L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
Le balancier de son manteau
Marquait les secondes au fil de ses pas hésitants.
Elle avait jeté sa canne au fossé,
Lasse d'être accompagnée.
"Seule, je veux être seule pour la rencontre".
Elle avançait lentement, occupant le milieu de la chaussée
Et s'enfonçait, petite silhouette bringuebalante
Toujours plus avant dans le bois.
Elle arriva au bord de la falaise comme tous les jours
Et s'arrêta au bord de l'infini.
Elle engloutit ses yeux dans le bleu immense
Et attendit.
"Non, ce n'est pas pour aujourd'hui" dit-elle.
Et elle fit demi-tour.