L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
Quelques cheveux hirsutes ébouriffent le chemin.
La poupée désarticulée pose abandonnée.
Dix petits cailloux au-delà,
Une sandalette bleue paresse…
Les graminées dessinent une mer ondoyante.
Leurs épis griffent un convoi de nuages.
Le rouge des coquelicots secoue les ocres.
Assise les jambes en tailleur,
Une petite fille penche la tête sur un peton brun de terre.
Elle hésite entre larmes et rien.
Un petit caillou logé au creux de sa semelle
A laissé une signature de rien du tout sur la peau tendre.
La petite fille ne sait pas encore si elle a un tout petit peu mal ou pas du tout.
Un bras de poupée dort dans les cailloux.