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Entête31.01.2010

 

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 08:44

 

 

 Un dossier d'actualité du Réseau

                                   "Sortir du nucléaire" 

 20 juin 2011 :

Série noire à la centrale nucléaire

de Fort Calhoun, dans le Nebraska


 

 

 

 

Nos informations proviennent de la page spéciale du Nuclear Information and Resource Service (NIRS) :  

http://www.nirs.org/reactorwatch/accidents/fortcalhoun.htm

 

 

centrale-fort-calhoun

             Inondations à Fort Calhoun

 


La centrale nucléaire de Fort Calhoun (Nebraska), composée d’un réacteur

de 500 MW, est actuellement menacée par les inondations causées par le débordement du Missouri.


Cette centrale est à l’arrêt depuis le 9 avril pour rechargement de combustible. L’opération est terminée, un tiers du combustible ayant été renouvelé, mais elle n’a pas encore redémarré. Les piscines de combustibles contiennent

actuellement environ 670 tonnes de combustible usé, pour une radioactivité de 100 millions de curies (aux Etats-Unis, depuis 1992, le combustible usé reste stocké sur les sites). Le césium 137 (radioélément d’une demie-vie de 30 ans, connu pour causer des lésions aux viscères) représente 40 % de cette radioactivité. Ce seul réacteur contiendrait donc plus de Césium 137 dans ses déchets que ce qui a été relâché par les quatre réacteurs de Fukushima Daiichi jusqu’ici.


Le site est actuellement en alerte maximale, étant encerclé par les eaux à la suite d’une crue du Missouri. La centrale est en effet située à 1004 pieds (environ

306 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Selon la Nuclear Regulatory Commission, le niveau des eaux au 15 juin était de 1005 pieds et 7 pouces au-dessus du niveau de la mer, et pouvait atteindre 1006 pieds et 4 pouces

dans les prochains jours.

 


Voici les évènements majeurs de ces derniers jours, dont nous avons connaissance :
- le 7 juin, un incendie dans une armoire électrique a privé le site

d’alimentation électrique, et donc privé les piscines, qui contenaient du combustible encore chaud, de refroidissement pendant 90 minutes.
- le 13 juin, un rejet d’eau depuis la centrale dans le Missouri s’est produit,

au rythme de 105 gallons (environ 397 litre) à la minute, pendant une durée indéterminée. Il n’est pas possible de savoir si cette eau, qui provenait du bâtiment administratif, était irradiée.
- le 17 juin, l’exploitant de la centrale, Omaha Public Power District, a signalé

une vulnérabilité potentielle à l’inondation - un trou dans un sol - qui pourrait avoir affecté un système de sécurité. OPPD devait sceller le trou

plus tard ce jour.

 

 


Nous ne pouvons pas fournir plus d’informations pour le moment malgré

le fait que nous suivions cette affaire de très près ; et vous invitons à

consulter la page du NIRS :

 

http://www.nirs.org/reactorwatch/accidents/fortcalhoun.htm

 


Plus encore que la submersion des piscines, le risque est bien que l’eau n’endommage les systèmes de refroidissement et d’alimentation électrique

de la centrale.

 


Un tel scénario n’a malheureusement rien d’exceptionnel... 

Ainsi, lors de la fameuse tempête de 1999, à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) une forte inondation a également touché une partie des bâtiments, mettant hors d’usage plusieurs dispositifs du système de refroidissement,

avant d’atteindre la moitié des pompes. Pendant quelques heures, la sûreté

du réacteur n°1 n’a plus reposé que sur deux pompes. Du fait de la crainte

du "bug de l’an 2000", les techniciens de la centrale étaient sur le pied de

guerre et la catastrophe a pu être évitée de justesse... mais si de telles

conditions n’avaient pas été réunies, ou si la marée avait été plus forte,

on aurait pu craindre une défaillance totale des systèmes de refroidissement, pouvant potentiellement mener à la fusion du coeur [1].

Une partie des centrales nucléaires françaises sont situées le long de fleuves

sujets à de grandes crues (comme la Loire). La centrale de Gravelines, dans le Nord, est construite sur un polder, à proximité d’un réseau de canaux [2].  

Du fait des changements climatiques, les phénomènes extrêmes

(tempêtes, fortes pluies) pourraient voir leur fréquence et leur

amplitude s’accroître. Il est donc urgent de sortir du nucléaire,

avant que de tels phénomènes ne provoquent un accident grave

sur nos centrales.

 

 


Notes

[1] Le Blayais dans la tempête ou merci au bogue de l’an 2000, in Nucléaire : le déclin de l’empire français, Les Cahiers de Global Chance, 2011

[2] http://www.adelfa.org/?Pas-de-risque-zero-a-la-centrale

 

Pour trouver l’article : c'est ICI


 

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Published by l'oeil qui court - dans Nucléaire
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commentaires

Armide+¨Pistol 21/06/2011 14:22


Les Américains ne renonceront à rien. D'où la nécessité de se regrouper pour faire pression sans doute.


Dan 21/06/2011 11:51


Déjà tant d'accidents en France connus ou cachés et les doute n'est toujours pas d'actualité. Dan