L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
Vous souhaitez lire cette histoire depuis le début,
faite un clic sur:
Elle vint me chercher.
C’est alors que je fixais
avec une concentration décuplée par l’urgence
et la gravité de la situation le pinceau.
Un duel s’établit entre nous.
C’est que ce dernier,
macho au demeurant,
ne voulait pas obéir
à une image.
Dans un premier temps,
il avait été étonné
de ce contact.
C’était bien la première fois
qu’une image s’adressait à lui.
Mais l’éveil de sa conscience réveilla
bientôt les réflexes du mâle
cherchant à dominer.
Le combat s’installa, féroce,
sans concession.
Ma nouvelle petite maîtresse
encore petite
se trouvait fort maladroite.
La peinture du pinceau giclait à droite et à gauche.
Heureusement pour moi,
la table fut maculée.
Toute cette couleur qui ainsi m'épargna !
Cependant,
si je suis
en partie indemne,
je garderais à vie
des traces de cette bataille.
Je n’avais pas assez exercé
mes pouvoirs pour parvenir
à maîtriser le pinceau.
Toutefois,
on appela ce style de peinture
« le noirblansorcelé ».
J'eus, de ce jour,un succès fou !
Je suis fière d'être l'initiatrice
de cette nouvelle façon de peindre.
Je trouve que j'ai transformé
cette épreuve
avec un brio incontestable !
Bien sûr, les humains disent
que c’est ma petite maîtresse
qui a inventé
mon style.
Ils évoquent du génie
pour cette petite
et en attendent de grandes choses.
Je crois que j’ai encore envie de l’aider un peu.
Vous étes enfin arrivé au terme
de l'histoire sans fin, colorisé et redesingné de Mijoty.
Vous allez maintenant pouvoir vous livrer
à des activités intelligentes.