L'Œil qui court : Dessiner, peindre, écrire le monde et le rêve.
Philippe Dorin écrit des histoires extraordinaires où le fantastique le mêle à la tendresse. Je vous livre un extrait de Visites à La Villa Esseling Monde. AduLTes S'absTeNir. - Debout, Pierre ! C'est lundi, tu dois aller à l'école. Ton chocolat est prêt....
Lire la suite- J’ai pris une allée transversale à bonne distance du porche comme si je me rendais à une autre tombe. Je suis arrivée à une rangée d’ifs, tu sais, ces arbres tout droits qui ont de la verdure jusqu’au sol. Je les ai contournés puis je les ai longés....
Lire la suiteUn petit garçon lui ouvre la porte dans un éclat de rire. Elle s’élance vers lui en lançant : « Je l’ai ! » - Montre Tata ! - D’abord, mon déguisement de grand-mère dit-elle en brandissant la jupe noire sans grâce qui l’habillait une heure plus tôt. Elle...
Lire la suiteUne demi-heure plus tard, elle descend et entre dans un de ces grands magasins nés au temps de Zola. Elle s’enfonce rapidement dans les allées entre guipures et tentures, couvre-chefs et colifichets. Elle ressort du temple de l’ornement et du travestissement...
Lire la suiteLa vieille dame toute de noir vêtue s'approche en claudiquant de la troisième tombe de la rangée 9b. Elle porte à la main un pot de St Paulia. Ça se fait de porter des fleurs au cimetière. Les Saint paulia, ce sont les moins chères. Et comme elle ne reviendrait...
Lire la suiteLilly, vêtue de son imperméable vert pomme, pousse la porte de la cour et s'engage sur le trottoir. Elle lève un nez retroussé, tacheté de lentilles rousses et accueille sur les verres de ses lunettes quelques éclats de cristal. Alors qu'elle avance d'un...
Lire la suiteLa main du vent prend dans ses doigts puissants L'arête de sable. La moule. La pétrie. Les grains roulent. Dessinent des rides. Le parchemin ocre se déroule de courbes en creux. La main du vent inlassablement modèle le visage du monde Traçant l'âge indéchiffrable...
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Une rangée de i s'est posée au bord d'un chemin Elle résonne comme des fûts glacés. Dans l'air on sent une effluve de géométrie. L'alphabet a perdu une voyelle Le maître n'en peut plus de corriger les cahiers.
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J'attends devant le comptoir décrépi d’une mairie. Autrefois m'y a enjoint d'y venir voir. A l’immense table du Conseil municipal livrée avec confiance A ma curiosité, mon coeur est comme une soucoupe, Il baîlle d'étonnement. Les heures s’écoulent sans...
Lire la suiteLa forêt des mâts s'est jetée en brouillon, Dans un désordre bon enfant. Sur la mer bougillonne, Il y a comme un hérisson de crayons. Grappillant à la nuit Des larmes de soleil, Elle trace des sillons blancs de lumière. On voit des éclats de fête rire...
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