L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
Rudesse angulaire des chemins de campagne
Odeur âcre des près brûlés
Le soleil se joue des ombres
Et dessine espièglement les pointes et les crêtes.
Le vent pose sa voix sur le chant des grillons.
Le syrphe ceinturé suspend son vol,
Ailes vibrantes, devant la menthe sauvage.
Le jus des mûres colore les doigts
Quand l'heure de la rentrée des classes sonne.
Les premières feuilles de l’amélanchier rosissent.
Les lézards n’entendront plus nos cris
Jusqu’aux prochaines vacances.
Nous garderons le bout de leur queue en souvenir.