L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
Tandis que le mouvement terrorriste
lié à celui de la guerre sainte,
la djiad, s'éteint
et qu'un soulèvement pour la démocratie
emporte les pays du Nord de l'Afrique,
Barack Obama dans la nuit du 1er mai annonce au monde
que les Etats-Unis viennent de tuer Oussama Ben Laden.
"Le monde est plus sûr, c'est un endroit meilleur après la mort d'Oussama
Ben Laden" affirme Barack Obama, le Président des Etats-Unis depuis la
Maison Blanche, le 2 mai.
L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, dans le cadre d'une
déclaration du Conseil de Sécurité de l'Onu, souligne qu'Oussama ben Laden
ne sera plus jamais en mesure de perpétrer d' actes de terrorisme et réaffirme
que le terrorisme ne peut pas et ne devrait pas être associé à une religion,
nationalité, civilisation ou groupe.
Stephen Harper, le Premier ministre canadien : "Le Canada reçoit la nouvelle
de la mort d'Oussama Ben Laden avec sobre satisfaction. C'est triste
(de savoir que) d'autres prendront sa place. "
Si les uns se félicitent de la mort du chef d'Al Qaeda, d'autres sont plus modérés
sur les méthodes employées qui justifieraient des exceptions pour la mise
à mort d'un homme.
La présidente de la sous-commission des droits de l'Homme du Parlement
Européen, l'élu écologiste finlandaise Heidi Hautala, a estimé qu'il aurait été "beaucoup mieux s'il avait été traduit, vivant, en justice".
"Je suis persuadée que la discussion va continuer, y compris au sein du
Parlement européen, sur la nécessité qu'il y avait de le tuer", a-t-elle ajouté
dans une déclaration au site internet EUObserver, spécialisé dans l'Union européenne.
Quelles pourraient être les conséquences de l'acte américain ?
Les autorités américaines recommandent à leurs citoyens de réduire leurs
voyages et incitent ceux présents à l'étranger à la prudence.
L'organisation de coopération policière internationale informe ses pays membres d'un risque de recrudescence du terrorisme et les invite à la vigilance.
A Tripoli, au Liban, Omar Bakri, islamiste expulsé de Grande-Bretagne
à la suite des attentats de Londres en 2005, évoquait la perte
d'« un leader tombé en martyr » et l'éventualité d'« opérations de vengeance »
en Europe.
La France va-t-elle estimer devoir prendre des mesures particulières,
comme la ré-activation du plan vigipirate ?
Une vague d'attentats ne déclencherait-elle pas un nouvel élan d'hostilité voire de racisme à l'égard des pays arabes
au moment même où la Révolution du Printemps en cours
dans ces pays suscite soutien et sympathie ?
Les alternatives à l'épuisement du gaz et du pétrole en cours