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Entête31.01.2010

 

 

 

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Les mots

 

Les mots sont des bulles de savon

Fragiles et tendres

Des papillons

Avec des ailes légères

Il y en a qui sont cuirassés aussi

Ils explosent et laissent des éclats dans la chair

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 19:54

 

 

 

 

Rudesse angulaire des chemins de campagne

Odeur âcre des près brûlés

Le soleil se joue des ombres

Et dessine espièglement les pointes et les crêtes.

 

Le vent pose sa voix sur le chant des grillons.

Le syrphe ceinturé suspend son vol,

Ailes vibrantes, devant la menthe sauvage.

 

Le jus des mûres colore les doigts

Quand l'heure de la rentrée des classes sonne.

Les premières feuilles de l’amélanchier rosissent.

 

Les lézards n’entendront plus nos cris

Jusqu’aux prochaines vacances.

Nous garderons le bout de leur queue en souvenir.

 

 

 

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 23:48

 

 

 

 

 

La pomme s’est perdue.

 

 

 

Elle s’est encore ratatinée,

Desséchée,

Racornie

A force de mots valises

Remplis de flots noirs

Coulant des lèvres

Des  Ils et des Elles,

Des quandiratons

Et des mauvaises langues,

Des voisins bien intentionnés

Et des cousins d’l’aut’côté.

 

La pomme perdue

S’est pendue

Au fond d’un miroir de verre.

 

 

 

Inspiré par Sérafin Moreno Alvarez,

Ici

 

 

 

 


 

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:51

 

 

 

L'esprit a jeté une gorgée de café

Au bord de la réflexion.

Renversée sur la table,

Elle se mire dans l'onde noirâtre.


Il n'est plus l’heure

De chercher le tempo des illusions.

Dormir.

Oui .  S'endormir à l'orée du vent

Et pousser une larme de légèreté.

 

 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:46

 

 

Alors le ciel se couvrit de rouge embrasé

Les oranges et le jaune d'or s'en mêlèrent

On eut dit un grand brasier

 

Le sommet des montagnes se mit à bouillonner

Les jours succèdèrent aux jours,

Les bouillons s'asséchèrent

Ils formèrent des myriades de cratères noirs.

 

Les pierres qui parsemaient les pentes fondirent

Les flancs ressemblèrent à une immense dalle de chaux

Crevée de bulles pétrifiées

 

Les arbres se transformèrent en braises.

Par endroit, quelques dérisoires morceaux de charbon de bois.

 

Les fleuves, les rivières, les lacs s'évaporèrent.

Ils formèrent bientôt une strate nuageuse dense rougeâtre.

 

De vie, plus aucune trace sensible.


Il plut.

Les jours succèdèrent aux jours.

L'eau recouvrit tout sur de grandes profondeurs.

 

 

 

L'assemblée des sages se concertait.

 

Etait-ce vraiment sur cette planète qu'il fallait renouveler l'expérience?

Quelle composante chimique ajouter ou soustraire cette fois-ci ?

 

Et si la composition retenue donnait naissance à une espèce plus intelligente

mais aussi plus mégalomane et cupide ?

 

 

La réunion se situait quelque part au-dessus de la planète en observation.

Il faisait chaud. Le brasier solaire s'en donnait à coeur joie.

Les sages transpiraient.

Les gouttes de leur sueur tombaient dans l'immensité aqueuse

qui attendait le verdict de l'assemblée.

 

 

 

Un petit bouillonnement jaune rosé apparut à la surface.

 

Les sages se concertèrent, l'air désemparé.

"La vie s'est encore jouée de nous" dit le plus vieux.

 

Et ils se séparèrent.

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:46

 

 

 

 

 

 

Et-la-terre-eut-soif-w.jpg

 

 

 

 

  Huile sur bois.  0,80 x 0,60.

  Ecologie - Réchauffement climatique.

  Exposé à Saint jean Saverne le 20.10.2013.

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:26

 

 

La mer balance sa robe de marée.

Le bruit du ressac annonce l’heure des semailles.

 

Les filles jettent  leur nudité

Aux embruns verts.

 

Il est l’heure, scande la pendule.

Les coquillages s’ouvrent.

 

Les prétendants

Font leur marché avidement.

 

Les filles ont teint leur robe blanche.

Elles portent un bras à leur taille

Pour l’éternité.

 

 

Inspirée d'une composition photographique de Franco D'Albao,

A voir ici


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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 16:57

Regarder la vie,

Le coquelicot se balancer,
Suivre le vol d’un oiseau,


S’accroupir.
Observer un cloporte,

Se pencher sur le papillon
Doucement, doucement
Pour ne pas le déranger.

Ramasser les graines de fleurs des champs
Et les emporter plus loin
Qu’elles emplissent
D’autres prés, d’autres regards.

Donner à boire aux petits pois
Faire tourner une vrille autour de son doigt

Regarder la vie
Des larmes dans les yeux.
C’est si beau

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 12:55

 

 

 

 

 

La menthe pousse, généreuse et odorante.
Ses fleurs s’offrent, nombreuses.
Il a fallut quelques temps avant qu’elle ne soit visitée.
Aujourd’hui, ce sont deux abeilles,
Un gros bourdon et une brigade d’ailes vives
Dont je ne connais le nom.

Soudain, il est là.
Je ne vois plus que lui.

Quand je passe dans l’allée,
Il s’éloigne, volète alentour,
Me faisant languir.
« Reviendra-t-il ? »

Autour de lui s’organise un ballet dansant.
Une chorégraphie aérienne improvisée.
Les curieux scrutent les costumes.
On entend des « Oh ! » et des « Ah ! »
On s’étonne de la beauté des couleurs.

Les décors ont adopté la tendance verte.
Les coulisses dégagent un parfum naturel.
Les lumières sont réglées sur sunlight.

Aglais Urticae, la beauté éblouissante,
Vient d’entrer en scène.

 

 

 

 

 

Aglais-Urticae.jpg

 

 

 

 


Petite Tortue, Vanesse de l’Ortie ou Aglais Urticae.
Le nom Aglais est un hommage à Aglaia (Aglaé), l'une des trois Charites, déesses de la mythologie grecque, personnifiant la vie dans toute sa plénitude, le don et tout ce qui peut apporter le bonheu
r. Aglae représente la beauté dans ce qu’elle a de plus éblouissant.
Le terme urtica fait référence à la principale plante hôte de la chenille de ce papillon, Urtica dioica, la grande ortie.

 


 

 

Aglais-Urticae-nuit.jpg

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 21:53

 

 

 

 

Les jours succèdent aux jours dans la langueur d'un été trop chaud.

 

Les prairies sont sèches comme un claquement de fouet.

Les graminées se font foin sur pied.

Les arbres laissent tomber des larmes de feuilles.

Le sol se teinte d'automne. 

 

Le ciel, d'un bleu impitoyable, avale les nuances.

 

 

 

Au jardin, quelques plantes en pots.

Le soir venu, une lampée d'arrosoir étanche leur soif.

Leur pied trempe dans la bassine.

 

 

 


Mille vies s'agitent.

Viennent prendre bain.

Se désaltérer.

 

Le lézard s'esquive.

Anguille.

 Marque la pause.

Observe le passant fixement.

 Prêt à détaler.


Le crapaud avance prudemment.

Une patte, puis l'autre.

Pataud. S'arrête, toutes pustules dehors.

Les ressorts de son cerveau

Se détendent au ralenti.

 

 

 

Les jours succèdent aux jours dans la langueur d'un été trop chaud.


 

 

 

 

 

 

 

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 21:36

 

 

 

 

Lezards-a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lezard.jpg

 

 

 

 

Pour en savoir quelque chose, cliquez ici

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