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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

compteur pour blog

16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 01:30

 

 

Cherchée dans mon jardin par une toute petite fille de rien du tout,

je pénètre à sa suite dans une étrange communauté d'enfants.

Après une cérémonie d'intronisation,

je suis projetée pendant mon sommeil en pleine forêt.


 

 

Début 

 

 

 

 

 

Je marchais hardiment

sur ce sentier qui résonnait de froid.

 

J’aimais cette sensation d’immensité silencieuse

autour de moi,

troublée par instant par l’ébouriffement

d’un battement d’ailes.

La lueur du jour attisait

les silhouettes jusqu’alors ensevelies.

Le monde se transformait sous mes yeux.

 

Je jouissais de la solitude

qui m’enlaçait intimement à cette métamorphose.

 

Je cheminais depuis presque deux heures

lorsque j’arrivai à un carrefour.

 

Pour la première fois, je ressentis une hésitation.

J’étais tirée dans deux directions

opposée dans une tension désagréable .

Je subissais le phénomène désorientée.

 

Enfin, l’une des forces s’imposa

et m’emmena irrésistiblement vers la gauche.

Je bordais une jolie rivière.

Les arbres devenaient clairsemés.


Un instant, je fus éblouie.

La lumière froide d’un soleil d’hiver hardi  

 se déversait en douche sur un cygne.

 

 Sa blancheur

se détachait sur l’eau sombre.

 

cygne.jpg


Je me laissais absorber un moment.

L’appel qui voulait me tirer plus loin

eut prise sur moi

 plus tard.

 

Une manière de goûter le bonheur de cette journée

qui s’offrait à moi.

 

La force qui m’attirait plus loin se fit caresse.

 

Je me mis à sautiller d’un pied sur l’autre

en fredonnant un air que j’avais appris,

petite,

à l’école.

  Je revoyais la cour de récréation

et nos jeux de marelle.

 

Un souffle de légèreté balayait mes interrogations.

Je me sentais en vacance.

L’esprit libre.


Je ne m’étais pas présentée au travail ce matin.

Les livres restés en attente de classement

sur la grande table de la bibliothèque municipale

n’en éprouveraient pas grand dommage.

 


J’étais ailleurs.

 

Danoci se dressa sur le chemin,

surgi brusquement du fourré.

Quatre autres petits diables m’encerclèrent,

l’air peu avenant.

 

Où était le cinquième ?

 

 

 

 

 

 

 

Suite

 

 

 

 

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commentaires

A
<br /> c'est trop pour moi, je suis débordée et loin, très loin du blog, manque d'envie aussi, la magie de Noël me rend complètement inerte et démoralisée!!!<br /> mais je viendrai lire la suite promis<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Prend le temps qui te convient Azalaïs.<br /> <br /> <br /> Amicalement<br /> <br /> <br /> Marie<br /> <br /> <br /> <br />
Q
<br /> Et voilà que les choses se corsent... suspense !<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Et soudain...<br /> <br /> <br /> <br />