sans craindre l’empoisonnement. Il trouve dans ce petit coin vert une nourriture délicieuse. Il s'introduit dans le sentier qui serpente jusqu'au tas de compost. Ici c’est un régal de vers et de petites bêtes de toutes sortes.

 


Arnaud, le petit fils de Madame Rivière, s’accroupit souvent ici. Il regarde tout ce petit monde évoluer de façon imprévisible. De temps en temps, il tend un doigt curieux, se retenant à la dernière minute. La voix de sa grand-mère résonne en lui : « Je sais que c’est un jeu pour toi Arnaud. Mais je ne suis pas du tout d’accord que tu écrases les vers de terre. »

 


En chemin, Monsieur Hérisson a dégusté un mille pattes et un rassemblement de limaces, caché sous une tuile. Il n'en a fait qu'une bouchée. Il nettoie le jardin des hôtes qui se nourrissent des salades et des légumes. Madame Rivière est toute heureuse du travail qu'il réalise pour elle.

Il attrape de temps en temps quelques baies accrochées aux buissons du jardin. 


Monsieur Hérisson se régale tant lorsqu'il dévore toutes ces friandises qu'il fait un bruit du tonnerre. Chacun sait qu'il est à la fête.  

Il s'en va maintenant en se dandinant. Retrouve le trou de la barrière. Se dirige vers un buisson. Chemin faisant, il dévore une imprudente grenouillette sortie de la mare. Il passera la journée à se reposer de sa nuit gourmande. Un gros tas de feuilles l’accueille sous un buisson.

 

 

 

 

 

Deux aquarelles encadrées de 0,25 x 0,35m

à partir de 20€ chacune et jusqu'autant que vous voulez

 

 

Le-hérisson-et-le-ver-

 

Le hérisson et le ver

 

 

 

 

 

 

 

Il-s'aiment-d'amour-tendre-

 

Ils s'aiment d'amour tendre

 

 

 

 

 

 

 

 

Une aquarelle de 0.43 x 0.34 m

A partir de 30€

 

 

 

 

Rencontre-

 

Rencontres

 

 

 

 

 

 

 

Différentes huiles sur contreplaqué

 

 

Nuit-enneigée-

 

Nuit cristalline                      0,30 x 0,40 m à partir de 50€

 

 

 

 

 

 

 

 

Envol-

 

Envol                           0,40 x 0,50 m à partir de 50€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le-hérisson-nuit-

 

 

Hérisson-nuit                    0,40 x 50m à partir de 50 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soir-

 

 

Soir                 0.25 x 0,30 m  A partir de 30€

 

 

 

 

 

 

 

L'appel-du-hérisson-

 

L'appel du hérisson                  0,25 x 0,30 m à partir de 25 €

 

 

 

 

 

 

 

 

L'appel-du-hérisson-bleu-

 

L'appel du hérisson bleu                         0,25 x 0,30 m  à partir de 30€

 

 

 

 

 

 

 

 

Neige-de-hérisson-

Neige de hérisson                       0,30 x 0,40 m  A partir de 40€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orage rouge-

 

Orage rouge                     0,40x 0,50 m à partir de 50€

 

 

En cas d'envoi, s'ajoutent frais d'emballage et frais de port 

  Pour plus de précisions, écrivez-moi par le contact en cliquant ici

 

 

L'appel du hérisson

 

Voici maintenant 45 ans qu'Alsace Nature et ses associations fédérées militent pour la protection de la nature et une meilleure prise en compte de l'environnement en Alsace.

Affiliée à France Nature Environnement, Alsace Nature agit localement, permettant l'organisation et l'unité de 147 associations environnementales en Alsace et de près de 2000 membres individuels.

 

Les actions menées ont été nombreuses et elles ont permis d’obtenir des résultats concrets profitables à l’ensemble de la région : la protection des forêts du Rhin, l’empêchement de l’endiguement de l’Ill, la préservation des dernières pelouses sous-vosgiennes qui subsistent aujourd’hui…

Mais, malgré les discours officiels rassurants, les promesses, les études d’impacts et les enquêtes publiques et malgré des réalisations positives, l’essentiel des investissements publics et privés réalisés aujourd’hui contribuent encore à dégrader nos milieux naturels. N’oublions pas que près de 1000 ha de notre petit territoire sont sacrifiés chaque année au bétonnage, que des projets peu compatibles avec l’environnement sont poussés vaille que vaille (GCO, Golf de la Sommerau, Rallye WRC, OGM, Stocamine…) et que l’agriculture intensive continue de faire régresser notre biodiversité et de menacer notre santé (grave pollution de la nappe phréatique…).

 

Bref, l’implication et l’engagement d’associations telles qu’Alsace Nature sont plus nécessaires et utiles que jamais, pour défendre l’intérêt général et stimuler la participation citoyenne critique, au service d’un projet humaniste, socialement et écologiquement soutenable.

Les signataires de l'appel considèrent que l’existence d’associations dynamiques et indépendantes est indispensable à une démocratie vivante. C’est pourquoi ils déclarent soutenir Alsace Nature et lancent, au coté du Président Régional, un appel :

 

  • Aux décideurs publics et privés pour qu’ils prennent en compte plus largement les réflexions et propositions d’Alsace Nature dans la mesure où elles contribuent à une société plus juste, plus solidaire et plus écologique.
  • Aux habitants d’Alsace pour qu’ils soutiennent Alsace Nature en devenant membre bénévole ou membre donateur.


Pour signer l'appel, cliquez ici

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 20:06

Bocaux.jpg

Chuchotements de grand-mère

Lueurs

Il fait chaud

Tout crépite et mijote

 

Ce soir, c'est soupe de lentilles,

Lampée de rouge

 

Ça tient au corps

Y'a rien de tel pour une nuit d'hiver

Les cuillères bavardent dans les assiettes

Et le couteau fend le pain

 

Les bocaux alignent promesses et ventres rebondis.

 

Ce soir, c'est chuchotements de grand-mère

Dans la cuisine.

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:52

 

 

 

 

Un instant, une plume

Le souffle du silence

 

Ondulations

                                                            Sol de sable dur

 

 

                                 Halètement; le doux mamelon de la dune

 

 

 

 

 

Une sandale à mes pieds. Blanche.

De fines lanières; la forme d'un petit pied 

 

Trace vermeil

 

 


 

 

 

 

 

Halètement d'une course

          Mes joues enflammées comme djembé le soir

 

 

Cassiopée, yeux ensommeillés;

Pégase, chevelure au vent.

Halètement des tempes

                                               Le sol

 

 

 

Mes genoux comme un mécanisme

manivelle emballée

                                                            Le sol 

 

 

 

 

 

            Mon       corps        s'affale     en un       long      expir

 

 

 

 

 

flamboyant comme chenille de fête foraine

 

 

 

 

 

Souffle de tumulte,

murmure et mort.

 

 

 

 

 

 

 

Savon-d-art.jpg

 

 

 

 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 22:45

 

 

 

 

As-tu vu ce matin le roitelet ?

 

En son bec, il tenait un fromage.

 

 

Malgré les promesses de mes yeux langoureux

Il m'a laissée affamée tel un corbeau.

 

 

 

 

 

Il faudra que je retrouve l'adresse de mon vieux prof...

Pour comprendre ...

 

 

A quoi servent les fables ?

 

 

 

oiseaux

 

 

 

" Les fables...",

 

a dit le vieux Monsieur,

 

en se frottant doucement le menton.

 

 

 


Ses yeux ont pris un éclat malicieux.

 

 

 

 

"Il me semble bien reconnaitre ce roitelet.

Tu ne te rappelles pas qu'il se posait sur le bord de la fenêtre ?

 


Tiens maintenant que j'y réfléchis... 

 

Ajouta-t-il,

 

Il affectionnait particulièrement les leçons de récitation."

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 14:40

 

 

 

Je suis absente pour quelques jours....

 

A bientôt donc

 

 

 

Je vous propose de lire



La Communauté des Enfants de la Source Tarie

 

 

Pourquoi il vient pas me chercher mon papa  ?

 

 

L'orthographe cherche voyelle

 

 

 

Je vous propose aussi de fouiller tout au fond de la malle à mots, histoires et photos de l'Oeil qui court.

Peut-être y trouverz vous quelque rareté oublié ou bien encore quelque futilité espiègle sous le double fond tendu de velours cramoisi. Selon votre chance et votre doigté. Il vous serait utile sans doute avant de vous lancer dans cette exploration risquée de prendre quelques cours de dextérité manuelle. Cela pourrait prendre la forme de leçon de piano, mais aussi de couture fine. A vous de voir.


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 20:04

 

cygnes

 

 

Leurs longs cous s’avancent en une procession de crosses d’évêques.

Gracieuse.

Ils portent la blancheur des aubes de communiantes.

Et marchent sur l’eau.

Tandis que le friselis de l’onde baptise leurs flans.


 

S’ils pèchent, c’est par nécessité.

S’ils volent, c’est par nature.

 

Leurs longs cous habillent d’élégance

Leurs pourpoints immaculés.


 

 

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:40

 

 

Bouteilles-1

 

 

 

 

 

 

Trois drôles de bouteilles se sont égarées ici.

Pourtant, elles sont fermement enfermées

Dans leur cage lourdement grillagée.

 

 

 

 

A côté ? C’est le jardin botanique.


De l’oxygène ? Y’en a ici.


Du méthane ? Je ne sais pas.


Il y a très longtemps

 Que le cimetière a été remplacé par les plantes.

 

 

 

 

 

Bouteilles

 

 

 

 


Mais que font donc ces drôles de bouteilles ici ?

 

 

 

 


Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 21:03

 

 

 

 

 

Le-vieux-wagon.jpg

 

 

 

 

 

 

Le vieux wagon s’est installé là-bas au bout de la voie.

Il a tiré devant ses fenêtres terreuses des rideaux gris sales.

Festonné de rouille,  il tente de se faire oublier.

Il sait qu’un jour où l’autre, il finira en petits morceaux.

 

Il entend au loin le rythme des roues de fer sur les rails.

La rumeur a apporté jusqu’à lui quelques noms mystérieux :

Corail, TGV, Ulysse.

Leur musique le transporte : Antibes, Quimper, Millau, Lyon.

 

Les enfants chahutaient alors dans ses compartiments.

L’odeur du saucisson emplissait ses murs.

Des rires gras ponctuaient quelques blagues salaces.

Ces dames faisaient la queue dans le couloir.

 

On entendait le miaulement d’un chat émergeant d’un panier

Ou le ronflement d’un ventre rebondi étalé sur les coussins.

Quelqu’un jetait : « Pourriez-vous m’aider à monter ma valise ? »

Un pleur de petit s’élevait dans le vacarme.

 

L’odeur de la mer, entrant à flot, pétrifiait un instant les voyageurs

Qui se collaient en  nuée à la fenêtre ouverte

 Tendant un doigt imprudent en direction de l’étendue bleue.

L’air se chargeait d’une légèreté heureuse.

 

Le vieux wagon s’est installé tout là-bas au bout de la voie.

On croirait entendre crisser ses roues sur la route du Sud.

 

Repost 0
Published by l'oeil qui court - dans Regard poétique
commenter cet article