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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 11:17

 

 

Je la voyais descendre les quelques marches du perron.


La regardais s’envoler légère,  au-dessus de l’escalier,


Se poser dans l’allée du jardin.


  Ravissement.

 


 

Son pied, qu’elle avait menu et gracieux,


Se lovait sur le sol en un mouvement souple.


Sa cheville fine se ceignait d’un bracelet liane.


 

 

Elle sortait ce soir comme tous les soirs


Portant un fourreau fluide qui la moulait sans exagération.


Une de ces choses extrêmement réussies, à la taille basse.


Les courbes discrètes de son long corps


Dessinaient la structure du tissu


En un plissé délicieux.

 

 

 

 

Encore une fois, elle m’échappait.


Rien n’avait été dit entre nous.


Et rien ne serait dit.

 

 

 

 

 

 

 

Je restais ainsi à l’observer depuis la fenêtre.

 

Soir après soir, elle disparaissait 


Pour aller se jeter dans les bras d’inconnus


Toujours autres.

 


 

Elle revenait de ses évasions sensuelles et tendres,

 

conquise.


Ses yeux langoureux brillaient d’un éclat sauvage.


Le parfum de sa peau mêlé aux effluves de transpiration


Trahissait l’embrasement de sa passion.

 


 

Elle était désirable à me rendre fou.

 


 

Je retenais une longue plainte.


Ne disais rien.


La regardais se déshabiller


En longs mouvements coulés.

 


 

C’est elle qui orchestrait nos échanges.


Et pour le moment,


Elle n’était pas décidée à se donner.

 


 

 

 

 

 

 

Elle enlevait ses atours


Qui s’étalaient sur le sol.


S’éloignait vers la baignoire.


Le métronome de ses deux croissants de lune


Se balançait de gauche à droite,


De droite à gauche.

 

 

 

… J’entendais le clapotis de l’eau...


Voile translucide. 


 

 

 

 

 

 

 

… Enfin, elle s’approchait de moi.


Nue, elle avançait ses longs doigts


Et les posait sur mes touches noires et blanches

 

Charnelle.


Toutes mes fibres se mettaient à vibrer,


M’autorisant à lui dire combien je l’aimais.


 

 

 

 

  Elle m’entrainait

 

De son doigté ferme et puissant


Dans l’alcôve de nos symphonies


Où, pour elle, je mourais d’amour.

 

 

 

 


 

Reve-orange.jpg 

 

 

La musicienne

 

 

 

 


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Published by l'oeil qui court - dans Nouvelles et histoires
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commentaires

dimdamdom59 18/08/2014 14:24

Quel magnifique ode à la femme tu nous fais là, j'aimerais être celle-là pour m'entendre susurrer une si belle mélodie ;)
Merci mille fois pour ton partage à travers la communauté des Croqueurs de Môts :)
Bises amirales.
Dômi.

l'oeil qui court 21/08/2014 23:54



Merci