L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
La fréquentation de Facebook était pour moi un moyen d’être en relation avec d’autres personnes ayant le désir de sortir de cette société libérale. Un désir de créer un monde plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, un monde où on se fout un peu moins des petits problèmes de son voisins du dessous comme dit la chanson.
Cependant l’esprit du lieu ne me satisfaisait guère. Jusqu’au jour où j’apprends que je vais devenir une marchandise qui se négocie en bourse.
J’écris alors ma désapprobation au big both de Facebook.
Dans les jours qui suivent, les photos ne s’affichent plus sur facebook. Coïncidence ? Je veux y croire. J’écris à plusieurs reprises à l’administration du site. Pas de réponses.
Je m’esquive pendant quelques temps. A mon retour, la nouvelle page est installée. Mais une grande partie des fonctions ne sont pas opérationnelles. Je suis obligée d’écrire mes réponses sur world et de faire un copié-collé par le clic droit. Je n’ai plus accès aux autres messages. Je peux lire ce qui s’affiche à l’écran mais je ne peux plus ouvrir aucun document.
Alors que je me promène dans ce lieu qui me devient de plus en plus hermétique. J’arrive sur une proposition : il s’agit de choisir un nouveau logo. Etonnée que Facebook fasse participer ses adhérents, je comprends que l’on me propose de changer les choses. Je vote. Puis je lis la proposition « Et si vous coupiez le fil avec FaceBook. » Quelqu’un a écrit « Comment ? ».
J’explique comment je me suis fais coupée de Facebook. Je clique et j’atterris sur la page de TheChangeBook.
A mon prochain passage sur FaceBook, je m’aperçois que je ne peux plus écrire même avec un copié-collé.
Dans mon nouvel univers, je lis : « TheChangeBook se veut un lieu sans publicité, respectant la vie privée. Les démarches strictement commerciales sans intention éthique, artistique ou écologique ne seront pas acceptées. »
Et puis encore : « TheChangeBook est un réseau d'échange d'idées, de liens, de réflexions dans le respect de la vie privée, des données et la plus grande liberté d'expression possible. »
La fréquentation de TheChangeBook est pour moi un moyen d’être en relation avec d’autres personnes ayant le désir de sortir de cette société libérale. Un désir de créer un monde plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, un monde où on se fout un peu moins des petits problèmes de son voisins du dessous comme dit la chanson.
Ici, je ne serai pas débranchée.
Et si vous coupiez avec Facebook
TheChangeBook, le réseau social des acteurs du changement.