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" C’est une faute majeure qu’a commise François Hollande en annonçant, le 9 juillet, en ouverture de la Conférence sociale (lire Sur la pente dangereuse du social-libéralisme), que la première des priorités de son quinquennat serait le dossier de la compétitivité des entreprises.
Il s’agit d’une faute politique, car le chef de l’État enfourche ainsi le cheval de bataille de la droite et des milieux patronaux.(...)
Il s’agit aussi d’une faute économique et sociale car en vérité les études les plus sérieuses, à commencer par celle publiée cette semaine par le Haut conseil du financement de la protection sociale, mettent en valeur la mauvaise foi des campagnes patronales sur cette affaire de la compétitivité.(...)
C’est François Hollande lui-même qui a allumé la mèche d’une bombe à fragmentation, qui, depuis bientôt quatre mois, n'en finit pas de faire sentir ses effets dévastateurs. (...) Rien ne justifiait que l’Élysée et Matignon ne viennent sur le terrain privilégié du patronat et de l’UMP.
Compétitivité, sous le "choc", une campagne d'intox - Laurent Mauduit - Mediapart
"Il faut bien réfléchir à cette phrase de Hollande( interview du Monde)
« Mais parce que je pense que pour la France, c’est mieux que ce soit la gauche qui fasse cette mutation, qu’elle le fasse par la négociation, dans la justice, sans blesser les plus fragiles ni les déconsidérer. Les autres l’auraient fait sans doute, mais brutalement »
En français dans le texte, cela veut dire qu’il va faire la même politique que la droite, mais en plus « soft » sur la forme".
Judith