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DU J'ACCUSE AU
MERDE
A CETTE FAÇON DE FAIRE
DE LA POLITIQUE
Qui n’a entendu parlé du « j’accuse » de Zola ?
« J’Accuse…! » est le titre d'un article rédigé par Émile Zola lors de l'affaire Dreyfus. Il est publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898 sous la forme d'une lettre ouverte au Président de la République Félix Faure. Au travers d'un véritable pamphlet accusateur, la contestation d'une décision de justice au nom de valeurs universelles, l'écrivain décide de s'exposer publiquement, afin de comparaître aux Assises pour qu'un nouveau procès, plus indépendant puisse se dérouler. C'est cet article qui relance l'affaire Dreyfus, au moment où, le véritable coupable (le commandant Esterházy) étant acquitté, tout pouvait sembler perdu pour le camp dreyfusard. Cet article représente le symbole de l'éloquence oratoire et du pouvoir de la presse mis au service d'une cause juste et généreuse.
Qui a entendu parlé du concert Rock sans papier ?
"Il est temps de dire merde à cette façon de faire de la politique "
s'exclame Jeanne Cherhal.
Après un été de festivals, la chanteuse sera au concert Rock Sans Papiers. Elle évoque la dérive sécuritaire, les retraites, Arcade Fire et les complices de Katerine.
Les Inrocks le 04.09.2010
Ce concert de soutien aux luttes des sans-papiers se déroula avec la participation de Higelin, Cali, Sinsemilia, Oxmo Puccino, D.Darc, Clarika, Wampas, No One is Innocent, 113, Têtes Raides, Tryo, Soan, J. Birkin, Aldebert, Cheb Bilal, Nosfell, Abd el Malik, E.Loizeau, Y.Jamait, Reda Taliani le Samedi 18 Septembre 2010 à Paris Bercy. Ils s'engagent pour la défense des fondements même de notre société : le respect des droits de l'homme et le droit à l'égalité.
Une question se pose pour moi, grave.
De l’accusation odieuse et de la condamnation d’un officier parce qu’il était juif à la contestation abusive et contraire à la loi par la police des papiers d’identité produits par de jeunes mineurs fuyant leurs pays, le pas est mince. Le but ? Les renvoyer dans leur pays où plus d’un risque la mort. Pour des raisons politiques parce qu’ils y sont poursuivis en raison des activités politiques du père. Pour des raisons familiales, parce qu’ils ont perdu leurs parents. Pour des raisons ethniques, parce qu’ils sont minoritaires et en danger vital de ce fait.
J’ai eu l’occasion d’accueillir l’un de ces ados et de faire un bout de chemin avec lui. J’ai découvert, de ce fait, la situation de plus en plus critique que vivent les étrangers qui demandent l’hospitalité chez nous. Les rafles au sortir des lieux d’hébergement d’urgence pour les sans abris, au sortir des restaus du cœur devenus des souricières, au sortir des associations d’aide aux demandeurs de titre de séjour. Ces pratiques sont condamnées par la loi.
Mais je découvre chaque jour que l’application du droit des étrangers est fréquemment détournée par les administrations, la justice et la police.
Une question se pose pour moi, grave.
Comment s’appelle un pays où le droit est régulièrement violé sur consignes d’état au moins pour une catégorie de la population ?
J’ai choisis de montrer la conséquence la plus radicale de cette politique :
la mort.
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