L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
J'aime les bleus. Je les conjugue souvent, mariés aux bruns et aux ocres.
Ici le contraste des foncés avec le blanc crée une dynamique qui évoque pour
moi les montagnes de conifères sous la neige. Les bleus verts adoucissent la
rudesse et la froideur de l'ensemble.
J'y entends aussi, avec mes yeux, la musique d'une symphonie majestueuse
fortement contrastée mais également empreinte de douces nuances. J'y vois
principalement une trompette qui domine l'orchestre et s'époumone
joyeusement.
Je ne sais pas d'avance ce que je vais peindre. Si j'essaie de conceptualiser
une idée que j'ai en tête, le dessin devient raide, les couleurs sans intérêt.
Je ne pense pas mon travail. Il s'échappe de mes doigts.
Et s'égrenne en toute indépendance me menant au gré de la fantaisie
qui me gouverne.