Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.

Publicité

Vous prendrez bien encore un peu de dette ?

 

 

 

Quels sont les dirigeants

 

qui ont grevé le budget de la France ?

 

 

 

Le montant de la dette au fil des présidents

de la république et des premiers ministres.

 

 


Augmentation de la dette :


+ 30 milliards pour Jospin                        + 100 milliards sous Sarkozy

 


 

Présidents                           Montants de la dette                Augmentation         Augmentation/an


1988 : F. Mitterrand.                      302 milliards d'euros    ---   + 361,0 milliards d'euros en 7 ans ---+ 51,5 par an


1995 : Arrivée de J Chirac.          663 milliards d’euros   ---    +   89,5 milliards d'euros en 2 ans --- + 44,6 par an


1997 : Arrivée de Jospin               752,5 milliards d'euros ---   + 159,5 milliards d'euros en 5 ans --+ 31,9 par an


2002 : J. Chirac                              912,0 milliards d'euros ---   + 297,5 milliards d'euros en 5 ans ---  + 59,5 par an


2007 : Arrivée de N. Sarkozy .     1 209,5 milliards d’euros ---+ 507,8 milliards d'euros en 5 ans --+ 101,56 par an


2011 : Fin du Sarkozysme.            1 717,3 milliards d'euros  

 

La France est le 19e pays le plus endetté au monde. Il y a 107 pays qui sont moins endettés.

La France est la cinquième puissance économique au monde. Les Français n’ont jamais été aussi riches.


Où est l’argent ?

 


Une dette catastrophique, la destruction des services publics


La droite fait courir le mythe d’une gauche prodigue et irresponsable. On voit que la gauche au pouvoir a fait moins de dette que la droite. La catastrophe est arrivée avec le dernier mandat de l’UMP.

La France a été plongée dans une situation critique. Les citoyens ordinaires sont contraints de la prendre en charge. Le coût est élevé. Cette situation a servi d’alibi à la désagrégation du service public : école, hôpital, transport, agence pour l’emploi,… Les biens collectifs ont été désagrégés en 5 ans. C’est notre capital commun que la droite a dissout.

 

 

La situation de crise générée par ce modèle libéral est prétexte à la stigmatisation des plus fragiles que l’on paupérise davantage encore (diminution de l’allocation aux adultes handicapés, des allocations logement, des bourses d’étudiants,…) et que l’on accuse de participer à la mauvaise santé économique du pays.

Une situation créée et utilisée pour diviser les Français entre les bons agents de l’économie, les vrais travailleurs et les autres.

 

 

Qu'est-ce qui crée la dette ?


Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, précise que les niches fiscales et sociales applicables aux entreprises ont représenté un manque à gagner pour les finances publiques de 172 milliards en 2010.

 

Dans un rapport commandé par Didier Migaud  à Bercy fin 2008, il apparaissait que treize contribuables disposant de 15 millions d'euros de patrimoine déclaraient un revenu fiscal de référence inférieur à 3 753 euros annuels grâce aux niches fiscales. Ils ne payaient ainsi que 47 € d'impôts, mais recevaient... 141 700 euros de remboursement, grâce au bouclier fiscal !

Depuis, les parlementaires ont plafonné les niches.  

L’épais maquis des niches fiscales

 

L'évasion fiscale  et les Paradis fiscaux

En 2009, la liste de 3000 résidents français disposant d’avoirs en Suisse non déclarés à l’administration fiscale française (« l’affaire HSBC ») a fait la « une » de l’actualité avant de s’éteindre dans un silence complice.

L'évasion fiscale

 

 

Les intérêts de la dette :


La France a un poste budgétaire de 48,8 milliards d’euros d’intérêts de la dette tous les ans, que les contribuables remboursent avec leurs impôts. Ce n’est que lorsque les intérêts ont été acquittés que la dette peut être remboursée.

 

En 2010, la France a payé 44,6 milliards d’euros d’intérêt tandis que les dépenses d’enseignement scolaire s’étaient montées à 61,3 milliards. Combien d’enseignants supplémentaires la France pourrait-elle payer sans ces intérêts ?

 

 

 Le total des intérêts versés par l’Etat français entre 1980 et 2009 s’élève à 1340 milliards d’euros.

En 2011, la dette s'élève à 1700 milliards.

 


Les solutions libérales : des riches plus riches, des pauvres plus pauvres :


Un rapport de recommandations de Bercy quant aux ressources de l’Etat commandé par Fillon est arrivé début juin 2012. Il n’y serait préconisé aucune augmentation des revenus de l’Etat, aucune nouvelle répartition des impôts, on ne parle pas des niches fiscales.

Les mesures envisagées s’appuient sur la réduction encore plus drastique des mesures sociales. Les ressources des plus fragiles, des fonctionnaires et des pensionnés sont les plus attaquées.

Commandé par Fillon, ce rapport est un chef-d’œuvre de solidarité libérale, l’assistanat des riches par les pauvres.

 

« Du côté des prestations qui seront réduites, se succèdent l'allocation aux adultes handicapés (7,5 milliards), les aides au logement (5,6 milliards), les retraites de la SNCF (3,4), les prestations aux anciens combattants (3) et les bourses aux étudiants (1,7 ). Côté subventions : après les dotations à Réseau Ferré de France (2,6 milliards), viennent les contrats aidés (1,8), l'assistance éducative (1,5), le Fonds européen de développement (0,9) et l'hébergement d'urgence (0,6), soit un peu plus de morts de froid en hiver. »

Dépenses de l’Etat : le rapport choc de Bercy


 

En 2012, Madame Bettencourt, qui gagne 15 000 Smic par an, en associant niches et bouclier fiscal, aurait bénéficié d'un taux d'imposition équivalent à celui d'un revenu mensuel de 1300 €. 

 

En 2011, le groupe Total accumule 10 milliards de bénéfices et paie 0 € d'impôt sur les sociétés en raison d'une niche fiscale.

 


Vous reprendrez bien un peu de dette ?

 

Le gouvernement UMP a diminué de façon conséquente les ressources de l'état en favorisant les riches et en étranglant les citoyens ordinaires.

 

 

Des impôts de plus en plus injustes :

 

Les mesures qui favorisent les riches 

 

 -Les niches fiscales : conditions de dérogation d'impôts qui profitent en priorité aux plus riches

 -Les boucliers fiscaux : plafond d'imposition qui limite le pourcentage d'imposition des revenus

les plus élevés remplacés par une baisse de l'impôt sur la fortune (ISF)

 -Baisse des impôts sur l'héritage

  -Plus une entreprise est grosse, moins elle paie d'impôts : les PME paient 30% d'impôts, les

100 très grosses entreprises du CAC40 en paient 8%.


 Les mesures qui pèsent sur les citoyens ordinaires


 -Gel du barème de l'impôt en défaveur des revenus modestes qui va faire monter leurs impôts.

  -L'augmentation de la TVA prévue pour passer de 19,6 % à 21,2 % en octobre 2012

 

 


LES SOLUTIONS  

 

 -Permettre à la banque centrale de prêter à l’Etat à taux 0% ou 1% et sortir de la dépendance aux banques privées et aux marchés.

 

 -Réforme fiscale de fond à la Roosevelt rétablissant une égalité et une justice de l’impôt (1)

 

 -Loi empêchant l’évasion fiscale (cf New deal)

 

 -Evaluer la légitimité du montant de la dette :

  →  Prendre en compte uniquement les dépenses engagées pour le bien collectif,

   Réfuter les dépenses conséquentes à une injustice des décisions : fiscalité favorisant les riches par exemple,

  → Réfuter les dettes contractées en dépit de l’intérêt public : emprunts aux marchés à taux élevé

 

 

 

(1) Les années 20 ont vu une explosion des très hautes rémunérations. Quand le président démocrate arrive au pouvoir, en 1932, le taux marginal de l'impôt sur les revenus les plus élevés est de 25%. En trois étapes, il fera passer progressivement ce taux à 91%.

En 1935, le" Revenue act" (familièrement appelé "soak the rich tax") remet à plat les règles d'imposition pour les hauts revenus. Les personnes gagnant plus de 200.000 dollars (soit un million de dollars aujourd'hui) par an sont taxées plus fortement, à hauteur de 63%. La loi fut révisée en 1936, augmentant le taux à 79% puis atteindra 91% en 1941. Pendant près de 50 ans, les Etats-Unis vivront avec un taux marginal d'imposition sur les très hauts revenus proche de 80%.

Nouvel Obs


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article