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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 10:36

 

 

 

Le ciel m'a appris ...

 

 

Chassés par le vent, les nuages passent vite.

 

 

 

 


La forêt m'a appris ...

 

 

Les arbres solidement enracinés laissent leur cime

 

se balancer au gré des courants dans une danse souple et majestueuse.

 

 

 

 


En 2015, je te souhaite que le souffle du vent emporte les nuages de ton ciel

 

et que tu sois libre de créer la danse de ta vie dans la joie,

 

en accord avec toi même et en harmonie avec le chant du monde.

 

 

 

 

 

10.12.2014-114w

 

 

 

 

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:17

 

 

 

 

 

Tronc.jpg

 

 

 

 

 

Un homme voûté sur sa canne.


Une casquette ridée chausse sa tête.


Il effeuille les pétales d’une marguerite :


«  Tu es partie depuis un an, deux ans, trois ans,… »


Le sol couvert des larmes flétries de la fleur a blanchi.

 

 

 

 


 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 22:57

 

 

 

Un fil perle à la grille.

Inlassablement, l'araignée tisse son ouvrage.

Le temps défait son oeuvre.

Le vent souffle son travail.

Une main etreint son ouvrage.

 

Un fil perle à la grille. Inlassablement.

 

 

 

Les-tisseusesa.jpg

 

 

 

 

 

L'arc capture la lumière.

Prison en relief.

 

Art marginal.

 

 

La toile d'araignée colle et s'incruste

Comme un enfant mal élevé

En mal d'amour,

Pourchassé par le balai

D'une ménagère en colère.

 

 

Regarder et voir pourtant la beauté

Régulière des traits légers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les-tisseusesb.jpg

 

 

 

 

 

Rouille, khôl d'un visage vaporeux.

Une côte de fer en guise de parure.

 

Un rien l'habille

Un souffle la déshabille.

 

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 21:24

 

 

 

 

DSCN0363w.jpg

 

 

 

Je descends du potager

Les bras chargés de la récolte du jour.

Il passe sur mon visage

Comme un air de bonheur.


Tous ces légumes sont sortis de terre

Jour après jour, lentement,

Malgré la sécheresse, le froid et la pluie.

Je les ai veillés, arrosés,

Nourris de compost, de guano et de cendres.

Quand je porte mes deux arrosoirs

Grimpant le sentier qui attaque la colline,

Quand je verse la rasade à chacun

Après que le soleil soit descendu derrière l’horizon,

Quand je redonne un petit coup de compost

Pour que la croissance redémarre,

Je découvre le travail de patience et de constance

Que demande la terre.

Je découvre qu’un légume cela met du temps à pousser

Et que cela demande

Beaucoup de soins et attention pour grandir.


Quand je descends du potager

Les bras chargés de la récolte du jour.

Il passe sur mon visage

Comme un air de bonheur.
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 19:11

 

 

 

 

 

 

Leurs longs cous élancés processionnent comme des évêques.


Ils ont la blancheur d’une compagnie de communiantes


Ils glissent simplement sur l’eau


Modestement, sans faire de vague.

 


Ils pèchent par nécessité.


Et volent  par nature.

 


S’ils laissent venir à eux les petits enfants,


C’est que les mamans multiplient le pain.

 

 

 

Ils processionnent comme des évêques


 

Bien qu’ayant leur cou pour toute crosse.

 

 

 

 

 

 

10 Leur longs cous graciles

 

 

 

 


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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 11:23

 

 

 

 

 

ciel-et-nuages-da.jpgIl grimpe au sommet du sapin  

Sautille de branche en branche  

Jette à la volée des poignées d'étoiles.

 

 

Il court sur les chemins

Saute à cloche pied d'un brin d’herbe à l’autre

 Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 

 

 

 

 

Il longe vif et déterminéDSC08158a.jpg

Le bord du lac paisible

Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 


 Il pénètre à pas de loup

Dans les chaumières esseulées

Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 


Il soulève le rideau des chambres endormies

Caresse l’épaule alanguie des amants enlacés

Jette à la volée des poignées d'étoiles

 

 

 

 

 

 


DSC04875b.jpg             Il ourle gaiement la bordure des nuages

                 Joue des airs de feu

                  Jette à la volée des poignées d’étoiles

 

 


                  Il souligne avec art la tristesse de l’hiver

                  Donne de la douceur aux roux de l’automne

                  Jette à la volée des poignées d’étoile

 

 


                   Il révèle la délicatesse d’un pétale

                    Borde la paupière du nourrisson ébloui

                    Jette à la volée des poignées d’étoile

 

 

 


DSC04907a.jpg

 

 

Quand il s’éveille

Les yeux s'allument.

Le soleil poudre de joie les quatre coins du pays

Et jette des poignées d’étoiles à la volée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 18:00

 

 

 

Xylophage.jpg

 

 

J’ai cherché ton nom

Avec assiduité et passion.

J’ai feuilleté de vieux grimoires

Et de nombreuses pages récentes.

En vain.

Je t’ai photographié.

Par-dessus, par derrière, de côté.

J’ai installé le lampadaire et le projecteur.

Pour mieux cerner les subtilités de ta carapace.

En vain.

Tu aurais pu être cet amoureux des vieilles charpentes

Ou ce gourmet de la farine.

Mais non. Rien à faire.

L’énigme est restée complète.

 

Je t’ai inventé un nom : l’Enigmatique Ténébreux.

Je t’ai inventé une histoire.

Pondu par ta mère, dans une minoterie

Du Moyen Orient,

Tu es né en plein océan.

Caché au fond d’un sac de jute,

Tu as été transféré dans un paquet de farine

De la cale du bateau,

A l’arrière du camion,

De l’entrepôt au rayon du marchand

Tu es arrivé dans mon placard.

Tu t’es glissé à l’extérieur.

Tu es allé flairer les céréales

Qui sépare le plafond de ma cuisine

Du plancher de mon grenier.

Tu as appris beaucoup de chose

Sur la vie de cette maison auprès des graines

Qui servent de couvercle au rez-de-chaussée

De ma vieille maison.

Tu as essayé de m’expliquer

Ce que tu avais appris.

Mais je n’avais de cesse

Que d’effeuiller mes livres

En quête de ton nom.

Lassé de mes investigations stériles,

 Tu es parti à la quête de la boulangerie

Goûter ces farines aux odeurs prometteuses :

«  Fleur d’été », « Graines parfumés »,

« Goût de lin ».

Peut-être as-tu trouvé là-bas une oreille

Plus empressée. Je ne t’ai plus revu.

Pour moi, tu restes l’Enigmatique Ténébreux.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 10:44

 

 

 

 

 

DSC03015a.jpg

 

 

 

 

 

 

Prison de fils


Perles d’eau


Le tisserand a passé

 

 

 

 

 

 

 

Toile d'araignée 25.09.2013

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 19:54

 

 

 

 

Rudesse angulaire des chemins de campagne

Odeur âcre des près brûlés

Le soleil se joue des ombres

Et dessine espièglement les pointes et les crêtes.

 

Le vent pose sa voix sur le chant des grillons.

Le syrphe ceinturé suspend son vol,

Ailes vibrantes, devant la menthe sauvage.

 

Le jus des mûres colore les doigts

Quand l'heure de la rentrée des classes sonne.

Les premières feuilles de l’amélanchier rosissent.

 

Les lézards n’entendront plus nos cris

Jusqu’aux prochaines vacances.

Nous garderons le bout de leur queue en souvenir.

 

 

 

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 23:48

 

 

 

 

 

La pomme s’est perdue.

 

 

 

Elle s’est encore ratatinée,

Desséchée,

Racornie

A force de mots valises

Remplis de flots noirs

Coulant des lèvres

Des  Ils et des Elles,

Des quandiratons

Et des mauvaises langues,

Des voisins bien intentionnés

Et des cousins d’l’aut’côté.

 

La pomme perdue

S’est pendue

Au fond d’un miroir de verre.

 

 

 

Inspiré par Sérafin Moreno Alvarez,

Ici

 

 

 

 


 

 

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