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Un arrêt prolongé à Rémilly insensé et risqué
Peu avant minuit, ce jeudi 24 novembre, le train (radioactif) qui doit rejoindre Gorleben (en Allemagne) était stationné sur les voies de Rémilly. AREVA et la SNCF, qui ont fait partir le convoi du terminal ferroviaire de Valognes avec une journée d'avance pour tenter d'éviter les militants mobilisés sur place, se sont vus obligés de stopper le train avant la frontière. L'Allemagne a en effet refusé de faire entrer le train sur son territoire avant vendredi 25 novembre, date du passage de la frontière initialement prévue. Cet arrêt forcé en zone urbaine (...) met en péril la sécurité des populations et expose les agents SNCF à des risques d'irradiations. Il a également nécessité un important déploiement des forces de l'ordre, donnant l'impression d'un véritable état de siège : la ville était bouclée. De nombreux contrôles d'identité ont été signalés et des membres du RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion de la Police nationale) ont été aperçus.
L’activité globale des déchets vitrifiés (ainsi transportés)sera de 3756 PBq, soit l’équivalent de plusieurs fois la radioactivité totale libérée lors des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Eparpillée dans l’environnement, la radio-toxicité potentielle de ce convoi suffirait à empoisonner l’ensemble de l’espèce humaine.
Les déchets vitrifiés, qu’est-ce que c’est ?
Le retraitement consiste à séparer les différents radioéléments contenus dans le combustible usé :
95 à 96% d’URT (Uranium de retraitement)
1 à 2% de plutonium
3 à 4% de déchets de très haute activité radioactive (produits de fission et actinides mineurs)
Suite à ces opérations de séparation, ces 3 à 4% de déchets de très haute activité, les éléments les plus radioactifs, sont fondus dans du verre. C’est ce qu’on appelle les déchets vitrifiés.
Pour en savoir plus :
Déchets radioactifs : voie sans issue
Le train, au fil de son trajet